19 mars 2019

19 mars > JAPON : Des pas de géant vers une vraie reconnaissance des LGBT…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 12 h 21 min

japon

Société à la pointe de la modernité, mais politiquement très traditionaliste, le Japon voit peu à peu évoluer les mentalités.

Ainsi, les LGBT s’émancipent de plus en plus et le pays se dirige, doucement, vers le mariage pour tous.

La fête bat son plein au « Eagle Tokyo », l’un des bars du quartier gay de la capitale nippone.

Situé non loin du jardin impérial, le quartier abrite quelque 300 établissements destinés aux homosexuels.

« Est-ce que Tokyo est accueillant avec les gays ? Eh bien, regardez- moi ! » témoigne un Norvégien vêtu d’un kimono et les yeux cernés de khôl.

« Ce n’est pas à Oslo que j’oserais sortir comme ça. On m’attaquerait tout de suite ».

Devant le bar, quelques drag-queens passent tranquillement, suivies d’un groupe d’employés de bureau que rien ne semble étonner.

« A l’époque d’Edo (de 1603 à 1868), ce quartier était un bordel. Puis, en 1945, quand la prostitution a été interdite au Japon, c’est devenu un quartier secret où les gays se retrouvaient » explique Vivienne, transgenre.

Havre de tolérance, le quartier n’en reste pas moins une enclave clandestine dans un pays qui a toujours prôné l’uniformité identitaire.

« Tokyo est l’une des villes les plus sûres au monde, y compris pour les gays » souligne Yuta Furukawa, patron du « Eagle Tokyo ».

« Mais, être accepté dans la société, c’est autre chose ! ».

Les manches du tee-shirt retroussées sur ses larges épaules, il ressemble aux corps bodybuildés peints sur les murs de son bar.

Pourtant, à 42 ans, Yuta Furukawa, manager de quatre bars gays, n’a toujours pas fait son coming-out auprès de ses proches.

« Ma famille n’arrête pas de me demander quand je vais me marier. Mes parents ne savent rien sur mes bars. Je n’ai pas eu le courage de le leur dire et je suis mieux comme ça. En Occident, l’homosexualité est interdite dans la Bible mais, au Japon, ce mot n’existait même pas ! ».

Son cas est révélateur d’un pays où l’homosexualité ne souffre pas du carcan religieux, mais plutôt d’un conservatisme rigoureux.

Dans une étude de 2016, plus d’un tiers des 1 000 Japonais interrogés se déclarait opposé à la présence de personnes LGBT sur leur lieu de travail.

« Les cas de maltraitance dans les écoles sont aussi monnaie courante » dénonce Takeru Shimodaira, qui a caché son homosexualité jusqu’à ses 19 ans.

Ce jeune homme, au look de businessman, a créé la coalition pour le droit des LGBT, qui regroupe 75 associations oeuvrant pour l’adoption d’une loi anti-discrimination.

« L’attribution des JO 2020 à Tokyo et l’adoption, en 2014, d’une charte du comité olympique sur la non-discrimination selon l’orientation sexuelle, ont fait bouger les choses » atteste Takeru Shimodaira.

Âgé de 25 ans, Kento Hoshi, homosexuel assumé, a tenté de se faire embaucher dans diverses entreprises avant de créer, en 2016, la plateforme de recrutement, « Job Rainbow ».

« Les LGBT sont toujours cantonnés aux boulots de nuit. Hôtesse par exemple, ou pire, la pornographie. À la télé, on voit beaucoup de vedettes gays ou trans, mais elles sont là uniquement pour amuser la galerie ».

« Job Rainbow » rassemble désormais 92 entreprises LGBT-friendly.

En 2015, le quartier gay de Tokyo a mis en place un « pacte d’union homosexuelle ».

Initiative de Ken Hasebe.

« Quand j’avais 20 ans, j’ai voyagé aux États-Unis et j’ai vu tous ces gays qui se montraient librement dans la rue, alors qu’au Japon, ils vivent cachés. Ça m’a frappé » explique ce quadragénaire qui se présente comme un « allié » des LGBT.

Même si les choses progressent, le Japon reste le seul pays du G7 qui ne reconnaît pas le mariage homosexuel.

Seul, un pacte d’union civil est proposé.

Il est vu comme une avancée majeure pour les LGBT.

« Des couples de même sexe peuvent louer un appartement plus facilement ou avoir un droit de visite à l’hôpital au même titre qu’un membre de la famille » explique Ryutaro Nagata, qui dirige le service « diversité et équité de genres » à la mairie de Tokyo.

En outre, la ville a adopté une loi anti-discrimination.

