22 octobre 2021

22|10 ~ BELGIQUE ~ Un an de prison pour agression homophobe…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE — fierementgay @ 11 h 31 min

belgique

Le tribunal correctionnel de Liège a condamné l’agresseur d’un couple homosexuel à une peine de douze mois d’emprisonnement, un sursis de trois ans et un dédommagement de 4 000 euros aux victimes.

Il a été reconnu coupable de « coups et blessures avec la circonstance aggravante du mobile homophobe ».

« Unia », association LGBT, s’est félicité que le motif discriminatoire ait été retenu.

En novembre 2019, alors qu’il quitte un mariage et se dirige vers son véhicule, un couple homosexuel se fait violemment agresser par un jeune homme, qui roue de coups l’un des deux hommes.

La victime se retrouve avec le nez cassé, une commotion cérébrale, de nombreux hématomes et des contusions.

Elle est déclarée en incapacité de travail pendant de longs mois.

Un témoin de la scène évoque alors « des propos homophobes ».

Devant les juges, l’agresseur a prétendu ne pas se souvenir des faits, car il était ivre.

Il a nié le mobile haineux.

Sans convaincre le tribunal.

Il a donc été condamné.

« Les signalements, liés à l’orientation sexuelle, que nous recevons à Unia sont beaucoup plus violents que les autres. On dénombre 26,8% de coups et blessures parmi les actes homophobe. Nous nous félicitons donc que de tels faits de violence homophobe soient sanctionnés. Ce jugement va dans le sens de nos recommandations pour lutter contre le classement sans suite des délits de haine » a réagi Patrick Charlier, directeur de « Unia ».

22|10 ~ HOLLYWOOD ~ L’acteur tue une collaboratrice et blesse le réalisateur…

Classé dans : MONDE — fierementgay @ 9 h 49 min

hollywood

Hier, Alec Baldwin a tué, vraisemblablement par accident, la directrice de la photographie du western qu’il était en train de tourner dans l’État du Nouveau-Mexique.

Il a également blessé le réalisateur du film.

Les faits se sont déroulés lorsqu’Alec Baldwin a déchargé une arme à feu utilisée pour le tournage du film, « Rust ».

Halyna Hutchins, 42 ans, a été évacuée en hélicoptère vers un hôpital voisin, où elle a été déclarée morte par les médecins.

Joel Souza, réalisateur âgé de 48 ans, a été admis en soins intensifs.

Selon un porte-parole de la police, il se trouve dans un « état critique ».

Selon un des producteurs du film, il s’agirait d’un « accident » impliquant un accessoire qui devait être chargé à blanc.

Une enquête a été ouverte.

Les témoins ont été entendu.

« Monsieur Baldwin a été interrogé par des policiers » a indiqué le porte-parole de la police.

« Il a fourni des déclarations et répondu à certaines questions. Il s’est présenté volontairement et a quitté l’immeuble après la fin des interrogatoires. Aucune poursuite n’a été engagée et aucune arrestation n’a été faite ».

Un peu plus tôt, les services du shérif avaient indiqué que l’incident semblait lié à une arme servant d’accessoire sur le tournage.

« Les enquêteurs cherchent à savoir quel type de projectile a été tiré et dans quelles circonstances ».

« Rust » est un western écrit et réalisé par Joel Souza, avec Alec Baldwin comme co-producteur et acteur.

Ce type d’accident est déjà survenu en 1993.

Brandon Lee, fils de Bruce Lee, était décédé sur le tournage d’un film après avoir été blessé par balle.

Là aussi, l’arme utilisée était censée ne contenir que des balles à blanc. 

22|10 ~ POLOGNE ~ L’homophobe refuse de payer l’amende, l’huissier prend l’argent…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE — fierementgay @ 8 h 21 min

tomasz-pitucha

Il aura fallu attendre deux ans pour que justice soit rendue.

Un huissier de jusctice a pioché dans les comptes de Tomasz Pitucha, conseiller municipal appartenant au parti ultraconservateur, « Droit et Justice », celui du président actuel.

Depuis 2019, l’homme était condamné à verser une amende à la « March Equality Association », organisatrice de la « Marche des Fiertés » dans la ville de Lublin.

