22 octobre 2021

22|10 ~ LIRE ~ « Laisser planer une ambiguïté sur son orientation sexuelle ».

Classé dans : 1- LGBT,CULTURE — fierementgay @ 11 h 51 min

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Dans « Choco-Boys », on découvre Lucky Luke en allié de la communauté LGBT.

Cet album, créé pour la collection, « Un hommage à Lucky Luke, d’après Morris », est signé Ralf König.

Celui-ci a toujours parlé d’homosexualité dans ses œuvres.

Là aussi, il a relevé le défi de l’exercice de style sans trahir l’esprit des aventures de « l’homme qui tire plus vite que son ombre ».

Dans cet album, le cow-boy rend service à un chocolatier suisse en emmenant des vaches reprendre des forces à Dandelion Valley.

Il part en mission avec un garçon vacher, qui lui confie être amoureux d’un autre homme.

Au fil des pages, le héros croise Calamity Jane, Buffalo Bitch et Sitting Butch.

Une intrigue arc-en-ciel que Ralf König aime évoquer.

Extraits.

« Lucky Luke, pour moi, c’est avant tout un divertissement. Enfant, je l’ai beaucoup apprécié. Je m’amusais à le recopier. Je le dessinais et le redessinais. C’est l’un des personnages de Morris qui, probablement, m’a le plus poussé à faire ce que je fais aujourd’hui. C’est une figure extrêmement marquante, un classique au même titre qu’Astérix ou Donald Duck. C’est un honneur pour moi, cinquante ans après, d’avoir l’occasion de le dessiner moi-même ».

« Cet hommage, on ne me l’a pas proposé directement. J’ai glissé par relation dans le projet. Mon conjoint travaille pour la maison d’édition, qui publie les aventures de Lucky Luke en Allemagne. Un de mes confrères allemands a fait un hommage au personnage, il y a peu de temps. Un matin, je soupirais de dépit de ne pas avoir eu l’occasion de le faire. Mon conjoint ne m’a rien dit, mais il a fait passer le message au bureau et cela a été accueilli très favorablement. C’est comme cela qu’ils sont revenus vers moi en me proposant de faire un hommage à ma manière. J’avais pas mal d’appréhension au début. Je ne suis pas familier de l’univers du western, les chevaux, les maisons de bois. Cela ne fait pas partie de mon répertoire. J’ai réfléchi à l’intrigue. J’ai eu l’idée d’introduire une histoire de chocolat au Far-West et je me suis mis à la table de dessin ».

« J’ai fait une vidéoconférence avec les détenteurs de la licence Lucky Luke pour leur présenter mon projet. Ils l’ont bien accueilli. Ils savaient qui j’étais. Ils connaissaient mon parcours et ma carrière en tant qu’auteur de bandes dessinées homosexuelles. Ils savaient qu’il y aurait un peu de sexe, que ça allait parler du milieu gay, que je serai un peu plus cru que le Lucky Luke classique. On m’a fixé deux limites : il ne devait pas fumer, ni être homosexuel. Sur le fait qu’il ne soit pas gay, je n’ai rien eu à redire. En revanche, cela m’a été plus dur d’accepter que Lucky Luke ne fume pas, parce que j’ai toujours trouvé cela très attirant ».

« Je représente Lucky Luke, torse nu, avec des tétons. Je me suis toujours demandé pourquoi les personnages des classiques, comme Astérix, n’avaient pas de tétons. Personne n’a jamais su me répondre. Pour les femmes, on peut comprendre que c’est un élément sexualisant, mais, chez les hommes, cela m’échappe. Je pense que cela dénote de la pudibonderie. Le fait de devenir à mon tour un dessinateur de Lucky Luke me permet de reproduire ce que je faisais enfant. Je prenais les albums de Lucky Luke, il manquait les tétons, alors je les ajoutais au feutre. Ça fait partie du personnage. Il est un homme, il a des tétons, c’est assez sexy. Donc, c’est important de le faire ».

« Quand j’ai un projet, je m’y mets sans avoir tout écrit à l’avance. On avait cet interdit de faire de Lucky Luke un personnage homosexuel. Cela permettait de laisser planer une ambiguïté assez délicieuse sur la nature exacte de son orientation sexuelle. Dans aucune de ses aventures on ne le voit avec une femme et, dans mon album qui parle d’homosexualité, on ne le voit pas non plus avec un homme. J’ai donc volontairement laissé planer le doute sur cet aspect. Dans mes autres ouvrages, tout est très clair et univoque. Pour entretenir cet univers de flou, j’ai aussi créé des nouveaux mots. J’en ai trouvé un pour l’insulte homophobe : en français, c’est salopette, contraction de sale lopette ».

