11 décembre 2018

11 déc > SOCIÉTÉ : Retour vers un passé où les homosexuels étaient invisibles…

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société

En janvier 1975, la célèbre émission, « Les Dossiers de l’écran », aborde un débat sur les « amitiés particulières ».

Pour la première fois, à cette occasion, « L’Express » publie un dossier qui révèle la perception des Français sur l’homosexualité.

« Vivre avec un masque. Ne pas se trahir. Surveiller constamment son langage, ses gestes. Faire, dire comme les autres ».

Michel a 30 ans.

Il est homosexuel.

Depuis cinq ans, dans l’atelier d’imprimerie qui l’emploie, il n’a jamais parlé de ses goûts et de ses désirs.

« A quoi bon ? Ils ne comprendraient pas. »

Alors, Michel se force à rire des grosses plaisanteries sur les « pédés ».

Et il s’invente cent raisons pour expliquer à ses collègues qu’il préfère rester célibataire.

Comme la plupart des homosexuels, dans les années 70, il mène une double vie.

Et il emploie des ruses infinies pour cacher à ses voisins, à sa concierge, ses liaisons masculines.

En janvier 1975, il est devant son poste de télévision.

Pour la première fois, à une heure de grande écoute, on évoque « son » problème.

Après le film de Jean Delannoy, « Les Amitiés particulières », un débat sur l’homosexualité est proposé.

« Ce débat, on l’attendait depuis si longtemps qu’on n’y croyait plus » explique André Baudry, fondateur, en 1954, de l’association, « Arcadie », qui défend « l’homophilie à visage découvert ».

« Le film nous paraît, certes, mal choisi. Les amours de deux garçons dans un internat religieux ne reflètent que l’ambivalence sexuelle de l’adolescence. Pas l’homosexualité. Mais, à côté de l’endocrinologue, du psychiatre et du curé de service, certains d’entre nous pourront, enfin, s’expliquer » espère ce militant de la première heure.

Le sujet est tabou !

En octobre 1973, Arthur Conte, alors P.D.G. de l’O.R.T.F., avait ajourné la même émission.

Ajournement réclamé par… l’Élysée !

Trois fois envisagée, la diffusion est reportée trois fois.

En 1975, Marcel Jullian, président de « Antenne 2″, s’explique.

« J’ai assez dit que je ne voulais, ni provocation, ni exclusive. Je ne me suis donc pas opposé à ce que ce débat, pour délicat qu’il soit, soit abordé et présenté, avec toutes les précautions nécessaires, à un public adulte ».

Contre toute attente, le sondage réalisé pour « L’Express » exprime, à la fois, l’intérêt et les réserves de ce « public adulte ».

40% des personnes interrogées approuvent la qualification de « fléau social » qui qualifie l’homosexualité dans la loi depuis 1960.

Pourtant, 65% d’entre elles se sentent « autant à leur aise avec les homosexuels qu’avec les autres gens ».

24% des Français estiment que l’homosexualité est « une manière acceptable de vivre sa sexualité ».

22% jugent qu’il s’agit plutôt d’une « perversion sexuelle que l’on doit combattre ».

Enfin, 42% parlent d’une « maladie que l’on doit guérir ».

Le trouble de l’opinion est à la mesure du mystère qui entoure encore le désir que peuvent éprouver, l’une pour l’autre, deux personnes du même sexe.

À cette époque, les statistiques sont rares.

En 1972, une étude affirme que 6% des hommes et 3% des femmes déclarent avoir eu des relations homosexuelles.

Un psychanalyste parle de 10% de l’humanité.

Alfred Kinsey, médecin qui, le premier, mit le sexe en chiffres, révélait, en 1948, que 7 à 8% des Américains étaient des homosexuels exclusifs.

« Peu importe les statistiques. Nous sommes suffisamment nombreux pour que l’on accepte de nous voir tels que nous sommes » lance un cadre comemrcial en 1975.

Dans certains milieux littéraires et artistiques, pas de problème.

