20 avril 2015

SOCIÉTÉ- Les LGBT privilégiés ou pas dans le monde du travail ?

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 10 h 11 min

1travail

Alors que tout laisse croire que les gays et les lesbiennes bénéficieraient d’un accès privilégié à des emplois hautement qualifiés, les chiffres décrivent une réalité tout autre.

Parler des discriminations est dans l’air du temps.

La presse relaie fréquemment l’existence d’inégalités de traitement entre différents types de populations.

Les grandes entreprises ont une direction de la diversité et la lutte contre les discriminations est une des missions principales du Défenseur des droits.

Dans ce contexte, sont souvent mises en avant les discriminations hommes / femmes sur le marché du travail et celles fondées sur l’origine ethnique.

Les discriminations affectant les personnes LGBT sont pour leur part, et curieusement, cantonnées à ce qui relève de la sphère privée : mariage, adoption, PMA.

Tout se passe comme si la question de la discrimination économique ne se posait pas, ou plus, pour les personnes LGBT.

Ce peu d’intérêt pour les discriminations proprement économiques basées sur l’orientation sexuelle est singulier.

On ne l’observe pas outre-Atlantique, où ces discriminations occupent une place importante tant dans les luttes associatives que dans les recherches académiques.

En France, passer sous silence le volet économique de la discrimination à l’encontre des LGBT a une origine profonde.

C’est « l’idée » même qu’il puisse y avoir une discrimination économique des gays et des lesbiennes qui est difficile à faire passer de ce côté-ci de l’Atlantique, aussi bien auprès des entreprises que des chercheurs et parfois même de la communauté LGBT.

Cette difficulté tient à une caractéristique particulière de ce type de discrimination.

La variable sur laquelle est fondée la discrimination, l’orientation sexuelle, n’est pas directement observable par l’employeur, au contraire des autres types de discriminations.

Il semble ainsi impossible que les gays et les lesbiennes puissent être discriminés, car l’orientation sexuelle n’apparaît ni sur le visage ni dans le CV.

Cela est certes rassurant, mais faux.

Les employeurs disposent de nombreuses variables pour appréhender l’orientation sexuelle et celle-ci finit souvent par être connue sur le lieu de travail.

Plus encore, les gays et les lesbiennes sont fréquemment perçus, par les personnes hétérosexuelles, comme disposant de réseaux leur permettant de bénéficier d’accès « privilégiés » aux bons emplois tels que la presse, l’audiovisuel ou les arts.

Alors que ces débats sont dépassés outre-Atlantique, il est encore difficile de lutter contre ces idées reçues en France.

Pourtant, la Halde soulignait dès 2008 l’existence de relations préoccupantes des gays et des lesbiennes avec le monde du travail. Promotions moins fréquentes, discriminations à l’embauche, rémunérations en retrait, démissions forcées, licenciements.

En outre, les résultats des travaux scientifiques disponibles pour la France sont les mêmes que ceux obtenus pour les autres pays.

Les hommes homosexuels ont, à caractéristiques identiques, moins de chances que leurs homologues hétérosexuels d’occuper un emploi et, lorsqu’ils en ont un, sont en moyenne moins bien rémunérés. 

Un gay subit une pénalité salariale d’environ 6 % dans le secteur privé et de 5,5 % dans le secteur public, soit un écart comparable à celui de la discrimination hommes / femmes et une perte de revenu d’environ 1 600 euros par an.

En termes d’emploi, les gays ont sur le marché du travail un taux de chômage deux fois plus élevé que celui de leurs homologues hétérosexuels.

Point important : ce sont les jeunes gays qui en pâtissent le plus.

Il faut donc aller contre ces idées reçues même si celles-ci sont douces et rassurantes.

Comme dans les autres pays, les discriminations économiques à l’encontre des personnes LGBT existent bel et bien en France.

Il est temps d’en parler davantage.

LIVRES- La transexualité vue du côté de l’amour.

Classé dans : REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER,XXXX - À savoir — fierementgay @ 8 h 14 min

1samuel

« Éloi », est le troisième roman de Samuel Champagne.

Il est la suite de « Garçon manqué », qui abordait la découverte pour Éloïse de la transsexualité.

Elle apprenait à admettre sa différence et tentait de trouver sa place dans une société qui définit les gens par leur genre. 

« Éloi » aborde cette fois-ci les étapes à franchir par les gens en transition, la prise d’hormones, les chirurgies, les documents gouvernementaux et la première relation amoureuse.

« Ma sœur Annabelle me dit que je suis son chevalier, parfois son prince.