« Sur le plan personnel, je connais très peu d’auteurs. Je connais des auteurs de BD par le biais des festivals ou des rencontres, mais j’ai peu à voir avec le milieu. L’homosexualité est au cœur de mes histoires et, avec cela, j’ai toujours été un peu isolé, à part. Dans les années 80, j’apportais un regard neuf sur ce thème qui était relativement tabou, sur une réalité considérée comme négative. Cela a eu un aspect libérateur. Même aujourd’hui, je pense que je suis toujours un peu dans mon coin. Je ne fais pas partie d’une famille ou d’un mouvement spécifique et cela ne me déplaît pas nécessairement. Ce statut me permet d’avoir une approche du sexe différente de mes collègues hétérosexuels, qui racontent des histoires hétérosexuelles. La sexualité, dans la BD hétéro, a toujours gardé cet aspect sulfureux. En tout cas, ce n’est pas sous cet aspect que je l’aborde dans mes œuvres ».

« Avec ce Lucky Luke, je n’ai jamais souhaité être provocant. Cela m’est complètement égal que des gens soient choqués par le fait de voir deux cow-boys homosexuels. Je n’ai jamais été un militant de la cause LGBT. Je n’ai rien contre le fait qu’il puisse y avoir un effet collatéral positif avec une approche un peu émancipatrice. Mais je n’ai jamais eu, dans mes livres, l’ambition d’avoir un écho moralisateur. Je pense que mes histoires plaisent, parce que je fais ce que j’ai envie de faire, ce que j’aime et ça se voit. En l’occurrence, je suis homosexuel, mes personnages sont homosexuels, c’est juste comme ça. Je pense que le public perçoit le plaisir que je prends à imaginer et dessiner les histoires. Il n’y a aucun militantisme sur ce terrain-là ».

22|10 ~ BELGIQUE ~ Un an de prison pour agression homophobe…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE — fierementgay @ 11 h 31 min

belgique

Le tribunal correctionnel de Liège a condamné l’agresseur d’un couple homosexuel à une peine de douze mois d’emprisonnement, un sursis de trois ans et un dédommagement de 4 000 euros aux victimes.

Il a été reconnu coupable de « coups et blessures avec la circonstance aggravante du mobile homophobe ».

« Unia », association LGBT, s’est félicité que le motif discriminatoire ait été retenu.

En novembre 2019, alors qu’il quitte un mariage et se dirige vers son véhicule, un couple homosexuel se fait violemment agresser par un jeune homme, qui roue de coups l’un des deux hommes.

La victime se retrouve avec le nez cassé, une commotion cérébrale, de nombreux hématomes et des contusions.

Elle est déclarée en incapacité de travail pendant de longs mois.

Un témoin de la scène évoque alors « des propos homophobes ».

Devant les juges, l’agresseur a prétendu ne pas se souvenir des faits, car il était ivre.

Il a nié le mobile haineux.

Sans convaincre le tribunal.

Il a donc été condamné.

« Les signalements, liés à l’orientation sexuelle, que nous recevons à Unia sont beaucoup plus violents que les autres. On dénombre 26,8% de coups et blessures parmi les actes homophobe. Nous nous félicitons donc que de tels faits de violence homophobe soient sanctionnés. Ce jugement va dans le sens de nos recommandations pour lutter contre le classement sans suite des délits de haine » a réagi Patrick Charlier, directeur de « Unia ».

22|10 ~ SOCIÉTÉ ~ « L’homosexualité a droit à l’indifférence et aux mêmes droits ».

Classé dans : 1- LGBT,SOCIÉTÉ — fierementgay @ 11 h 17 min

société

En terme d’homosexualité, la France vit toujours sur un énorme paradoxe.

D’un côté, de plus en plus de tolérance vis-à-vis des LGBT.

De l’autre, de plus en plus d’agressions homophobes.

« Faudrait savoir ! » diront certains.

Pourquoi un tel décalage entre les paroles et la réalité ?

Quelles en sont les causes et les conséquences ?

Serge Hefez, psychiatre, tente de clarifier les choses.

Extraits. 

