11 octobre 2018

11 oct > ÉTATS-UNIS : Avenir sombre pour les LGBT…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 10 h 16 min

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L’image est restée dans les mémoires aux États-Unis.

En octobre 2016, celui qui n’était alors que le candidat Républicain à l’accession à la Maison-Blanche brandissait un drapeau arc-en-ciel lors d’un meeting de campagne dans le Colorado.

Donald Trump promettait qu’il serait le champion des droits LGBT.

« Je me battrai pour vous, alors que Hillary continue d’accueillir des gens qui menacent vos libertés et vos croyances » affirmait-il.

Certains LGBT se pensaient donc à l’abri.

Sauf que…

Depuis l’investiture de Donald Trump, en janvier 2017, son administration semble s’appliquer à faire reculer, par tous les moyens, les avancées sociétales ayant abouti, entre autres, à la légalisation du mariage homosexuel ou à l’arrêt du « Don’t ask don’t tell » dans l’armée.

Il ne se passe pas une semaine sans que médias et associations rapportent un projet de loi ou une déclaration contre une égalité lentement grappillée à la faveur de l’évolution de l’opinion publique.

Si les médias, dits « de gauche », multiplient les listes des méfaits de l’administration Trump concernant les LGBT, c’est la Glaad, « Alliance gay et lesbienne contre la diffamation », qui est en première ligne.

Depuis l’élection présidentielle, cette association recense minutieusement les attaques contre les droits LGBT.

Au 9 octobre 2018, l’organisation en décomptait soixante-quinze.

Des directives contre les étudiants transgenres, qui auraient le malheur de se faire éjecter des toilettes correspondant à leur nouveau genre, à une protection renforcée des personnels de santé souhaitant limiter l’accès aux soins des personnes transexuelles.

Sans oublier les coupes dans le budget du ministre du Logement et du développement urbain, visant spécifiquement les populations touchées par le Sida.

L’histoire la plus emblématique est celle de ce boulanger du Colorado ayant refusé de confectionner un gâteau pour le mariage de deux hommes.

La Cour Suprême lui a donné raison en juin dernier.

Dans la foulée, le ministre de la Justice a annoncé la création d’une task force de la liberté religieuse.

« Bien que la liberté de religion soit au cœur des valeurs américaines, les exemptions d’adhésion aux protections anti-discriminations pour motifs religieux ne le sont pas » réagissait alors la Glaad.

La semaine dernière, une nouvelle surprise de mauvais goût attendait la communauté LGBT.

L’administration a annoncé qu’elle ne délivrerait plus de visas pour les partenaires non mariés de diplomates présents sur le territoire américain.

En résumé, le mot d’ordre est soudainement devenu « mariez-vous ou partez d’ici la fin de l’année ».

Le problème est que, dans certains pays d’où sont originaires ces couples homosexuels, le mariage n’est pas légal.

Seulement vingt-cinq États dans le monde reconnaissent le mariage civil pour les couples de même sexe.

« Encore une attaque excessive et inutile contre les LGBT autour du monde » a déclaré David Stacy de « Human Rights Campaign ».

Cela va sans dire que cette homophobie permanente dans les plus hautes sphères du pays encourage les discriminations au quotidien, que ce soit sur le lieu de travail ou dans la rue.

Depuis l’élection de 2016, on assite à une augmentation de 45% des appels sur sa ligne téléphonique dédiée aux violences anti-LGBT.

Encore un acte révélateur : pour la première fois, la semaine dernière, un vice-président américain est intervenu à la tribune d’un sommet du « Family Research Council », groupe chrétien homophobe.

Mike Pence, qu’une partie de la communauté LGBT considère comme un « un gay qui n’avoue pas son homosexualité », multiplie les politiques conservatrices.

Gouverneur de l’Indiana, il soutient le financement public des thérapies de conversion pour les homosexuels.

Avec 14% des votants LGBT, qui auraient choisi Donald Trump à la dernière élection présidentielle, il reste pourtant encore des associations LGBT de droite, qui soutiennent encore le président.

Les « Log Cabin Republicans », groupe LGBT réactionnaire, se disent satisfaits de la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour Suprême.

Brett Kavanaugh, pourtant connu pour son homophobie persistante !

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