15 juin 2021

15|06 ~ MÉDIAS ~ « Porter la parole des personnes trans dans l’espace public ».

Classé dans : 1- LGBT,MÉDIAS — fierementgay @ 11 h 43 min

médias

Le 1er juin, « XY Média », premier média audiovisuel trans-féministe, lançait une cagnotte pour se financer.

Moins de onze heures après, l’objectif était dépassé avec 12 000 euros récoltés.

En dix jours, les dons s’élevaient à 36 000 euros.

Derrière le projet, on trouve six femmes transexuelles: Vénus Liuzzo, Sasha Yaropolskaya, Carol Sibony, Sofia Versaveau, Anna Balsamo et Charlotte Jourand.

« XY Média » regroupe une dizaine de personnes et poste des vidéos explicatives sur la représentation des personnes transexuelles, le féminisme socialiste ou encore la transmisogynie, sur les réseaux sociaux.

Ces femmes parlent de leur engagements, du besoin de ce type de média et des discriminations que subissent les femmes transexuelles.

Extraits.

« Lors de groupes de parole en non-mixité trans-féminine, en réaction aux nombreux suicides de femmes trans, qui ont eu lieu pendant le premier confinement, l’idée du média est venue. Lors de nos discussions, il y avait un thème qui revenait souvent : la question médiatique des personnes trans. Tous les mois, la presse française sortait un article sur la transidentité. Par exemple, Marianne a publié un dossier sur les enfants trans, qui véhiculait des propos et des chiffres erronés. On a eu peur que cet intérêt vif de la presse française pour les questions trans ne déclenche la même vague médiatique négative qui a eu lieu au Royaume-Uni et qui a mené à un changement politique très concret : le gouvernement de Boris Johnson a interdit les bloqueurs de puberté pour les adolescents trans. Dans ce groupe de parole, il y avait des vidéastes et des militantes. On a décidé de contacter ces personnes et d’allier nos forces, à la fois militantes et techniques, pour lancer un média audiovisuel fait par et pour les personnes trans ». 

« Le but est de porter la parole des personnes trans dans l’espace public, parce qu’on ne nous la donne pas souvent. On a décidé de créer un espace pour visibiliser nos actions et nos vécus, défendre qui on est. On a voulu avoir un contenu qui ne se présente pas toujours en réaction au discours de l’extrême droite. On voulait aussi vulgariser le savoir trans, le rendre accessible au plus grand nombre. Le monde académique trans existe en France. Il y a plein d’universitaires qui travaillent sur le sujet, qu’ils soient cisgenres ou transgenres. Ces savoirs utiles, qui peuvent aider à la compréhension, restent cachés dans les revues académiques ».

« XY développe aussi un réseau professionnel pour aider les personnes trans à sortir de la précarité et avoir accès au marché de l’emploi. Ces personnes sont talentueuses et elles méritent tout autant que les autres de faire ce qu’elles aiment ».

« Le transféminisme est un terme très peu défini. Au sein de notre média, il désigne la lutte pour la libération des personnes trans. Quand on observe les statistiques, sur la manière dont les violences transphobes impactent les femmes trans, on arrive à la conclusion qu’une fois que les femmes trans seront libres toutes les femmes seront libres. Les femmes trans sont un peu en bas de l’échelle sociale. Si, en plus, s’ajoutent à leur situation des critères de race et de classe économique les difficultés s’accumulent. Le transféminisme défend l’idée que la libération des femmes cis ne peut pas se passer de la libération des femmes trans ».

« On est exploité par le travail sexuel. On est écarté du marché de l’emploi, du droit au logement. On peut être obligé de quitter notre pays comme Sasha, qui est russe, a dû le faire, parce que nos vies ne sont pas protégées. Il y a aussi les violences qu’on vit dans la rue, les thérapies de conversions, la famille qui nous met à la porte. Les personnes qui rencontrent le plus de difficultés sont les femmes trans migrantes, qui doivent se prostituer au bois de Boulogne. Ces femmes sont disproportionnellement exposées au VIH. Cela crée des situations dramatiques. Ces personnes arrivent en France, elles n’ont pas de papier et donc pas de Sécurité sociale. L’accès au traitement médical leur est, de fait, compliqué ».