« L’homophobie a toujours existé. L’homosexualité vient troubler l’ordre hétéronormé qui organise le monde. Cet ordre a édicté des normes de comportement, qui régissent les liens sociaux entre hommes et femmes. Tout est articulé autour de deux pôles : la différenciation entre féminin et masculin et l’établissement d’une supériorité des hommes sur les femmes, comme l’a démontré Françoise Héritier, anthropologue. L’homosexualité perturbe tout cela. Elle dérange, parce qu’elle bouscule l’ordre établi : des hommes se comporteraient en femmes et/ou des femmes se comporteraient en hommes. Ce sont des représentations. Dans l’homosexualité, notamment masculine, plane toujours l’idée d’une soumission. Un homme se soumettrait à la pénétration et adopterait ainsi une position de passivité dite féminine. Les homophobes regardent cela comme une abomination : l’homme n’est plus dans cette place de domination phallique, pénétrante, qu’il est supposé tenir dans la société. À l’inverse, ce qui dérange dans l’homosexualité féminine, c’est l’idée selon laquelle une femme refuse cette soumission. Il est des pays où les lesbiennes sont systématiquement violées pour leur faire savoir qui dirige et qui obéit ».

« Dans l’Antiquité, les homosexualités romaine et grecque n’étaient pas jugées scandaleuses. Elles étaient même recommandées en tant que pratiques éducatives. Chez Platon, par exemple, il y a une homo-sensualité qui fait partie du lien social. Mais, c’est une relation qui garde l’asymétrie de la domination masculine, celle du maître et de l’esclave, du professeur et de son élève, du Pygmalion sur son giton. Même s’il s’inscrit dans un rapport homosexuel, l’ordre n’est pas bouleversé. L’homosexualité est jugée dangereuse à partir du moment où le rapport dominant-dominé est subverti, disparaît. À mon sens, l’homophobie ne peut être dissociée de la domination masculine. À partir du moment où le rapport homme-femme s’équilibre, où les hommes découvrent une part de féminité entre eux, en eux, où les femmes investissent des positions hiérarchiques que les hommes ont jusqu’ici toujours occupées, l’homosexualité peut sortir de la honte et de la stigmatisation liées à des visions très ancrées des rôles féminin et masculin dans la société ».

« Comment expliquez une plus grande tolérance envers l’homosexualité et une explosion des agressions ? Ce n’est absolument pas paradoxal. C’est même lié. Plus une chose est visible, plus elle suscite des réactions, soit d’acceptation, soit de rejet. L’homosexualité est un sujet clivant, perturbant, parce qu’il touche les piliers de la pensée autour du masculin et du féminin. À la naissance, les bébés sont neutres, sans conscience de leur corps, ni de leurs organes génitaux, ni de quoi que ce soit de genré. Petit à petit, en grandissant dans un environnement très sexué, ils apprennent à se différencier. Mais, ce n’est pas le fait d’être doté d’un vagin ou d’un pénis qui les pousse à le faire, ce sont toutes les normes qui régissent l’éducation. La construction psychique de la féminité ou de la masculinité se fonde sur le rejet d’une partie de soi. Les filles sont invitées à rejeter leur masculinité, les garçons, leur féminité. Il y a quelque chose de très violent dans ce processus. Surtout pour les garçons ».

« Malgré tout, les filles sont élevées sur un modèle plus équilibré aujourd’hui. Leur potentialité masculine est beaucoup plus valorisée qu’autrefois. On les éduque dans l’idée qu’elles doivent être autonomes, ne pas compter sur les autres, être protectrices, bien gagner leur vie. La féminisation des garçons reste en revanche problématique. Leur construction psychique s’appuie encore sur le rejet de leur féminité. Ils apprennent à devenir des hommes en la repoussant. La laisser émerger signifierait perdre du pouvoir. Où l’homophobie se manifeste-t-elle le plus ? Dans les couches sociales modestes, chez les personnes les moins éduquées, là où la seule façon de redorer son blason, c’est d’affirmer ses valeurs viriles de domination. On casse du pédé comme on harcèle les filles qui portent des jupes. Un garçon, qui affirme son homosexualité, est un traître à son camp : il n’a pas suivi le modèle guerrier qui est le sien ».

« Il y a peu d’agressions homophobes solitaires. Le groupe exacerbe la haine. La violence est décuplée par l’effet de meute. La virilité se construit bien davantage entre garçons que dans les rapports avec les filles. Elle s’éprouve au sein des bandes, dans leurs rapports de compétition. C’est à celui qui sera le plus mec. Plusieurs de mes patients ont été entraînés dans des agressions collectives, alors qu’ils ne le voulaient pas. Juste pour ne pas déroger à cet idéal viril de la bande, pour ne pas en être exclus ».

