9 juillet 2021

09|07 ~ HONGRIE ~ Comment vivent-ils leur homosexualité ?

Classé dans : 1- LGBT,MONDE — fierementgay @ 9 h 55 min

hongrie

Le texte controversé est entré en vigueur hier.

Désormais, une loi interdit d’exposer les mineurs à tout contenu faisant la  »promotion » de l’homosexualité ou de la transidentité.

Cette mesure, prise à un an de l’élection présidentielle hongroise, est loin d’être une première pour le gouvernement de Viktor Orbán.

Depuis son retour à la tête du pays, en 2010, le dirigeant conservateur multiplie les mesures homophobes.

Comment réagissent les Hongrois visés par ces lois ?

À quoi ressemble leur quotidien sous ce pouvoir hostile ?

Certains LGBT ont accepté de témoigner.

Angelica, 40 ans, est maquilleuse. 

« En 2002, j’ai été la troisième femme en Hongrie à pouvoir bénéficier d’une opération de réassignation sexuelle, qui permet de modifier les caractéristiques sexuelles initiales, afin qu’elles correspondent à l’identité de genre. Comme c’était très rare à l’époque, je suis devenue célèbre. J’ai fait la couverture de magazines, j’ai été invitée par des émissions de télévision à débattre ou à chanter, j’ai participé à des programmes de télé-réalité. Ces dernières années, je sens que les opportunités se sont raréfiées. À cause des opinions propagées par le gouvernement, je suis sur liste noire. Je ne peux plus vivre de ma notoriété. Il y a deux ans, je suis devenue maquilleuse-coiffeuse, même si je continue de temps à autre à être invitée par une émission. Je commence même à avoir peur que le gouvernement me retire ma carte d’identité de femme. Si c’est le cas, je partirai vivre à l’étranger, même si ce n’est pas ce que je souhaite. Le climat transphobe a affecté ma vie personnelle. Quel homme en Hongrie voudra m’épouser et construire une famille avec moi ? Cette fixation du gouvernement sur les personnes trans est incompréhensible. Nous sommes un très petit nombre en Hongrie et nous ne bénéficions d’aucune visibilité. Un Hongrois moyen ne croisera probablement jamais une personne trans de toute sa vie ! En s’acharnant sur les personnes LGBT, en les excluant, en les forçant à opprimer leurs pairs pour être socialement acceptées, Orbán crée une société traumatisée ». 

Klára, 63 ans, est une ancienne députée. 

« En 2005, j’ai été la première responsable politique en Hongrie à faire mon coming-out en tant que lesbienne. C’était durant une émission de télévision. Au sein de ma famille et de la classe politique, ce n’était un secret pour personne. Quand le journaliste m’a demandé si j’étais effectivement lesbienne, j’ai répondu : Oui. Mentir m’aurait fait honte. Pourtant, je n’avais pas envie de devenir un symbole. Je n’étais pas du tout active dans la communauté LGBT et je voulais être reconnue pour mes compétences sur les réformes économiques et sociales. Mais évidemment, je le suis devenue. J’ai reçu des centaines de lettres d’électeurs ! Après ça, je n’ai plus occupé de fonctions au sein du bureau national de mon parti et je n’ai plus jamais été élue députée. Sans que je sache si c’était directement lié à mon coming-out. J’ai arrêté la politique et, désormais, je dirige une clinique à Budapest. J’ai bien connu Viktor Orbán, avec qui j’ai cofondé le Fidesz, à la fin des années 80. Il s’agissait d’un parti de jeunes démocrates de centre-gauche anti-communistes. Je ne crois pas qu’il soit sincèrement homophobe. Il n’en a rien à faire, au fond, des personnes LGBT. Sa stratégie est systématiquement de désigner un ennemi. Aujourd’hui, ce sont les LGBT, mais avant, c’était les chômeurs, les sans-abri, les migrants, l’Union européenne… L’objectif, avec cette loi, est aussi de diviser l’opposition. Entre le Jobbik (droite) qui a voté pour le texte et les autres partis plus progressistes, qui ont voté contre ou se sont abstenus ». 

Dóra, 40 ans, est employée dans une usine. 