« J’ai eu des parents intelligents, une famille qui a, très tôt, compris que mon désir avait une certaine forme et ne m’a jamais contrarié. Mais, rares sont les milieux professionnels qui échappent à une certaine forme de racisme sexuel » explique Jean-Louis Bory, romancier.

La société des années 70 est’elle prête à tout accepter ?

Pas si sûr !

« Cette révélation peut être catastrophique. J’ai connu un cadre remercié après vingt-cinq ans de services dans une grande société et qui chercha, en vain, pendant un an, du travail auprès de sociétés concurrentes. Il apprit, par hasard, que son ancien employeur révélait systématiquement son homosexualité aux firmes qu’il sollicitait » explique un cadre commercial, quelques heures avant le débat télévisé.

Paul, 21 ans, informaticien dans une banque, témoignera aussi : « Cinq fois par jour, on me traite de tante.

Christian, 45 ans, responsable, d’une organisation agricole : « Les techniques ont évolué, pas les mentalités. Les paysans méprisent ceux qui sortent des normes. Si on devinait mes tendances, on me virerait ».

Jean-Claude, 23 ans : « Moi, aux P.T.T., ça dépend du chef de service. L’un est très amical. L’autre ne me laisse jamais au guichet. Il craint, sans doute, le contact avec les clients ».

Mais, comme souvent encore aujourd’hui, les épreuves commencent dans la famille.

« Quand mon père l’a appris, il m’a flanqué une dérouillée magistrale et m’a obligé, pendant huit jours, à coucher dans la salle de bains » explique Paul.

« Seule ma soeur est au courant. Elle ne comprend pas. Quand elle me voit avec un ami, elle devient dingue. Elle est persuadée, elle me l’a dit, que j’aimerai un jour les femmes » témoigne Michel.

L’enquête de « L’Express » confirme la répression familiale.

72% des personnes interrogées, si elles apprenaient que leur fils est homosexuel, « chercheraient à le faire changer ».

Et, toujours comme fréquemment aujourd’hui, ce sont les pères les plus scandalisés.

Dans les annnées 70, les lesbiennes semblent mieux acceptées.

Elles provoquent moins de sarcasmes qu’envers les hommes.

« Peut-être passons-nous plus inaperçues. Et puis, les hommes ont, envers les lesbiennes, une attitude de voyeurs. Dans les films pornographiques, les lesbiennes font recette » lance l’une d’elles. 

À cette époque, le mouvement, « Arcadie », cherche plutôt à convaincre en informant les Pouvoirs publics et l’opinion.

Il a donné droit de cité au mot « homophile » : qui aime son semblable.

« Notre premier objectif est de transformer l’image de l’homosexuel, encore désigné comme une espèce à part, qui, à l’instar du nègre ou du juif, inspire des sentiments ambigus où se mêlent la répulsion, la crainte et la fascination » expliquent les responsables.

Comment ?

Par le changement de l’état d’esprit du corps médical.

Aux États-Unis, l’Association des psychiatres américains a déjà modifié la définition officielle de l’homosexualité, qui figurait sur la liste des « désordres mentaux ».

Elle est désormais décrite comme une « perturbation de l’orientation sexuelle ».

Ce n’est pas très glorieux, mais c’est plus light.

Une évolution semblable s’est dessinée au cours du premier « Congrès international de sexologie », à Paris, en juillet 1974.

Un professeur de psychiatrie admet alors que « lorsque nous parlons d’homosexualité, nous faisons allusion à ceux qui nous consultent. La notion de maladie y est nécessairement attachée. Mais, ce pourrait être aussi un mode d’être, simple variante du comportement sexuel entraînant une façon de vivre différente ».

À l’issue d’un débat passionné, les thèses des origines génétiques des déviations sexuelles sont enfin remises en cause.

Mais, l’ignorance du public est toujours prégnante.

81% des personnes interrogées déclarent qu’elles ne connaissent pas d’homosexuels dans leur entourage.