« L’agression physique va décupler la peur des autres. Mais, l’agression verbale frappe mentalement autant qu’un coup de poing. Nous sommes dans le registre du traumatisme. Un traumatisme qui dure, avec des symptômes post-traumatiques parfois très enfouis, dissimulés sous des couches de combat pour être soi-même. Les effets sont particulièrement dévastateurs chez les jeunes qui arrivent à l’adolescence. Au moment où ils doivent développer une certaine estime de soi, tout ce qui leur est possible, c’est la honte, la dissimulation, l’impossibilité d’exprimer librement ce qu’ils sont et ressentent. Des clivages intérieurs se créent. Une homophobie intériorisée surgit. La partie sociale de l’être insulte, à l’intérieur de soi, la partie homosexuelle. Cela engendre le mépris de soi à un âge ou il est capital d’établir les bases d’un narcissisme sain et d’une bonne estime de soi. Les relations amoureuses, la confiance en soi et dans les autres, sont atteintes. Ce sont des mécanismes très pernicieux ».

« L’homosexualité féminine a toujours été plus invisible que l’homosexualité masculine. Tant qu’elle n’était pas nommée, elle ne dérangeait personne. Tout allait bien. Mais, à partir du moment où les choses ne sont plus dissimulées, là, cela devient plus difficile, parce qu’elles inaugurent un nouvel ordre social, symbolique même. De nos jours, les femmes sont vécues comme étant de plus en plus dominantes et, donc, dangereuses. L’image de la lesbienne, femme affirmée, qui n’a pas besoin des hommes, qui refuse l’asservissement ou la soumission, devient potentiellement menaçante. Elle incarne la puissance féminine, ramène inconsciemment les hommes au rapport avec leur mère, à leur soumission à cette dernière. Une certaine peur des femmes est aux origines de la construction des hommes. C’est un archétype de l’angoisse masculine ».

« Les femmes homophobes tiennent au schéma hétéronormé, dans lequel elles sont les objets des hommes. L’homosexualité en général les dérange, parce qu’elle bouscule leur vision des rapports sociaux. Elles sont plus particulièrement hostiles à l’homosexualité masculine, parce que le désir des hommes est une des clés de leur fonctionnement. Hommes et femmes homophobes ont en fait hérité d’un vieux modèle normatif sur lequel ils s’arc-boutent. Plus une société est traditionnelle, régie par des ordres religieux stricts, plus l’homophobie y est virulente. On y est emprisonné, condamné à mort, pendu pour son homosexualité, parce qu’elle remet en cause des fondements archaïques ».

« Nous l’avons vu au moment du pacs, de l’homoparentalité, avec les prises de position de certains psychanalystes qui ont exprimé un rejet que j’ai, pour ma part, trouvé ahurissant. Ils défendaient l’idée que cela touchait un ordre symbolique, sans même interroger l’idéal normatif qui le sous-tend ! Ils soutiennent que, quelles que soient les conditions de la société, quels que soient les événements de l’histoire, l’inconscient ne bouge pas. Je ne pense pas cela. L’inconscient n’est pas asocial, ni anhistorique. Les rapports entre les êtres humains ne bougent pas seulement dans la société. Ils bougent aussi dans nos têtes jusqu’au plus profond de nous-mêmes, dans la façon dont se construisent le psychisme, l’inconscient et l’identité. Il y a une vraie évolution. Ce que nous percevons très bien chez les jeunes aujourd’hui. Ils sont beaucoup plus bisexuels, sans que cela ne leur pose aucun problème. Ils jouent avec les codes de genre, du masculin, du féminin. Ils ont compris que l’espèce humaine n’est pas une essence immuable et inatteignable. J’entends de plus en plus, chez mes jeunes patients, garçons comme filles dire : aujourd’hui, je suis amoureux de Pierre. Hier, j’étais amoureux de Louise. Ce sont de vraies transformations, de vrais bouleversements psychiques, de vrais basculements du féminin et du masculin sur le plan de l’inconscient. Il y a deux générations. Un adolescent homosexuel ou une adolescente homosexuelle n’avaient aucun modèle auquel se référer dans la société pour valider ce qu’il ou elle était. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le chemin de la visibilité doit se poursuivre ».