À cette époque, Tomasz Pitucha avait déclaré que « la Pride fait la promotion de l’homosexualité et de la pédophilie ».

Condamné à verser une amende, il avait toujours refusé de le faire.

La semaine dernière, l’association a annoncé avoir obtenu réparation.

À seulement quelques jours de la troisième édition de sa Gay Pride, qui se tiendra demain.

« Nous sommes très heureux de vous informer que l’argent prélevé sur les comptes du conseiller, Tomasz Pitucha, vient d’être transféré sur le compte bancaire de notre Marche. Cette somme servira à l’organisation de la Pride et viendra en aide aux personnes LGBT nécessitant un soutien psychologique » écrit l’association.

Obtenir gain de cause n’a pas été facile pour l’association. 

Surtout dans une Pologne majoritairement homophobe.

Au moment de sa condamnation pour « diffamation, les juges avaient qualifié les propos de Tomasz Pitucha de « faux et blessants ».

Ils avaient insisté sur le fait que « le but de la Marche des Fiertés est de promouvoir l’égalité et la tolérance ».

L’élu avait fait appel de son jugement.

Il avait déclaré qu’il devait « encore agir dans l’espace social pour que la politique agressive des groupes homosexuels soit combattue ».

Son appel a été débouté en décembre 2019.

Les magistrats l’avaient alors condamné à verser 1 900 euros à l’association.

Tomasz Pitucha avait refusé catégoriquement en estimant qu’il ne pouvait pas donner de l’argent à cette Marche, « car cela va à l’encontre de mes croyances ».

Raison pour laquelle un huissier s’est chargé de saisir la somme sur ses comptes.

21 octobre 2021

21|10 ~ ROYAUME-UNI ~ Le plus ancien club inclusif de rugby…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE,SPORTS — fierementgay @ 12 h 40 min

ru

C’est un club de rugby pas tout à fait comme les autres.

Les « King’s Cross Steelers » sont basés à Londres.

Ce club inclusif est ouvert à la communauté LGBT.

Les « Steelers » ont vu le jour en 1995.

Matthew Webb est le président du club depuis quatre ans.

« C’est l’histoire de six gars avec un amour commun pour le rugby. Certains d’entre eux avaient connu des problèmes de discrimination, à cause de leur homosexualité, dans les anciennes équipes dont ils faisaient partie. Ils ont donc voulu former une équipe de rugby inclusive pour les joueurs gays. Un espace où ils pourraient jouer au rugby et vraiment en profiter ».

Aujourd’hui le club est le plus ancien et le plus grand club de rugby inclusif du monde.

Pourtant, il a connu des moments difficiles à l’époque de sa création.

« Le club avait beaucoup de mal à trouver des membres et des équipes qui acceptaient de les rencontrer en match. C’était les années 90. L’épidémie du VIH était à son apogée et beaucoup de monde avait peur de jouer contre des joueurs homosexuels. Surtout dans un sport de contact comme le rugby ».

Désormais, les « Steelers » sont une organisation d’envergure qui permet « d’utiliser le rugby pour se faire entendre, pour défendre qui nous sommes, pour être un moteur de changement ».

Ce que ce club veut apporter à ses joueurs, c’est un espace où ils peuvent rencontrer des gens de leur communauté, se sentir en sécurité.

Matthew Webb considère « qu’il y avait besoin de ce genre d’organisation dans le monde du rugby, dans la mesure où il est un sport très social. Les joueurs veulent pouvoir profiter de ce côté-là avec des gens qui leur ressemble. Certains ont été victime de discriminations dans d’autres clubs et ne veulent plus vivre ça ».

Les joueurs sont au diapason du président.

Chris et Ebenezer ont rejoint le club, cet été, après la fin du confinement.

« C’était quelque chose qui manquait dans ma vie. J’aime le sport de compétition et c’était vraiment important pour moi que ce soit un club inclusif, une équipe où je puisse trouver des amis gays, des personnes similaires. Quand je jouais avant, j’étais dans le placard. Je n’avais pas l’impression que je pouvais être ouvertement gay, parler de qui je suis » explique Chris.

« J’ai joué avec des clubs habituels et j’adorais mon ancienne équipe, mais, pour moi, en grandissant dans ce genre de club, je ne me suis jamais vraiment senti compris et, même avec mes amis proches, je cachais une partie de ma vie, parce que tu deviens vite le mec gay de l’équipe » complète Ebenezer.