Le débat des « Dossiers de l’écran » aura le mérite d’ouvrir une première brèche dans le mur de l’incompréhension et du mépris.

Côté politique, les choses n’évoluent guère.

En 1960, le Parlement vote un amendement qui stipule que les peines, punissant l’outrage public à la pudeur, seront doublées lorsqu’il a lieu entre personnes du même sexe.

On le voit.

Le chemin à parcourir est encore long…

11 déc > LUXEMBOURG : Victime d’homophobie au sein de l’institution…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 12 h 10 min

1luxembourg

« C’est difficile d’être victime d’insultes homophobes. Surtout quand elles ne sont pas faites en direct, mais qu’elles vous sont rapportées ».

Éric, 34 ans, est agent de sécurité à la Cour de justice de l’Union Européenne.

En s’exprimant, il éclate en sanglots.

Depuis un mois, il est en arrêt maladie pour dépression, après avoir découvert qu’il était l’objet d’insultes et de moqueries à caractère homophobe de la part d’un de ses collègues.

« Devant la machine à café ou lorsqu’il me croise, il est toujours charmant. Mais, j’ai appris que, lorsque je passais devant la salle de restauration et qu’il était attablé avec d’autres agents de sécurité, il disait à tout le monde : regardez la tarlouze qui passe, ou d’autres commentaires homophobes » raconte Éric, qui a fini par craquer.

« J’ai décidé de porter plainte. On ne peut pas laisser les choses en l’état. J’ai alerté le siège de mon employeur, à Londres ».

Éric qui affirme avoir produit, auprès de la police, des attestations confirmant ses dires.

De son côté, le service de communication de son entreprise assure « avoir transmis le dossier à la direction ».

De fait, « G4S », entreprise de sécurité, n’est pas restée inactive.

« Avec notre filiale luxembourgeoise, nous avons diligenté une enquête, car nous prenons l’affaire très au sérieux. Ce sont des faits extrêmement graves s’ils sont avérés, qu’on ne peut pas tolérer » souligne un des responsables de la société.

Étrange > Insolite > Drôle.

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 57 min

usa

Direction : les États-Unis.

Deux religieuses, qui officiaient dans une école catholique près de Los Angeles, ont reconnu avoir détourné des fonds de l’établissement.

Le but était de s’offrir des « virées » dans des casinos de Las Vegas.

Ces détournements de chèques, destinés à l’école, duraient depuis plus d’une dizaine d’années, selon l’archevêché de Los Angeles.

La somme des fonds détournés pourrait atteindre 500 000 dollars.

« Nous savons qu’elles avaient l’habitude de partir en voyage et d’aller au casino. Le fait est qu’elles utilisaient le compte de l’école comme leur compte personnel » a résumé un policier chargé de l’enquête. 

L’ordre des « Soeurs de Saint Joseph de Carondelet », créé en 1650 en France, au Puy-en-Velay, a confirmé avoir été informé, par l’archevêché de Los Angeles, d’une enquête sur les finances de l’école catholique Saint James à Torrance, en Californie ».

« On nous a appris l’existence d’un détournement de fonds impliquant deux de nos soeurs. Les soeurs ont confirmé les malversations et ont coopéré à l’enquête » explique l’ordre religieux.

Ses responsables ont présenté leurs excuses aux familles en exprimant son désir de « rembourser intégralement l’école Saint James ».

Les deux soeurs incriminées ont pris leur retraite, cette année.

C’est un audit, réalisé après leur départ, qui a révélé leurs malversations. 

« Aucun élève et aucun programme à Saint James n’ont pâti d’une perte de financement. L’éducation de vos enfants n’a pas, et ne sera pas, affectée par ces événements » a assuré l’école face aux parents.

L’archevêché de Los Angeles, qui n’avait pas déposé plainte, a désormais l’intention de se porter partie civile.

