16 janvier 2020

16|01 ~ JUSTICE ~ L’accusé affirme avoir été victime de pédophilie…

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 12 h 45 min

justice

« On n’est pas obligé de me croire ».

C’est ce qu’a répondu, ce matin, Bernard Preynat, jugé pour des abus sexuels, en réponse à des avocats sceptiques sur les agressions, qu’il dit avoir lui-même subies dans son enfance.

À la reprise des débats, la présidente du tribunal a interrogé le prévenu sur ses confidences faites la veille à la barre.

Bernard Preynat a alors raconté, dans le détail, avoir été abusé par un sacristain, un moniteur de colonie devenu prêtre, puis des enseignants au séminaire.

« L’un d’eux avait ainsi la manie de me laver le sexe avec un gant de toilette ou un mouchoir. Je n’ai pas été le seul. Il y a beaucoup d’autres enfants qui ont été ses victimes. On le savait, mais on n’en parlait pas. Il n’avait pas très bonne réputation ».

D’autres gestes, qu’il dit avoir subis, ressemblent beaucoup à ceux qu’on lui reproche.

« C’était dans la sacristie. J’avais une dizaine d’années. Quand les enfants de choeur se préparaient, le sacristain venait. Il m’a appuyé sur le sexe en disant : qu’est-ce qu’il y a là ? ».

« Vous ne faites pas de lien ? Force est de constater que vous reproduisez exactement les mêmes gestes » lance alors la présidente.

« Non, je ne fais pas de lien » répond Bernard Preynat.

« On peut avoir des doutes sur la réalité de tout ça » lance l’avocat d’une des victimes.

« C’est exactement ce que je pensais. C’est pour ça que je ne voulais pas en parler. Je pensais que ça serait pas bon. Ce que je dis c’est vrai. J’ai rien inventé. Après, on n’est pas obligé de me croire » rétorque Bernard Preynat.

« J’ai pas inventé ces agressions pour m’excuser devant le tribunal » conclut’il.

16|01 ~ SOCIÉTÉ ~ « Nous aussi » : homophobie, racisme, sexisme, humiliation…

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 12 h 35 min

société 2

Récemment, « Mediapart » a publié enquête dénonçant les humiliations sexuelles, l’homophobie et le sexisme dans les grandes écoles de commerce françaises.

En réaction, 500 diplômés et étudiants confirment, dans une tribune, l’existence de ces pratiques et exigent un changement radical et nécessaire.

Voici le texte de la tribune.

« Nous sommes des diplômés et des étudiants de HEC Paris, de l’Essec, de l’Edhec, d’Audencia, de Neoma Business School et d’autres grandes écoles de commerce.

Nous avons souffert de la culture délétère, raciste, classiste, sexiste, homophobe, qui prospère sur ces campus.

Nous sommes de tous bords politiques et de toutes orientations sexuelles.

À la suite de l’enquête de Mediapart, nous choisissons de dénoncer collectivement les humiliations et les agissements, dont beaucoup d’entre nous ont été les victimes lors de notre scolarité.

Si nous n’avons pas tous subi les mêmes violences et les mêmes discriminations, nous encourageons un réveil collectif sur les cultures malsaines, racistes et sexistes des grandes écoles de commerce.

Nous avons été choqués par le courriel qui a été envoyé par le directeur général de HEC, Peter Todd, à la suite des révélations de Mediapart, et qui a pour objet : Article à charge contre les Écoles de Commerce.

Dans ce courriel, Peter Todd réfute, avec la plus grande fermeté, certains commentaires de cet article, qui font croire que l’École couvre sciemment des actes de sexisme, d’homophobie et de harcèlement.

Lorsque nous étions étudiants aussi, la réputation de nos établissements passait avant nous.

Entrés en école de commerce aux âges clés pour la construction d’une identité, nous nous sentions seuls et démunis face à la bêtise de nos camarades et à la cécité de l’administration.

Nous manquions de mots pour qualifier ce que nous vivions.

Désormais, nous sommes capables, avec le recul des années, de percevoir les rouages d’un système d’assimilation oppressif, sexiste et dangereux, qui plus est pour celles et ceux qui souhaiteraient vivre et s’affirmer dans l’expression des différences.