Les « Steelers » sont donc un club inclusif pas uniquement réservé aux homosexuels.

On y trouve des joueurs bisexuels, pansexuels et hétérosexuels.

Bien que ce club se veuille plus qu’un club, l’objectif principal reste de s’entraîner, de profiter du rugby et de faire du sport.

Chris explique que « ce club est comme tous les autres clubs car, une fois sur le terrain, la sexualité de la personne qui joue à côté ne fait aucune différence. Si quelqu’un te plaque fort, il te plaque fort. Point. Là où le club essaye de faire une différence, c’est dans la partie sociale, la fraternité hors du terrain, car la façon dont nous jouons ensemble, la façon dont nous apprécions la compagnie de l’autre, c’est quelque chose qui se sent pendant un match ».

Pour certains joueurs, comme Ebenezer, ce club a été l’occasion de se faire de nouveaux amis.

« Des gens comme moi. Avant, j’étais toujours dans des environnements hétérosexuels et je n’ai jamais ressenti de problème avec cela. Mais, en venant ici, j’ai commencé à exister dans un environnement gay et ça m’a donné confiance en moi. Bien sûr, je n’aime pas tout le monde dans une équipe de 120 personnes, mais ce club est un environnement social massif où se créent de vraies amitiés. Ça a été une nouvelle expérience pour moi. En peu de temps, le club a joué un rôle très important dans ma vie et mon bien-être mental ».

Si les « Steelers » sont le premier club de rugby inclusif, il en existe aujourd’hui une centaine à travers le monde.

Il en existe sept en France.

Chaque année, plusieurs tournois internationaux entre ces clubs sont organisés.

Matthew Webb décrit le rugby comme « un sport très tolérant où toutes les tailles, toutes les formes, toutes les origines sont acceptées, mais qui ne célèbre pas vraiment les différences, le fait d’être issu d’une minorité. Il doit continuer de changer ».

Il assure que « les incidents homophobes sont très rares, mais arrivent encore. Pas uniquement chez les Steelers, dans les autres clubs dans le monde aussi. La société a un vrai problème avec le langage et le respect envers les personnes gays. Dans la majorité des incidents, les coéquipiers demandent à la personne d’arrêter, de se taire. Mais parfois, il y a besoin d’aller plus loin et d’impliquer l’arbitre. Heureusement, la situation est très différente aujourd’hui, parce que les joueurs se sont battus pour montrer qu’ils étaient sérieux avec le rugby ».

Ebenezer rejoint le président.

« Le sport se construit dans un monde hétéronormé, qui implique beaucoup de discriminations envers les gays, mais aussi envers les femmes. C’est juste le monde dans lequel nous vivons. Peu de situations de discrimination nous arrivent ici. Quand elles arrivent, ce sont aussi des moments vraiment positifs où l’équipe vous défend et vous protège. C’est bien de voir que votre équipe est derrière vous. Quand il y a des soucis de discriminations, l’entraîneur insiste pour les signaler ».

Officiellement, aucun joueur de rugby professionnel n’a jamais osé faire son coming-out durant sa carrière.

Gareth Thomas a fait son coming-out, une fois à la retraite.

« Ça a été vraiment difficile pour moi de cacher qui je suis vraiment et je ne veux pas que ce soit comme ça pour le prochain jeune qui veut jouer au rugby. Je veux envoyer un message positif aux autres homosexuels, qu’ils sachent qu’ils peuvent le faire aussi ».

Cette absence de coming-out montre que le tabou de l’homosexualité est encore bien présent dans le sport.

21|10 ~ AFRIQUE ~ Le continent des Églises les plus homophobes…

Classé dans : 1- LGBT,MONDE,RELIGION — fierementgay @ 12 h 16 min

afrique

Aux États-Unis, en Europe occidentale et dans diverses autres parties du monde, certaines Églises protestantes plaident pour l’inclusion des LGBT.

À quelques exceptions près, cela n’est pas le cas en Afrique.

Les dirigeants anglicans, méthodistes, presbytériens et luthériens, font partie de ceux qui s’opposent à cette inclusion.