« L’homosexualité a droit à l’indifférence plutôt qu’à la différence, aux mêmes droits, aux mêmes prérogatives juridiques : mariage pour tous, PMA, à toutes ces avancées qui font partie de l’émergence d’un nouvel ordre social. Quant aux sanctions pour les actes homophobes, elles doivent être implacables. Le problème, ce n’est pas l’homosexualité. Le problème, c’est l’homophobie. C’est une maladie sociale qu’il faut traiter sous toutes ses formes. Pas seulement de façon punitive, mais aussi préventive. Cela passe par une éducation sexuelle digne de ce nom qui, dès le plus jeune âge, informe les enfants sur toutes les questions de sexualité, de genre, de masculin, de féminin, qui leur permette de s’épanouir et non de se construire sur la méfiance ou le rejet. Cela prendra du temps ».

22|10 ~ POLOGNE ~ L’homophobe refuse de payer l’amende, l’huissier prend l’argent…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE — fierementgay @ 8 h 21 min

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Il aura fallu attendre deux ans pour que justice soit rendue.

Un huissier de jusctice a pioché dans les comptes de Tomasz Pitucha, conseiller municipal appartenant au parti ultraconservateur, « Droit et Justice », celui du président actuel.

Depuis 2019, l’homme était condamné à verser une amende à la « March Equality Association », organisatrice de la « Marche des Fiertés » dans la ville de Lublin.

À cette époque, Tomasz Pitucha avait déclaré que « la Pride fait la promotion de l’homosexualité et de la pédophilie ».

Condamné à verser une amende, il avait toujours refusé de le faire.

La semaine dernière, l’association a annoncé avoir obtenu réparation.

À seulement quelques jours de la troisième édition de sa Gay Pride, qui se tiendra demain.

« Nous sommes très heureux de vous informer que l’argent prélevé sur les comptes du conseiller, Tomasz Pitucha, vient d’être transféré sur le compte bancaire de notre Marche. Cette somme servira à l’organisation de la Pride et viendra en aide aux personnes LGBT nécessitant un soutien psychologique » écrit l’association.

Obtenir gain de cause n’a pas été facile pour l’association. 

Surtout dans une Pologne majoritairement homophobe.

Au moment de sa condamnation pour « diffamation, les juges avaient qualifié les propos de Tomasz Pitucha de « faux et blessants ».

Ils avaient insisté sur le fait que « le but de la Marche des Fiertés est de promouvoir l’égalité et la tolérance ».

L’élu avait fait appel de son jugement.

Il avait déclaré qu’il devait « encore agir dans l’espace social pour que la politique agressive des groupes homosexuels soit combattue ».

Son appel a été débouté en décembre 2019.

Les magistrats l’avaient alors condamné à verser 1 900 euros à l’association.

Tomasz Pitucha avait refusé catégoriquement en estimant qu’il ne pouvait pas donner de l’argent à cette Marche, « car cela va à l’encontre de mes croyances ».

Raison pour laquelle un huissier s’est chargé de saisir la somme sur ses comptes.

21 octobre 2021

21|10 ~ ROYAUME-UNI ~ Le plus ancien club inclusif de rugby…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE,SPORTS — fierementgay @ 12 h 40 min

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C’est un club de rugby pas tout à fait comme les autres.

Les « King’s Cross Steelers » sont basés à Londres.

Ce club inclusif est ouvert à la communauté LGBT.

Les « Steelers » ont vu le jour en 1995.

Matthew Webb est le président du club depuis quatre ans.

« C’est l’histoire de six gars avec un amour commun pour le rugby. Certains d’entre eux avaient connu des problèmes de discrimination, à cause de leur homosexualité, dans les anciennes équipes dont ils faisaient partie. Ils ont donc voulu former une équipe de rugby inclusive pour les joueurs gays. Un espace où ils pourraient jouer au rugby et vraiment en profiter ».

Aujourd’hui le club est le plus ancien et le plus grand club de rugby inclusif du monde.

Pourtant, il a connu des moments difficiles à l’époque de sa création.

« Le club avait beaucoup de mal à trouver des membres et des équipes qui acceptaient de les rencontrer en match. C’était les années 90. L’épidémie du VIH était à son apogée et beaucoup de monde avait peur de jouer contre des joueurs homosexuels. Surtout dans un sport de contact comme le rugby ».

Désormais, les « Steelers » sont une organisation d’envergure qui permet « d’utiliser le rugby pour se faire entendre, pour défendre qui nous sommes, pour être un moteur de changement ».

Ce que ce club veut apporter à ses joueurs, c’est un espace où ils peuvent rencontrer des gens de leur communauté, se sentir en sécurité.