Ce système produit une majorité silencieuse, qui s’ignore et qui, de fait, collabore par son silence et dans une solitude partagée, à des conditions dictées par les plus bruyants, à la tête de petites meutes.

On nous fait croire qu’il n’y a qu’une seule manière de réussir : se conformer pour s’intégrer.

Nous avons été des victimes directes ou indirectes de ce système.

Nous nous y sommes parfois conformés, nous nous sommes tus, nous nous sommes effacés ou nous avons pris la fuite.

Nous souhaitons sincèrement que les jeunes étudiants de ces écoles disposent d’outils pour construire de nouvelles conditions d’expérience pour leurs vies sur le campus.

C’est pour nous adresser à ces étudiants et témoigner devant une communauté plus large des violences vécues, qu’aujourd’hui, nous parlons de façon collective.

Si nous avons décidé de briser le silence et d’élever la voix, c’est aussi pour nous réparer et pour que tous, victimes ou simples témoins, réagissent, brisent l’omerta et empêchent la reproduction de ces exactions et de ces comportements.

C’est aussi parce que nous pensons que la violence à l’égard des dominés s’apprend au même titre que la finance de marché.

La plupart des responsables des abus mentionnés dans cette tribune est désormais en mesure d’affecter d’autres vies que les nôtres.

Ils sont devenus entrepreneurs, hauts fonctionnaires, élus, cadres, managers.

Nous craignons que, dans les fonctions qui sont désormais les leurs, ils fassent montre du même cynisme, de sadisme et d’indifférence à l’égard de la souffrance d’autrui.

Face à eux, s’ils récidivent, il est de notre devoir de dire non, de les combattre avec la plus grande fermeté.

Il est aussi de notre devoir de leur rappeler un temps qu’ils ont certainement oublié, au contraire des signataires de cette tribune, dont certains portent les traces psychologiques.

Mais surtout, il est de notre devoir de ne pas laisser se perpétuer ces comportements et laisser de nouvelles générations grandir dans l’intolérance, la violence et la peur.

Ce nous n’est pas homogène, mais il veut rassembler tous ceux qui ont subi ces agressions, celles et ceux qui se sentent concernés par l’urgence d’un changement de culture dans ces écoles, celles et ceux qui sont prêts à soutenir et relayer les témoignages dénonçant ces violences.

Dire nous aussi, c’est nous associer à la parole qui a enfin été entendue dans l’enquête publiée par Mediapart. 

C’est aussi affirmer que, notamment depuis #MeToo, nous n’avons plus peur.

Nous aussi, nous avons été des putes, des fiotes, des chagasses, des gouines, des salopes, des pédés, des moches, des frigides.

Comme les étudiants actuels, nous découvrions quelle était la norme à laquelle s’ajuster dans ce village composé de la crème de la crème, avec un seul mot d’ordre : Marche ou crève.

Aidé par l’alcool et le vase clos, voilà le cocktail parfait pour que quelques meneurs guident une majorité suiviste sur une pente indigne.

Nous aussi, nous avons vécu le racisme.

Nous aussi, nous avons reçu des messages de menaces et de moqueries, racistes, parfois diffusés à l’ensemble de la promo.

Nous aussi, nous avons découvert des antisémites assumés.

Nous aussi, nous avons écopé de remarques négrophobes sur nos cheveux ou notre apparence ou reçu des mails tournant en dérision les Noirs.

Nous aussi, nous avons souffert du sexisme.

Nous aussi, nous avons assisté, effarés, à des rites initiatiques réservés aux seuls jugés capables d’honorer la réputation d’associations imbibées de valeurs virilistes.

Nous aussi, nous nous sommes sentis en danger lors du week-end d’intégration, notamment après l’élection de la salope de la promo.

Nous aussi, nous avons été jugés, catégorisés et stigmatisés.

Nous avons été soumis à des diktats physiques et réduits à une version amoindrie de nos corps.

Nous étions trop gros, trop maigres, pas assez sexys ou beaucoup trop.

Nous aussi, nous avons figuré dans des classements publics, qui nous décernaient des prix telles les vaches du salon de l’Agriculture.

Nous aussi, nous avons été la choppe de trop, taillé la pipe de trop, reçu le doigtage ou le cunni de trop, couché avec la personne de trop.