« En étant visibles, on prend aussi le risque d’être visées par des groupes. On a eu un message en morse sous la vidéo de notre appel aux dons qui disait : Heil Hitler. Ce n’est pas le seul message nazi qu’on a reçu. Ces références au nazisme sont particulièrement graves. Les personnes trans, les travestis et les homosexuels, ont été déportés dans les camps de concentration. Quand l’extrême droite poste ce genre de message, ça s’inscrit dans une histoire très douloureuse et traumatique pour les personnes trans ».

« L’idée de fonder XY est née d’un débat qu’on a eu avec une journaliste. Elle avait écrit un article sur les proches des personnes trans en citant un ouvrage qui affirmait qu’une femme trans n’est une femme que lorsqu’elle subit une opération génitale. Cette personne se présentait comme sensible aux questions LGBT. On lui a fait remarquer le problème et elle nous a répondu : pourquoi ne commencez-vous pas à écrire au lieu de me critiquer. Et puis, finalement, on a pris son conseil et on a monté XY. Plus sérieusement, il faudrait que les rédactions engagent des personnes trans pour écrire sur ces sujets. Même dans les médias féministes, les personnes trans sont absentes ».

« En France, on a pour habitude de solliciter des experts cis pour parler des questions trans. Le conseil que je donnerais aux journalistes cis, c’est d’essayer de s’approcher d’associations de journalistes LGBT ou féministes comme l’AJL ou Prenons la une. Essayer de voir s’ils ont des kits explicatifs. Ils peuvent aussi consulter le Wiki Trans, qui est une très grosse ressource concernant les questions LGBT. N’importe qui peut y accéder pour améliorer ses définitions et sa compréhension des questions trans. En 2021, on ne devrait plus avoir des articles sur la transidentité sans aucun expert trans, aucune association trans. C’est un non-traitement ».

14 juin 2021

14|06 ~ TÉLÉVISION ~ Satisfait de l’éviction de l’actrice…

Classé dans : 1- LGBT,MÉDIAS — fierementgay @ 9 h 49 min

tele

Son coup de gueule aura été entendu.

Véronique Genest vient d’être remerciée par la production de la fiction adaptée du livre de Marc-Olivier Fogiel, « Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? », consacré à la Gestation Pour Autrui.

Stéphane Sitbon-Gomez, numéro deux de France Télévisions, a expliqué que cette décision intervient au lendemain des virulentes déclarations du patron de BFMTV, furieux en découvrant que Véronique Genest figurait au casting de cette fiction.

« Alors là, c’est la meilleure ! Manifestement, le budget doit être confortable pour que Véronique Genest qui, après avoir dit des horreurs aille à la soupe ! Miam miam ! Beurk » avait réagi Marc-Olivier Fogiel.

Suite à la décision de France Télévisions, il a fait part de sa satisfaction.

« Ça me paraît plus sage ! » a-t-il écrit sut Twitter.

Désormais, la production est à la recherche de la remplaçante de Véronique Genest.

Pourtant très active sur Twitter, elle n’a pas encore réagi.

En 2018, Véronique Genest s’était dite fermement opposée à GPA.

« Dans vingt ans, les enfants diront : Dis papa, qui c’est maman ? Pourquoi elle m’a vendu ? » avait-elle déclaré. 

La fiction, adaptée du livre de Marc-Olivier Fogiel, relatera le combat de deux couples, hétérosexuel et homosexuel, pour fonder une famille.

11 juin 2021

11|06 ~ TÉLÉVISION ~ La présence de l’actrice provoque sa colère…

Classé dans : MÉDIAS — fierementgay @ 12 h 44 min

télé

La réaction ne s’est pas fait attendre.

Fureur chez Marc-Olivier Fogiel.

Alors que son ouvrage, « Qu’est-ce qu’elle a, ma famille ? », est adapté en fiction par France 2, l’actuel patron de BFMTV ne s’est pas privé de réagir à la présence de Véronique Genest dans le téléfilm.

Dans « Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? », Marc-Olivier Fogiel revient sur son parcours pour fonder une famille et son recours à la Gestation Pour Autrui, en 2018.