Une victoire de la communauté après les propos de Mio Sugita, députée du parti au pouvoir, qui avait qualifié les personnes LGBT de « non-productives car ne pouvant pas se reproduire ».

Yoshiki Nakamura, pasteur homosexuel, bénit, sur demande, des mariages homosexuels symboliques depuis dix ans.

Il a été ordonné pasteur par l’Église catholique avant de créer, en 2004, l’Église communautaire de Shinjuku. 

« J’ai eu l’occasion d’expérimenter la discrimination des LGBT au sein de l’Église. Et j’ai ressenti la nécessité de créer une maison de Dieu qui accepte tout le monde. Bizarrement, l’homosexualité a toujours été tolérée depuis l’époque des samouraïs, mais l’arrivée des missionnaires chrétiens a tout chamboulé ».

Par manque de fidèles, son église a dû fermer, mais Yoshiki Nakamura compte toujours apporter des paroles de paix et de tolérance aux LGBT.

19 mars > POLITIQUE : Le grand débat passe par les intellectuels…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 34 min

politique

Hier, pendant plus de huit heures, le président de la République a défendu ses réformes, à l’Élysée, devant des philosophes, des sociologues et des économistes.

Lancé le 15 janvier 2019, le grand débat national, souhaité par Emmanuel Macron pour trouver une issue à la crise des Gilets jaunes, joue les prolongations.

Nouvelle rencontre avec 64 intellectuels triés sur le volet.

Parmi ses invités, on trouvait Boris Cyrulnik (psychologue), Jean Pisani-Ferry, Yann Algan et Daniel Cohen (économistes), Luc Boltanski et Michel Wieviorka (sociologues), Frédéric Worms et Monique Canto-Sperber (philosophes), Jean Jouzel (climatologue) ou encore Claude Cohen-Tannoudji (physicien).

Certains intellectuels de gauche ont décliné l’invitation.

Lors de cette soirée, qui s’est terminée à 2 heures 30 du matin, le chef de l’État a écarté toute remise en cause de ses réformes, notamment sur l’impôt de solidarité sur la fortune et le non-cumul des mandats.

Il a aussi rejeté une hausse des droits de succession et l’expérimentation d’un revenu universel de base.

« On a insuffisamment gardé, en France, le capital productif qui crée des emplois. Sortir du grand débat par un grand débat sur la fiscalité du capital n’est pas la bonne réponse. Qu’on lance une réflexion internationale, j’y suis favorable. Le faire en France serait un contre-signal. On est rentré dans ce débat sur une taxe que payaient trop certains. Je ne crois pas qu’on s’en sorte en en faisant payer d’autres. Dans un pays où les gens ont peur pour l’héritage, je n’ouvrirai pas ce sujet de bidouiller la taxe sur les successions, car tous se sentiraient concernés, même les plus modestes » a déclaré Emmanuel Macron.

Le président de la République a aussi défendu le non-cumul des mandats, contesté par certains au nom du contact avec le terrain.

«  C’est une question d’organisation du temps parlementaire. Je ne suis pas sûr que multiplier les mandats permette de mieux sentir le territoire ».

Il a aussi tenté de décrire la « démocratie délibérative », qu’il souhaite bâtir à l’issue du grand débat.

Rejetant à la fois le « référendum permanent et les seuls rendez-vous électoraux », il imagine « une démocratie délibérative qui suppose, si le consensus est estimé, qu’on prenne la décision ».

À propos des « gilets jaunes », il considèrent qu’ils sont « la translation dans le réel de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, à savoir le langage désinhibé et la très grande violence sous couvert d’anonymat. Ce que je peux faire sur les réseaux sociaux, maintenant je le fais dans la rue. L’anonymat devient une cagoule, un casque et je peux faire le pire dans un lieu qui n’est pas mien. Détruire des commerces, qui n’appartiennent à personne et n’ont pas de réalité. Et toutes les paroles se valent. Sur les réseaux sociaux, je peux insulter le président de la République, mais aussi construire des espaces de confiance avec des gens qui disent comme moi. Je ne me confronte plus aux autres ».

Répondant à Pascal Bruckner, écrivain, qui réclamait un retour de l’ordre public, Emmanuel Macron a estimé que les violences du samedi sont « le fait d’ émeutes de casseurs, pas de manifestants ».

Il a rappelé que le gouvernement a décidé d’interdire de manifester sur les Champs-Élysées et dans plusieurs centres-villes.

Emmanuel Macron a aussi répondu sur le creusement des inégalités, la réforme de la loi de 1905, la place de la recherche ou encore la transition écologique.