Au Ghana, qui abrite un large éventail de religions, les dirigeants des principales Églises se sont unis pour dénoncer l’homosexualité comme une  »perversion » et approuver une législation qui imposerait des politiques anti-LGBT sévères.

Au Nigeria, l’organisme qui chapeaute les églises chrétiennes décrit les relations homosexuelles comme  »un mal qui mérite les longues peines de prison prévues par la loi en vigueur ».

Dans plusieurs pays africains, des évêques, alignés sur l’Église méthodiste unie, continuent de s’opposer à la célébration de mariages homosexuels ou à l’ordination de prêtres homosexuels.

« Les Églises traditionnelles sont totalement contre » souligne Caroline Omolo, pasteure au Kenya, pays où une congrégation majoritairement LGBT existe.

« Elles ont toujours voulu faire taire ou nous faire disparaître l’Église. Elles ne veulent pas qu’on apparaisse nulle part ».

Désormais, c’est le Ghana qui s’avère être le pays de le plus homophobe d’Afrique avec son projet de loi, qui imposerait des peines de prison allant de trois à dix ans pour les personnes s’identifiant comme LGBT.

Les militants des droits de l’homme ont dénoncé ce projet de loi.

Les chefs religieux s’y rallient.

« Leur rôle, dans la perpétuation de la queerphobie et de la transphobie, est clair. C’est très troublant et dangereux » explique Abena Hutchful, militante LGBT qui a organisé une récente manifestation contre le projet de loi.

« Les plus fervents défenseurs du projet de loi prétendent agir au nom de la religion » selon Graeme Reid, directeur du programme des droits des LGBT de « Human Rights Watch ».

« Cette mesure serait un cas d’étude d’une d’extrême cruauté ».

« Nous n’acceptons pas les meurtriers. Pourquoi devrions-nous accepter quelqu’un qui pratique le sexe d’une manière pécheresse ? » rétorque Philip Naameh, président de la Conférence épiscopale du Ghana.

« Si vous adoptez une position qui s’oppose à la production de plus d’enfants, c’est un choix qui porte atteinte à l’existence de l’État ghanéen ».

Au Nigéria, l’Association chrétienne menace de sanctionner toute Église qui ferait preuve de tolérance à l’égard des relations homosexuelles.

« Une telle acceptation ne se produira jamais » lance Stephen Adegbite, évêque.

« Sur la loi criminalisant les relations entre personnes de même sexe, il n’y a pas d’alternative. L’église ne peut jamais être compromise ».

De tels commentaires consternent les militants LGBT nigérians.

Pour Alfred Adewale Martins, archevêque, « si l’enseignement catholique reconnaît la dignité de chaque personne humaine, il avance toutefois que les personnes, qui s’engagent dans des relations homosexuelles, mènent un mode de vie désordonné et devraient changer de comportement ».

Keith Boyette, ancien méthodiste des États-Unis, rappelle que « les points de vue des évêques africains reflètent des attitudes sociétales et culturelles largement partagées sur le continent. L’orientation homosexuelle est perçue négativement. Que cette personne soit de confession chrétienne, musulmane ou d’une religion plus indigène ».

En Ouganda, un évêque anglican à la retraite s’est vu interdire de présider des événements religieux, parce qu’il exprimait son empathie envers les homosexuels.

Christopher Senyonjo explique « avoir appris que la sexualité est une partie profonde et importante de notre identité. Nous devrions être libres de laisser les gens être qui ils sont. L’ignorance est un gros problème dans tout cela. Quand il y a de l’ignorance, il y a beaucoup de souffrance ».

De son côté, Frank Mugisha, militant homosexuel, décrit les chefs religieux comme  »les principaux moteurs de l’homophobie en Afrique ».

Selon lui, « certains dirigeants anglicans ont renforcé l’hostilité à l’égard des personnes LGBT, afin de ne pas perdre de fidèles au profit d’églises pentecôtistes déjà homophobes ».

Dans toute l’Afrique, seule l’Afrique du Sud a légalisé le mariage homosexuel.

Desmond Tutu y est un fervent défenseur des droits LGBT. 

« Je ne vénérerais pas un Dieu qui est homophobe. Je refuserais d’aller dans un paradis homophobe. Non, je dirais : Désolé, je préfère de loin aller à l’autre endroit » expliquait-il dernièrement.

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