Nous aussi, nous étions trop libres ou pas assez, trop visibles ou trop discrets.

Nous aussi, nous avons entendu nos explorations sexuelles déformées et salies par nos camarades de promotion.

Nous aussi, nous avons vu notre intimité étalée publiquement, par des auteurs anonymes.

Nous aussi, nous avons tenté de combattre les pratiques sexistes, notamment par la création d’associations pour l’égalité des chances, et avons reçu des messages haineux, des e-mails d’injures et rencontré une grande hostilité de la part de nombreux camarades de promo.

Nous aussi, nous avons constaté que cette forme d’hétérosexualité oppressive se poursuivait en entreprise, puisqu’en école de commerce, on n’étudie pas que la comptabilité, la finance ou le marketing.

Lors de leurs années de vie sur le campus, les étudiants font aussi l’apprentissage de pratiques culturelles qu’ils assimilent et reproduisent par la suite, notamment dans leur vie professionnelle.

Nous aussi, nous avons vécu l’homophobie.

Nous aussi, nous avons été enfermés dans un modèle de sexualité hétéro-sexiste, qui s’impose à tous sur le campus, un vase clos qui tolère difficilement la différence.

Nous aussi, nous avons eu peur de sortir du placard ou nous avons dû y rentrer à nouveau, quand nous avons été outés sans notre consentement.

Nous aussi, nous avons dû vivre dans un climat de peur constante vis-à-vis de notre orientation sexuelle, portée comme un fardeau.

Être pédé ou gouine en école de commerce, c’est s’exposer à des risques.

Celui de voir sa vie privée déballée sur le Net.

Celui de se faire insulter.

Celui de se voir fermer des portes, que ce soit celles du bar de l’école, dont vous vous excluez de vous-même face à la pression, ou celles de certaines associations sportives, où l’on vous fait savoir que vous n’êtes pas les bienvenus.

Nous aussi, nous avons été agressés.

Nous aussi, nous avons fait l’objet d’assauts insistants et non consentis de la part de camarades de promos, alcoolisés ou non.

Nous aussi, nous avons eu peur de sortir de nos chambres, certains soirs.

Nous aussi, nous avons été suivis jusqu’à notre porte.

Nous aussi, nous nous sommes enfermés à clé.

Nous aussi, nous avons retrouvé notre chambre saccagée.

Nous aussi, nous avons subi ou été témoins d’agressions sexuelles.

Nous aussi, nous avons subi ou été témoins de viols.

Nous aussi, nous avons eu à nous éloigner, faute de pouvoir nous adapter.

Nous aussi, nous avons choisi de vivre en dehors du campus, d’étudier à l’université.

Nous aussi, nous avons préféré continuer nos études à l’étranger.

Nous avons démissionné.

Nous avons changé de postes ou de carrières.

Nous évitons certaines communautés d’anciens élèves, la boule au ventre, de peur de retrouver ceux qui nous ont fait du mal.

Nous aussi, nous nous sommes tus.

Nous aussi, nous nous sommes tus par manque de recul pour lire la situation.

Nous nous sommes tus par inertie.

Nous nous sommes tus par pression sociale.

Nous nous sommes tus, alors que nous avons vu des amis abîmés et parfois brisés par les actes, les injures et les rumeurs, ou que nous-mêmes nous avions été victimes d’actes et de paroles.

Nous nous sommes tus par manque de moyens.

Nous nous sommes tus par manque de soutien.

Nous nous sommes tus parce que nous étions traumatisés.

Nous nous sommes tus pour ne pas attirer l’attention.

Nous nous sommes tus par peur.

Ce silence subi et imposé nous a pesés. 

Une part significative de responsabilité incombe aux institutions qui ont longtemps accueilli et toléré cette violence.

Des générations de jeunes étudiants, notamment parmi les signataires de cette tribune, peuvent témoigner de l’inertie de leurs directeurs et directrices, ainsi que des membres de l’administration, et ce depuis une trentaine d’années.

Certaines écoles ont, paraît-il, mis en place des mesures pour limiter ces actes.

Peter Todd, Vincenzo Vinzi, Emmanuel Métais, et autres responsables d’écoles de commerce, il est de votre responsabilité personnelle de vous assurer que ces pratiques cessent.