Plus personne ne s’offusque quand je me présente en tant que garçon, mes amis et ma famille ont compris que mon corps n’est pas tout ce qui me définit.

Je prends de la testostérone, j’attends impatiemment de pouvoir subir ma première chirurgie et je commence le cégep.

Maintenant, à dix-sept ans, je suis Éloi.

Je suis heureux, je suis en paix, mais je ne cesse de me poser une question : est-ce qu’un jour, quelqu’un voudra être en couple avec moi ?

Puis, il y a Luka, un ami de Dominic, qui s’immisce dans ma quiétude.

Il change tout avec ses yeux gentils et ses questions que j’évite.

Il est gay, comme moi.

Non… pas tout à fait comme moi.

Mais comment pourrais-je lui avouer que je ne suis pas exactement celui qu’il apprécie ?

Plus j’apprends à le connaître, plus j’ai envie d’être son prince à lui.

Et moins j’ai envie qu’il sache que je suis transsexuel.

Finalement, je me rends compte que je ressens encore le besoin de me cacher pour qu’on m’aime ».

À nouveau, la collection « Tabou » offre dans sa littérature jeunesse des sujets dont on parle peu, qui sont difficiles et délicats à aborder.

Et il y a des auteurs comme Samuel Champagne avec le don de l’écriture simple et naturelle pour bien expliquer, renseigner, démystifier ces sujets comme la transsexualité, et ce, sans jugement sur qui que ce soit.

Déjà avec le premier volume, on apprenait à connaitre Éloïse (devenu Éloi) à travers ses réflexions, ses peurs, son acharnement, sa détermination à s’accepter tel qu’il est et à prendre confiance en lui pour passer à travers les épreuves d’être une personne trans.

Dans le deuxième livre, on retrouve Éloi, bien déterminé à ce que les gens autour de lui à l’école le traitent comme un gars et l’appellent Éloi.

Car en plus d’avoir acquis de la confiance en lui, Éloi a commencé à changer physiquement grâce à la prise de testostérone.

Donc, les gens ne soupçonnent pas qu’il est encore bien féminin dans ses parties les plus intimes.

Samuel Champagne a le don d’écrire des histoires émouvantes, avec des personnages attachants qui nous touchent profondément.

La relation qui s’établit entre Éloi et Luka est tellement belle et naturelle, qu’on leur souhaite que la vie les réunisse malgré les épreuves qui se placent entre eux.

Il n’est pas facile, c’est vrai, pour Éloi de subir ces transformations, mais il est tout autant difficile pour Luka d’être ouvert à la différence d’Éloi, car physiquement, il n’est pas complètement un garçon, ni toutefois une fille.

Une belle leçon de courage autant de la part d’Éloi que de Luka. 

Il est intéressant de voir que Luka, malgré tout, garde l’esprit ouvert et est là pour son ami pour le meilleur et pour le pire comme on dit.

Cette histoire est captivante, émouvante même, et parle d’une réalité que nous connaissons peu.

Un livre jeunesse avec l’étiquette « 14 ans et + » qui devrait être lu par tout public, autant les adolescents, les parents, les intervenants scolaires aussi, peu importe son orientation sexuelle, ne serait-ce que pour s’ouvrir sur la différence des autres et être plus tolérant et compréhensif.

À la fin du livre, on retrouve une liste de ressources en France et au Québec pour venir en aide, avec sites internet et numéros de téléphones.

Que ce soit la prévention du suicide, « Gay écoute », association de parents, « SOS homophobie ». 

L’info insolite du jour.

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 7 h 56 min

1ana

Aujourd’hui, direction Le Japon. 

Après le « Pokemon Jet », qui a fait la joie des gamins nippons, la compagnie aérienne japonaise ANA fera voler cet automne un « R2-D2 Jet ».

Un avion repeint aux couleurs du robot éponyme de la saga « Star Wars ».

Sur les visuels en images de synthèse présentés par la compagnie, le Boeing 787-9 au fuselage blanc arbore des bandes bleues sur le nez et un énorme « Star Wars » sur les flancs, ainsi que divers autres motifs évoquant le robot, héros de l’univers de science-fiction créé par George Lucas.

C’est, selon ANA, la première fois que cette saga cinématographique est utilisée comme thème pour un avion de ligne.

L’appareil devrait voler dès cet automne entre le Japon et une destination étrangère encore non précisée.

Ce projet est annoncé au moment où se déroule aux États-Unis la 10ème convention dédiée à l’épopée « Star Wars ».

