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13 octobre 2017

LIRE > « La vie de hors-la-loi extraordinaire, c’est un fantasme ».

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 12 h 18 min

Dans les années 90, François Troukens était considéré comme « L’ennemi public n°1 » en Belgique.

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Longtemps recherché par toutes les polices, François Troukens est désormais un personnage public.

Cet ex-braqueur de fourgons blindés est en effet sur les feux de l’actualité avec la sortie de « Forban », une bande dessinée inspirée de son histoire, qui sort aujourd’hui.

Depuis sa libération de prison, François Troukens consacre la majeure partie de son temps à l’écriture.

« J’entretiens une passion pour l’écriture depuis l’enfance. Déjà, j’imaginais des romans dans de petits carnets. Et j’étais également déjà passionné par la BD et le cinéma ! ».

Celui qui présente, désormais, un magazine judiciaire à la télévision belge, opère donc un retour à de premières amours.

Dessinée en noir et blanc par le Suisse, Alain Bardet, « ma première incursion dans la bande dessinée est une fiction » confie François Troukens.

« Le personnage, ce n’est pas moi. Il s’adresse à une psy. Il a fait un véritable travail d’introspection et analyse ses erreurs sans complaisance ».

De fait, François Troukens raconte les braquages et la cavale, mais aussi l’emprisonnement.

Cet aspect cru rappelle que la vie de gangster n’a rien de vraiment glamour.

« La vie de hors-la-loi est la plus extraordinaire qui soit dans la société actuelle, où tout est réglementé. Mais, c’est un fantasme. Et cette liberté totale à un prix : la prison ou la mort. C’est inéluctable. Sans compter la souffrance occasionnée aux autres : les victimes, sa propre famille. On a toujours le sentiment que l’on fera mieux que les autres, que l’on ne versera jamais le sang et que l’on échappera à la prison. Mais, c’est une vie sans issue ».

Et si c’est sur la détention que l’auteur insiste, c’est qu’elle l’a davantage marqué que le reste.

D’ailleurs, il milite au sein de l’association, « Chrysalibre », pour une meilleure réinsertion.

« La prison, dans sa forme actuelle, n’est pas une solution et il est temps de la réformer. Pas pour le bien des détenus, pour celui de notre société ! Si on ne le fait pas, on subira encore des événements comme ceux du Bataclan ou de Charlie Hebdo. Parce que la prison, c’est le cancer de notre société. Il faut agir en amont. C’est notre système scolaire et éducatif qu’il faut revoir également. Il y a trop de laissés pour compte. Nous devons aussi rétablir l’état de droit. Imposer le respect des règles. Mettre des éducateurs dans les quartiers comme dans les prisons pour les appliquer. Les flics et les matons sont là pour les imposer. En ultime recours ».

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