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11 janvier 2019

11 janv > POLITIQUE : L’omniprésence ne paie toujours pas !

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 13 h 07 min

melenchon

Soutien précoce au mouvement des « gilets jaunes », défense des manifestants face aux accusations de violence, passe d’armes perpétuelle avec LREM.

Rien n’y fait !

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, ne profite pas de ces actions « tout terrain ». 

Les sondages, déjà peu encourageants avant les fêtes de Noël, continuent à être peu flatteurs en ce début d’année.

Hier, la cote d’avenir prêtée au patron de LFI a accusé une spectaculaire chute de 6 points.

23% d’avis favorables. 

Plus préoccupant encore pour LFI.

Désormais, elle n’est plus la formation qui « incarne le mieux l’opposition » au chef de l’État.

Seuls 30% des personnes interrogées le pensent, contre 35% pour le Rassemblement National de Marine Le Pen.

De quoi donner du grain à moudre à Benoît Hamon, qui a déclaré que « aujourd’hui, Mélenchon parle et c’est Le Pen qui va récolter les voix ».

La stratégie d’omniprésence de Jean-Luc Mélenchon et de son parti sur les réseaux sociaux est, pour l’heure, un échec.

La relative indifférence d’Éric Drouet, figure de proue des « gilets jaunes », à l’hommage appuyé que lui a adressé le leader des Insoumis est emblématique.

« Ce n’est pas un texte de Mélenchon qui va changer notre cause ». 

Selon Philippe Raynaud, professeur de sciences politiques à l’université Panthéon-Assas, Jean-Luc Mélenchon pourrait perdre sur les deux tableaux.

« Son gain politique est faible auprès des gilets jaunes et il va payer un prix à gauche ».

En effet, Jean-Luc Mélenchon perd cinq points auprès des sympathisants de gauche.

« LFI ne s’y prend pas si mal, mais il faut aussi apprendre à se taire, comme Marine Le Pen » ose déclaré un membre de la France Insoumise, sous couvert d’anonymat.

« Mélenchon surjoue beaucoup, c’est sa nature. Il veut être Robespierre avant, pendant et après. Mais, il ne peut pas l’être pour ce mouvement ».

« Je prends des risques, car j’écris 30 000 signes par semaine. Mais il faut pouvoir parler » s’est défendu Jean-Luc Mélenchon.

« Ancien ministre et sénateur, il incarne malgré lui la caste que les gilets jaunes rejettent » estime Laurence Rossignol, sénatrice PS. 

Ne voulant pas sombrer dans la morosité, certains Insoumis relativisent les sondages.

À l’image de Manuel Bompard, directeur opérationnel de la formation.

« Rien n’a de valeur en cette période. Mais, j’observe avec plaisir que nos thèmes, ceux de justice fiscale et de rénovation démocratique, sont repris. Il s’agit pour LFI d’être des protecteurs pour ce mouvement, qui n’est pas en recherche de représentation ».

La colère de Jean-Luc Mélenchon, en octobre, contre les perquisitions, notamment à son domicile, a sans doute joué un rôle dévastateur.

« Il a perdu sa dimension de potentiel chef d’État auprès de beaucoup de gens, alors qu’il aurait pu jouer la carte du recours. Il n’attendait que ça, cette vague, mais elle est arrivée au moment où il a les pieds dans le ciment » analyse François Cocq, ancien porte-parole de LFI, exclu du parti samedi dernier.

La sénatrice, Marie-Noëlle Lienemann, qui a quitté le PS pour s’allier à LFI, veut croire au temps long.

« Du calme ! En politique, certaines choses que l’on fait ne sont pas super sur le moment, mais comptent plus tard ».

Il y en a au moins une qui y croit !

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