La projection sur grand écran d’une nouvelle bande-annonce d’une minute environ, avant la sortie le 18 décembre du prochain opus, « Episode VII: Le réveil de la force », a été accueillie par un rugissement de joie du public.

Quant à l’avion d’ANA, d’aucuns se sont d’abord demandés sur internet s’il ne s’agissait pas d’une blague.

Mais la compagnie a bel et bien confirmé à Tokyo son projet.

Il n’est pas si rare que les transporteurs aériens nippons repeignent leurs avions le temps d’une campagne de promotion en utilisant des personnages vedettes.

ANA avait rencontré un certain succès avec un « Pokemon Jet » et sa rivale Japan Airlines avec un « Doraemon Jet », du nom d’un des héros de dessin animé préférés des enfants japonais.

19 avril 2015

AUSTRALIE- Le Premier ministre boit et ça ne plait pas.

Classé dans : XXXX - À savoir — fierementgay @ 23 h 30 min

1tony

Six secondes.

C’est le temps qu’il aura fallu à Tony Abbott, le Premier ministre australien, pour créer une nouvelle polémique.

C’est aussi le temps qu’il a mis a boire une pinte, équivalent d’un demi-litre de bière, encouragé par des joueurs de football australien qui criaient « cul-sec, cul-sec ! », l’invitant à boire son verre d’un trait.

« Je suis allé voir Tony et je lui ai dit, voulez-vous venir partager une bière avec les meilleurs joueurs ? » expliquez Simon Carrodus, entraîneur de l’équipe de football australien.

« Il a dit absolument, pas de problème ».

Tony Abbott a alors évoqué le souvenir de l’un de ses prédécesseurs, le travailliste Bob Hawke, buveur notoire qui revendiquait le titre de champion du monde de la consommation du  « yard-glass » de bière, soit environ 1,7 litre, dans le temps record de 11 secondes.

Le verre avalé par Tony Abbott contenait un peu moins d’un demi-litre de bière.

Le Premier ministre, qui en janvier dénonçait les méfaits de l’alcool chez les jeunes, s’était attiré des quolibets pendant la campagne des législatives de 2010 en commandant un panaché de bière et de limonade.

Cette fois, certains internautes l’accusent d’avoir voulu récupérer un peu de capital sympathie auprès des Australiens en offrant le visage d’un homme accessible aux habitudes ordinaires… qui boit.

LIVRES- Tout ce que compte la littérature lesbienne est dans ce livre.

Classé dans : REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER,XXXX - À savoir — fierementgay @ 23 h 08 min

1livre

La plupart des gens ignore que de nombreux ouvrages mettent en scène des lesbiennes.

Afin de pallier cette carence, voici un « outil » bien pratique.

« Entre femmes », de Paula Dumont,  recense des romans, des œuvres dramatiques, des recueils de poèmes, des bandes dessinées, des témoignages et des biographies qui mettent au premier plan l’amour d’une femme pour une autre.

Ces livres, qui constituent le noyau d’une bibliothèque lesbienne idéale, ont des femmes pour auteurs.

Seuls figurent dans ce recensement les biographes masculins de lesbiennes et bisexuelles célèbres.

En feuilletant ces pages, on s’apercevra que, durant vingt-sept siècles, de Sappho à Colette, aucune femme n’a eu voix au chapitre sur ce sujet, mais que, depuis la série des « Claudine », de nombreuses romancières de talent s’en sont emparées, de Françoise Mallet-Joris à Patricia Highsmith et de Renée Vivien à Alison Bechdel.

On trouvera donc dans « Entre femmes » les notices de plus de trois cents ouvrages résumés et commentés, ces notices permettant de choisir un volume en toute connaissance de cause.

On rencontre dans ces livres, publiés de 1900 à 2014, des lesbiennes d’une grande diversité, des plus solides aux plus fragiles, des plus fortunées aux plus démunies et des plus vertueuses aux plus machiavéliques, comme dans le reste de la population.

Sachant combien il est vital de s’identifier à des personnages imaginaires pour pouvoir construire sa personnalité, en toute sérénité, il est important que les lesbiennes, souvent invisibles et isolées, disposent d’ouvrages qui les aideront à prendre conscience de leur orientation et où elles trouveront des héroïnes auxquelles s’identifier.

Paula Dumont, docteure ès lettres, vit à proximité de Montpellier et se consacre à l’écriture.

Elle est l’auteur de l’une des rares autobiographies de lesbiennes en deux volumes, « Mauvais Genre » et « La Vie dure ».

Elle a également publié « Lettre à une amie hétéro », propos sur l’homophobie ordinaire.

Elle milite pour l’égalité des droits des LGBT.

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