À vous, directeurs et directrices d’école, voici quelques mesures que nous exigeons de voir mises en œuvre, afin d’assurer et d’accélérer le changement :

−Admettre, publiquement, que de tels violences et agissements existent dans ces écoles.

−Sanctionner avec une grande fermeté les individus et les associations encourageant les agressions et les humiliations. Aucune de ces violences ne saurait être tolérée. L’administration devra être particulièrement vigilante lors des périodes d’intégration des étudiants.

−Favoriser l’ouverture des campus sur l’extérieur. Trop d’affaires ont été réglées en interne, refermant le couvercle sur ces violences désastreuses.

−Ne pas obstruer la justice ou déconseiller à un étudiant d’y avoir recours dans le but de préserver la réputation de l’école. S’il ou elle le désire, l’accompagner dans sa démarche, juridiquement et psychologiquement.

−Initier l’année par des sessions obligatoires de sensibilisation au consentement.

−Organiser des conférences obligatoires accueillant des intervenants spécialisés, notamment sur les questions de sexualité, de sexisme et d’homophobie.

−Plus généralement, favoriser la présence de conférenciers femmes, LGBT et issus de la diversité, lors des événements officiels comme associatifs.

−Accompagner la construction d’un regard critique sur les conditions de socialisation au sein de ces écoles, grâce à un renforcement de la formation par l’étude des sciences sociales. Un tel cursus permettrait également aux étudiants de disposer de nouveaux outils intellectuels. Dotés de ces armes critiques, ils prendraient davantage la mesure de la nécessité de transformer les pratiques du monde de demain.

À toi, étudiant de ces écoles, tu n’es plus seul.

Nous espérons t’avoir permis de comprendre que le problème, systémique, peut se combattre.

À toi désormais de parler autour de toi.

Tu as plus d’alliés que tu ne le crois et notamment en la personne de chacun des signataires de cette tribune.

Enfin, à toi qui as abusé ou abuses encore de ta position, toi qui as humilié ou humilies encore pour le fun, toi qui traites tout ce qui est différent avec violence et condescendance : on sait qui tu es, on te connaît, on ne t’a pas oublié.

Mais maintenant, à défaut d’ouvrir nos chattes, on ne fermera plus notre gueule.

Cette tribune a reçu l’appui de 514 signatures. 

Certains signataires ont fait le choix de rester anonymes, en raison de leur souffrance passée ou plus simplement pour des raisons professionnelles.

Nous n’avons donc pas comptabilisé leurs signatures, mais nous sommes émus de leur soutien et témoignage et nous les en remercions ».

16|01 ~ JUSTICE ~ Vers une mise en examen du réalisateur…

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 12 h 04 min

christophe-ruggia

Christophe Ruggia, accusé d’attouchements sur l’actrice, Adèle Haenel, lorsqu’elle était adolescente, va être présenté à un juge d’instruction, en vue d’une éventuelle mise en examen.

Le cinéaste de 55 ans, qui conteste cette mise en cause, a été interpellé mardi matin avant d’être placé en garde à vue pendant près de deux jours.

Le parquet a précisé qu’une information judiciaire devait être ouverte.

La comédienne affirme avoir été « victime d’attouchements et de harcèlement sexuel » de la part de Christophe Ruggia, quand elle était âgée de 12 à 15 ans.

Les faits se seraient notamment produits durant le tournage du film, « Les Diables ».

Entendue par les enquêteurs fin 2019, Adéle Haenel avait expliqué avoir décidé de s’engager « activement dans cette procédure, considérant qu’il est de ma responsabilité de justiciable, comme de personnalité publique, d’y prendre part, au regard de la gravité des faits dénoncés et des conséquences pour chacun ».

Christophe Ruggia s’est défendu à plusieurs reprises en assurant « avoir commis l’erreur de jouer les pygmalions, avec les malentendus et les entraves qu’une telle posture suscite ».

Cette affaire a provoqué un séisme dans le milieu du cinéma français.

Dans le sillage de l’affaire Haenel, de nouvelles accusations de viol ont été portées contre Roman Polanski.