« Les inégalités et l’importance de l’héritage sont un dysfonctionnement du capitalisme contemporain. Mais, si j’ouvre ce débat, je tue la politique que je mène, qui mise sur la capacité à investir ».

Sur la loi de 1905, il a réaffirmé qu’il ne souhaitait pas la modifier.

« On a un sujet avec l’islam, en particulier avec les organisations qui ont une vision politique de l’islam pouvant être incompatible avec les lois de la République. On ne doit rien céder, notamment à l’école, mais on doit pacifier cette relation ».

Enfin, il a reconnu que sur son projet d’extension de la Procréation Médicalement Assistée, « certains débats ne se sont pas apaisés ».

19 mars > FOOTBALL : Pédés, sperme… Avec lui, tout y passe !

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 13 min

football

Quand Patrice Evra a les médias braqués sur lui, il fait en sorte que ça dure le plus longtemps possible.

Il a d’abord lancé les hostilités en fêtant allègrement la qualification de Manchester United face au Paris Saint-Germain, en pleine tribune présidentielle du Parc des Princes.

Ensuite, il a copieusement insulté Jérome Rothen, qui n’avait pas apprécié les effusions de joie de son ancien coéquipier, à Monaco.

On aurait pu en rester là.

C’était déjà bien.

Sauf que…

Avec Patrice Evra, ce n’est jamais vraiment terminé.

Une vidéo vient de sortir sur internet.

On y retrouve le footballeur, visiblement en pleine forme, visant le caniveau.

Il y enchaîne les insultes en mêlant homophobie et menaces.

« Même mon cousin, il a rage. Il sait : Paris, vous êtes des pédés. Des pédés, je le dis ! On a mis l’équipe D, même pas l’équipe C. Les petits qui ont joué, ils nettoyaient mes chaussures. Ils n’ont même pas encore de sperme ! Rothen, je vais lui gifler sa mère ».

« Patrice, puisque tu remets très souvent en avant ton parcours de joueur et ton statut de meilleur arrière gauche du monde, n’as-tu pas peur qu’on ne se souvienne que de tes vidéos zoophiles ou insultantes sur Instagram ? » rétorque Jérome Rothen.

Dans une ambiance de chaude camaraderie…

19 mars > SOCIÉTÉ : « Si tu parles, ta carrière est finie ».

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 02 min

société

« Tu as couché avec qui pour partir sur cette tournée ? ».

On s’imagine le milieu de la musique classique comme le summum du raffinement, mais depuis peu les langues se délient pour y dénoncer le sexisme.

Agathe Thorez, violoncelliste de 35 ans, a lancé en janvier un site pour « lister factuellement toutes les absurdités sexistes que l’on peut dire aux femmes dans le milieu de la musique ».

Il y a le musicien qui, après une master class, dit vouloir « emmener la jolie clarinettiste au restaurant pour bien finir ma journée ».

Il y a le professeur de musique qui conseille à une instrumentiste de jouer « mieux que les mecs pour « être prise sérieux ».

Le site, « Paye ta note », a publié près de 170 témoignages en deux mois.

Début mars, une enquête de la CGT, menée auprès de 340 musiciennes, a pointé du doigt des dérives sexistes du classique au hip hop.

Un mois plus tôt, toujours la CGT dénonçait une « omerta » concernant les harcèlements en critiquant l’invitation adressée au chef d’orchestre suisse, Charles Dutoit, pour diriger un concert de l’Orchestre de Paris, bien qu’il ait été accusé d’agressions sexuelles.

Ce qu’il dément.

« Le fait de monter sur scène nous transforme facilement en objet de tous les fantasmes » précise une jeune femme.

« C’est bien pour une fille » est la remarque qui revient souvent, selon cette musicienne.

En plus des blagues grivoises et déplacées, les musiciennes croulent sous ce genre d’observations.

« C’est bien, tu ne joues pas comme une nana ».

« Tu joues fort de la trompette pour une fille ».

« Les hommes sont plus aptes à jouer des instruments très encombrants ».

Pour cette jeune femme, violoncelliste à Bordeaux, le sexisme se manifeste dès le Conservatoire.

« On a le sentiment que les hommes sont plus boostés. On leur donne des ailes en leur laissant entrevoir des perspectives professionnelles. Plus qu’à des femmes aussi brillantes qu’eux ».

Célia Oneto-Bensaïd, pianiste, souligne que « la misogynie ne vient pas seulement des hommes, mais parfois des femmes elles-mêmes. T’as couché pour avoir des concerts, est la phrase qui revient sans cesse. Ce n’est pas un mythe. Et pour peu qu’elle soit mignonne, on va lui dire : c’est parce que t’es jolie, pas parce que tu travailles, que t’as réussi. On ne va jamais dire ça à un homme ».