À l’époque, Véronique Genest s’était empressée de donner son avis sur cette décision.

« Dans vingt ans, les enfants diront : Dis papa, qui c’est maman ? Pourquoi elle m’a vendu ? » avait-elle tweeté.

Des propos qui avaient choqué Marc-Olivier Fogiel.

« Oh la la, quel naufrage. Il faut lire et ensuite tu comprendras. Plutôt que de parler sans savoir. C’est juste la base » avait-il écrit.

Rapidement, l’actrice avait supprimé son tweet.

Ceci dit, sa présence au générique de « L’appel de la cigogne » a provoqué la colère de Marc-Olivier Fogiel.

« Alors là, c’est la meilleure ! Manifestement, le budget doit être confortable pour que Véronique Genest qui, après avoir dit des horreurs, aille à la soupe ! Miam miam ! Beurk » a-t-il tweeté.

L’ADFH, « Association Des Familles Homoparentales », a également réagi.

« Véronique Genest ? On crache sur la GPA de Marc-Olivier Fogiel, mais quand il s’agit d’aller récupérer des dollars, on ne loupe pas un casting pour un film adapté de son livre et retraçant un beau parcours sur le sujet ! ». 

11|06 ~ TÉLÉVISION ~ Adaptation de son livre sur la Gestation Pour Autrui…

Classé dans : MÉDIAS — fierementgay @ 12 h 18 min

télé

Voilà de quoi lancer le débat sur la Gestation Pour Autrui au sein des foyers.

Sofia Essaïdi sera à la tête d’une fiction, pour France 2, sur le sujet.

Il s’agira de l’adaptation du livre de Marc-Olivier Fogiel, « Qu’est-ce qu’elle a, ma famille ? ».

Le tournage du téléfilm, rebaptisé « L’appel de la cigogne », a commencé en début de cette semaine.

Cette fiction, réalisée par Hélène Angel, s’intéressera au parcours de deux couples, l’un hétérosexuel et l’autre homosexuel, qui n’ont rien en commun, sauf leur envie de fonder une famille.

« L’appel de la cigogne » est l’histoire de Céline et de son mari, couple d’agriculteurs qui désire ardemment avoir un enfant.

Malheureusement, leurs solutions s’amenuisent et leurs demandes d’adoption sont refusées.

Leur assistante sociale a une proposition à leur faire : l’adoption d’un enfant polyhandicapé.

C’est alors que Céline apprend qu’un couple homosexuel a eu recours à la GPA.

D’abord réticents, Céline et Mathieu décident de se renseigner sur cette possibilité.

Outre Sofia Essaïdi, on pourra voir Malik Zidi, Benjamin Siksou, Roby Schinasi, Patrick D’assumcao, Véronique Genest, Christiane Millet et Bruno Sanches.

10 juin 2021

10|06 ~ TÉLÉVISION ~ Elle n’est pas tout le monde, mais elle prend sa place !

Classé dans : MÉDIAS — fierementgay @ 9 h 57 min

télé

Ils étaient quelques-uns à vouloir prendre sa place.

Finalement, c’est Laurence Boccolini qui succèdera à Nagui à partir de la rentrée prochaine.

Elle animera donc « Tout le monde veut prendre sa place » sur France 2.

Peu à peu, l’ancien visage de TF1 fait son trou au sein du service public.

Après avoir récupéré les jeux du matin, Laurence Boccolini présente des émissions de prime time et assure les commentaires du Concours Eurovision de la chanson.

Désormais, elle sera à l’antenne tous les midis face aux « 12 coups de midi » de Jean-Luc Reichmann sur TF1.

En avril dernier, Nagui avait expliqué les raisons de son départ.

« Ça fait presque trois ans que j’évoquais le besoin de rafraîchir le jeu. Ne serait-ce que pour me renouveler. Je ressentais un décalage entre l’émission et moi. Quand j’en parlais, on essayait de me raisonner. Je n’ais plus l’appétit. Je préfère arrêter avant qu’on m’arrête ».

Ceci dit, Nagui reste dans le jeu.

C’est lui qui produira « Chacun son tour », nouveau jeu qui remplacera « Les Z’Amours ».

Bruno Guillon a été choisi pour en prendre les commandes. 

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