16|01 ~ PHILIPPINES ~ Nouveau rejet du mariage homosexuel…

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 11 h 55 min

Philippines

La Cour suprême a confirmé sa décision de rejeter une pétition, qui demandait la légalisation du mariage homosexuel.

Dès cette annonce, l’Église catholique a exprimé cette satisfaction.

Broderick Pabillo, évêque auxiliaire de Manille, s’est félicité de la sentence en exhortant les législateurs à « s’occuper de questions urgentes, comme la pauvreté, le chômage et le changement climatique ».

Honesto Ongtioco, à la tête du diocèse de Cubao, a rappelé que « l’Église soutiendra toujours les enseignements de Jésus au sujet du mariage, indépendamment de ce que l’État pourra décider avec ses lois ».

Le thème du mariage homosexuel est très présent dans la vie publique des Philippines.

Notamment parce que le président, Rodrigo Duterte, a promis de le légaliser dans une logique de lutte contre le modèle familial traditionnel.

Aujourd’hui, la société est, à la fois, marquée par les influences occidentales et par un certain relativisme moral.

En réaction à la décision de la Cour, Maria Sofia Robles, membre d’une association catholique, a déclaré que « tous les fidèles sont engagés dans la défense de la famille, de la vie et du sacrement du mariage ».

« Le mariage est seulement entre un homme et une femme. Nous sommes heureux que la Cour suprême ait reconnu cette vérité, que nous continuerons à promouvoir comme signe d’amour dans la société ».

La communauté LGBT n’a pas encore réagi à cette décision.

16|01 ~ ISRAËL ~ Manifestation contre les propos homophobes du ministre…

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 10 h 14 min

RAFI PERETZ

Hier, des milliers de lycéens ont manifesté pour dénoncer les propos tenus, la semaine dernière, par Rafi Peretz, ministre de l’Éducation.

Il qualifiait le mariage homosexuel de « contre-nature ».

Lycéens et enseignants se sont rassemblés à Tel Aviv sous le slogan, « Demander le changement ».

La manifestation était organisée par des conseils d’élèves de plusieurs lycées et des bus ont transporté les manifestants sur le site de l’événement.

« Nous pensons à notre avenir. Les ministres et les responsables politiques, qui sont supposés diriger le pays, représenter les communautés variées et les différentes orientations sexuelles, ne peuvent pas venir nous dire ce qui est normal. Ils ne peuvent pas venir piétiner des communautés entières, des gens qui ont des sentiments, des réflexions » explique une lycéenne.

Ceci dit, les manifestants ont précisé qu’ils n’étaient pas là pour réclamer la démission du ministre.

« Nous ne sommes pas contre Rafi Peretz. Nous ne sommes opposés aux idées de personne. Il s’agit plutôt de mettre en cause la manière dont les leaders politiques s’expriment. Lorsque le ministre de l’Éducation définit le modèle hétérosexuel comme normal, il contredit l’éducation des élèves en matière de tolérance et de considération d’autrui » défend un autre jeune participant.

Ran Erez, président de l’Association des Enseignants du Secondaire, a apporté son soutien à la manifestation.

Il a expliqué « être fier du conseil des élèves, et des élèves du pays en général, pour leur implication sociale et leur positionnement moral en faveur de la liberté de tous les individus à vivre comme ils le souhaitent. Par leurs actions, ils démontrent une citoyenneté pratique exemplaire ».

Suite à la polémique, le minstre avait ajouté que, « grâce à Dieu, mes enfants ont grandi de manière naturelle et saine. Ils construisent leurs familles sur la base des valeurs juives. Dans le public religieux, qui vit conformément aux règles de la Torah, une famille normale, c’est un homme et une femme. Nous ne devons pas avoir honte de vivre de cette manière naturelle ».

Ses propos avaient suscité un torrent de critiques, notamment de la part de son collègue du gouvernement, Amir Ohana, ministre de la Justice.

Homosexuel, ce dernier a qualifié les propos de Rafi Peretz de « répréhensibles, obscurantistes et mensongers ».

De nombreux maires de grandes villes ont également fustigé le ministre de l’Éducation.

Ils ont donné pour instruction, aux écoles de leurs municipalités, de parler de l’acceptation des membres de la communauté LGBT à leurs élèves.

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