11 déc > ESPAGNE : Homophobe, le parti fait taire un curieux lobby gay…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 42 min

espagne

Longtemps marginal, il vient de débouler sur la scène politique espagnole, mettant fin à quarante ans de marginalisation de l’extrême droite en Espagne.

Fort de sa spectaculaire percée aux récentes élections andalouses, le parti, « Vox », n’hésite pas à affirmer son nationalisme, son opposition à l’immigration, mais aussi son hostilité face à l’évolution des droits des féministes et de la communauté LGBT, ces dernières décennies.

D’où la surprise des internautes en voyant apparaître un compte nommé « VOX_LGBT ».

Un compte qui se revendique comme la voix d’une « association de votants et de sympathisants ».

Actif depuis dimanche, le compte s’est immédiatement attiré les foudres de la direction du parti.

« Vox » a demandé à Twitter de supprimer le profil, « qui utilise son logo sans autorisation ».

« Chez Vox, nous ne croyons pas en les lobbies internes » a déclaré un responsable. 

« VOX_LGBT » a disparu quelques heures plus tard, accréditant l’idée que son ou ses auteurs étaient effectivement membres du parti.

Dans la salve de messages postés, on trouvait une dénonciation des « Gay Pride qui font honte à de nombreux gays » ou un appel à l’abrogation du mariage pour tous, en vigueur depuis 2005 en Espagne.

« Espagnols avant d’être gays ! Ce que nous faisons dans notre chambre à coucher est notre affaire » proclamait la soi-disant « association de sympathisants ».

« Vox », auquel les analystes politiques prédisent un bel avenir au cours de l’année électorale qui vient, a repris à son compte bon nombre de revendications de la droite dure en matière sociétale.

Au chapitre LGBT, il propose de démanteler toutes les dispositions anti-discrimination, d’exclure des lois de santé les soins destinés aux personnes transexuelles, de supprimer les aides publiques aux associations LGBT ou encore de priver de reconnaissance les familles homoparentales.

Mais, sur ces sujets, Santiago Abascal, leader du parti, s’est gardé de toute déclaration incendiaire.

Pour l’instant…

Il réserve ses attaques les plus violentes à ses thèmes de prédilection : la politique migratoire et les indépendantistes qui menacent l’unité du royaume.

11 déc > TÉLÉVISION : Record d’audience pour le chef de l’État…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 29 min

1television

Douze minutes de face-à-face avec les Français.

Hier soir, de 20 heures à 20 heures 12, Emmanuel Macron s’est adressé directement aux Français via une allocution télévisée.

L’occasion pour lui d’annoncer une série de mesures pour tenter de répondre à la colère des « Gilets jaunes ».

L’intervention du président de la République a drainé un flux inhabituel de téléspectateurs.

Hors chaînes info, elle a été suivie par 21,11 millions de Français.

9,73 millions étaient branchés devant TF1.

8,27 millions ont suivi l’allocution sur France 2.

Enfin, 3,11 millions de téléspectateurs étaient devant M6.

En volume cumulé, l’allocution présidentielle fait un score supérieur à l’audience de France/Croatie, la finale de la Coupe du monde de football.

À titre de comparaison, le 16 octobre dernier, la précédente allocution d’Emmanuel Macron avait été suivie par 13,5 millions de Français sur TF1, France 2, M6 et les quatre chaînes info.

Et hier soir, sur les chaînes info, justement…

Emmanuel Macron a été suivie par 919 000 personnes sur BFMTV. 

426 000 personnes ont choisi CNews.

394 000 téléspectateurs étaient devant LCI.

Enfin, 215 000 téléspectateurs ont suivi l’allocution sur franceinfo:.

Le cumul global, toutes chaînes confondues, atteint donc 23 millions de téléspectateurs.

Il s’agit d’un record d’audience historique pour une allocution présidentielle.

Le précédent record datait du 11 mars 2007, date à laquelle Jacques Chirac a fait son dernier discours aux Français.

Diffusé sur TF1, France 2, France 3 et M6, celui-ci avait été suivi par 22 millions de personnes.

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