Matthew Webb considère « qu’il y avait besoin de ce genre d’organisation dans le monde du rugby, dans la mesure où il est un sport très social. Les joueurs veulent pouvoir profiter de ce côté-là avec des gens qui leur ressemble. Certains ont été victime de discriminations dans d’autres clubs et ne veulent plus vivre ça ».

Les joueurs sont au diapason du président.

Chris et Ebenezer ont rejoint le club, cet été, après la fin du confinement.

« C’était quelque chose qui manquait dans ma vie. J’aime le sport de compétition et c’était vraiment important pour moi que ce soit un club inclusif, une équipe où je puisse trouver des amis gays, des personnes similaires. Quand je jouais avant, j’étais dans le placard. Je n’avais pas l’impression que je pouvais être ouvertement gay, parler de qui je suis » explique Chris.

« J’ai joué avec des clubs habituels et j’adorais mon ancienne équipe, mais, pour moi, en grandissant dans ce genre de club, je ne me suis jamais vraiment senti compris et, même avec mes amis proches, je cachais une partie de ma vie, parce que tu deviens vite le mec gay de l’équipe » complète Ebenezer.

Les « Steelers » sont donc un club inclusif pas uniquement réservé aux homosexuels.

On y trouve des joueurs bisexuels, pansexuels et hétérosexuels.

Bien que ce club se veuille plus qu’un club, l’objectif principal reste de s’entraîner, de profiter du rugby et de faire du sport.

Chris explique que « ce club est comme tous les autres clubs car, une fois sur le terrain, la sexualité de la personne qui joue à côté ne fait aucune différence. Si quelqu’un te plaque fort, il te plaque fort. Point. Là où le club essaye de faire une différence, c’est dans la partie sociale, la fraternité hors du terrain, car la façon dont nous jouons ensemble, la façon dont nous apprécions la compagnie de l’autre, c’est quelque chose qui se sent pendant un match ».

Pour certains joueurs, comme Ebenezer, ce club a été l’occasion de se faire de nouveaux amis.

« Des gens comme moi. Avant, j’étais toujours dans des environnements hétérosexuels et je n’ai jamais ressenti de problème avec cela. Mais, en venant ici, j’ai commencé à exister dans un environnement gay et ça m’a donné confiance en moi. Bien sûr, je n’aime pas tout le monde dans une équipe de 120 personnes, mais ce club est un environnement social massif où se créent de vraies amitiés. Ça a été une nouvelle expérience pour moi. En peu de temps, le club a joué un rôle très important dans ma vie et mon bien-être mental ».

Si les « Steelers » sont le premier club de rugby inclusif, il en existe aujourd’hui une centaine à travers le monde.

Il en existe sept en France.

Chaque année, plusieurs tournois internationaux entre ces clubs sont organisés.

Matthew Webb décrit le rugby comme « un sport très tolérant où toutes les tailles, toutes les formes, toutes les origines sont acceptées, mais qui ne célèbre pas vraiment les différences, le fait d’être issu d’une minorité. Il doit continuer de changer ».

Il assure que « les incidents homophobes sont très rares, mais arrivent encore. Pas uniquement chez les Steelers, dans les autres clubs dans le monde aussi. La société a un vrai problème avec le langage et le respect envers les personnes gays. Dans la majorité des incidents, les coéquipiers demandent à la personne d’arrêter, de se taire. Mais parfois, il y a besoin d’aller plus loin et d’impliquer l’arbitre. Heureusement, la situation est très différente aujourd’hui, parce que les joueurs se sont battus pour montrer qu’ils étaient sérieux avec le rugby ».

Ebenezer rejoint le président.

« Le sport se construit dans un monde hétéronormé, qui implique beaucoup de discriminations envers les gays, mais aussi envers les femmes. C’est juste le monde dans lequel nous vivons. Peu de situations de discrimination nous arrivent ici. Quand elles arrivent, ce sont aussi des moments vraiment positifs où l’équipe vous défend et vous protège. C’est bien de voir que votre équipe est derrière vous. Quand il y a des soucis de discriminations, l’entraîneur insiste pour les signaler ».

Officiellement, aucun joueur de rugby professionnel n’a jamais osé faire son coming-out durant sa carrière.

Gareth Thomas a fait son coming-out, une fois à la retraite.

« Ça a été vraiment difficile pour moi de cacher qui je suis vraiment et je ne veux pas que ce soit comme ça pour le prochain jeune qui veut jouer au rugby. Je veux envoyer un message positif aux autres homosexuels, qu’ils sachent qu’ils peuvent le faire aussi ».

Cette absence de coming-out montre que le tabou de l’homosexualité est encore bien présent dans le sport.

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