« Au sein même des orchestres, il y a une certaine égalité hommes-femmes au niveau des instruments à cordes et à vents. Mais, quand on passe aux cuivres, contrebasses, percussions, ce n’est pas encore le cas. C’est là on entend souvent des blagues pas très fines » affirme Laurent Bayle, directeur de la Philharmonie de Paris.

Si les exemples sur le sexisme sont légion, ils sont peu nombreux à être dénoncés.

« Principalement par peur pour notre carrière » avouent les musiciennes.

« Le réseau de programmateurs et directeurs de salles, des hommes en majorité, peut être fatal à une femme qui se plaint de harcèlement. Elle devient persona non grata » assure une musicienne.

Selon elle, la solution est de mettre plus de femmes aux postes de direction.

« Si une femme dénonce des agissements, on la fait passer pour l’emmerdeuse ou on la sort du réseau » explique une autre.

Anne-Sophie Schmidt, soprano, fait partie des femmes ayant accusé Charles Dutoit de harcèlement ou d’agression sexuelle.

« Au moment des faits, en 1995, mon agent m’avait dit : si tu parles, ta carrière est finie. Dès que j’ai repoussé ses avances, il a commencé à m’humilier en affirmant devant l’orchestre que je ne chantais pas juste. Puis, il m’a bannie de tous les concerts ».

« À la Philharmonie de Paris, un dispositif permet de mettre à pied, à titre conservatoire, un employé accusé de harcèlement » indique Laurent Bayle.

Mais y aura-t’il, un jour, une charte semblable à celle signée récemment par des médias français après le scandale de la « Ligue du LOL »?

19 mars > TÉLÉVISION : Ce soir, c’est son premier rendez-vous…

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 9 h 51 min

ECHAPPEES BELLES

Rien que son nom fait déjà voyager !

Casabianca est un village de Corse, île dont est originaire son père.

Ce soir, les téléspectateurs de France 2 feront connaissance avec Raphaël de Casabianca.

C’est lui qui succède à Frédéric Lopez dans « Rendez-vous en terre inconnue ».

Derrière ses yeux verts, sa silhouette élancée et son sourire charmeur, Raphaël de Casabianca a déjà deux décennies de voyages au compteur.

Adolescent, il se passionne pour la photo, s’installe un petit laboratoire chez ses parents et passe des nuits à faire des tirages.

Bac en poche, il sillonne l’Europe, en train, avec ses copains.

Puis, à 21 ans, il s’aventure au Laos, avant un tour du monde en sac à dos.

« Un déclic » selon lui.

Formé au montage vidéo, il devient assistant monteur de l’émission, « Saga », de Stéphane Bern.

Ensuite, il entre chez « Disney Channel » pour réaliser des reportages de voyages pour enfants.

En 2013, il postule pour animer « Échappées Belles », le magazine d’évasion de France 5.

Il présente 60 émissions en passant 120 jours par an sur les routes.

« J’avais le monde à portée de mains ».

L’aventure dure cinq ans.

Jusqu’en mai 2018 et un SMS de Frédéric Lopez.

Il croit d’abord à une blague avant une rencontre avec le fondateur de « Rendez-vous en terre inconnue », qui en reste le producteur.

Frédéric Lopez l’emmène dans ses bagages en Colombie pour qu’il assiste au tournage de l’émission avec l’astronaute, Thomas Pesquet.

Désormais, il lui laisse les rênes, avec ce conseil : « Vis le voyage pleinement ».

Imaginer qu’il allait récupérer Franck Gastambide en plein vol, désarçonné, lui a valu des insomnies.

« Il avait les mains moites, était au bord des larmes. J’avais envie de le serrer très fort dans mes bras. Quand j’ai prononcé le mot Himalaya, ses yeux se sont illuminés. Le voyage a commencé là » se souvient Raphaël de Casabianca.

De leur rencontre avec les nomades, l’animateur de 38 ans a tiré une leçon.

« Ces gens m’ont appris le rapport à l’instant. Pour eux, le passé n’existe plus, le futur n’existe pas ».

Dimanche dernier, il est rentré d’un nouveau tournage avec Cécile Bois et Raphaël Lenglet, héros de « Candice Renoir ».

Maintenant, il rêve de découvrir l’Antarctique ou le Bhoutan.

« Je pense que je vais grandir avec cette émission » conclut Raphaël de Casabianca.

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