« Depuis que je suis petite, je sais que je suis attirée par les femmes. Mais, parce que je suis issue d’une famille de la classe moyenne rurale de l’ouest de la Hongrie, où la norme sociale hétérosexuelle est très forte, dans ma ville natale, personne n’est au courant de mon homosexualité. Mes deux parents sont morts sans le savoir. Ni mes frères et sœurs, ni mes collègues, ne savent que je suis lesbienne. Ils ne le supporteraient pas. Ce sont des partisans d’Orbán. Ils tiennent des propos homophobes. J’ai accepté le fait qu’ils ne connaîtraient jamais cette partie de moi. En Hongrie, être une femme célibataire de 40 ans est déjà très mal vu. Même sans être homosexuelle. Quand on me demande si je suis lesbienne, je réponds par une blague ou j’invente le fait que je fréquente un homme. Cela fait dix ans que j’ai déménagé à Budapest et cinq ans seulement que je vis en tant que lesbienne. C’est ça qui est terrible avec cette nouvelle loi. C’est qu’elle va empêcher des jeunes de comprendre qui ils sont. Elle va forcer les personnes LGBT à se cacher davantage. J’aimerais simplement pouvoir rencontrer quelqu’un, prendre la main d’une femme dans la rue, pouvoir louer un appartement à deux… Mais, je m’interdis tout ça par peur d’être insultée ou frappée. J’ai envie de fonder une famille, mais c’est très difficile ici. Donc, je songe à déménager aux États-Unis ». 

Marton, 37 ans, est directeur des ventes. 

« J’ai rencontré mon mari, Adam, il y a dix ans, lors d’une fête. Ça a été le coup de foudre. J’ai toujours su que je voulais avoir un enfant et lui aussi. En Hongrie, les couples gays ne sont pas autorisés à adopter, mais les personnes célibataires oui. En 2015, on a donc lancé la procédure pour que j’adopte en tant que personne seule. Nous n’avons jamais caché à l’agence d’adoption et au psychologue chargé de m’évaluer que nous étions un couple d’hommes. Ça n’a pas posé de problème et j’ai été déclaré apte à adopter. L’agence nous a néanmoins prévenu qu’un couple hétérosexuel nous passerait toujours devant et qu’il faudrait être patient. Nous avons attendu trois ans. En janvier 2018, on nous a proposé un petit garçon de 18 mois, qui avait été refusé par douze couples hétérosexuels. C’est comme ça que j’ai pu adopter Andréas. Comme nous aimerions avoir trois enfants, Adam a, à son tour, entamé la procédure d’adoption, en 2018. Mais, en novembre 2020, le gouvernement hongrois a changé la législation. Désormais, toutes les demandes d’adoption de personnes seules doivent passer par le ministère de la Famille pour être validées, même si elles ont déjà été approuvées par l’agence d’adoption. Ça n’est pas dit clairement, mais évidemment cette mesure permet de discriminer plus facilement les personnes LGBT. Comme mon mari et moi avons publiquement dénoncé cette loi, je crains que le gouvernement n’accède jamais à notre deuxième demande d’adoption ». 

Ivett, 40 ans, est ingénieure en informatique. 

« Petite, je sentais que ça n’était pas normal que je sois un garçon. Quand j’étais seule, je m’habillais avec des vêtements de fille. À 28 ans, je suis tombée amoureuse d’une femme et je me suis mariée. Les années suivantes, j’ai connu de longues périodes de dépression. En 2019, j’ai compris que j’étais trans. Ma femme m’a dit qu’elle ne pourrait pas rester avec moi, car elle n’était pas lesbienne. J’ai commencé un traitement hormonal et, en quelques mois, j’étais perçue comme femme. Mais, comme mes papiers indiquaient que j’étais un homme, les gens pensaient que j’usurpais l’identité de quelqu’un d’autre. Au travail, une minorité de mes collègues m’a rendu la vie impossible, mais les Ressources Humaines n’ont pas su réagir. J’ai déposé une demande officielle pour que mon genre soit reconnu à l’état civil en 2018, quand c’était encore théoriquement possible. Mais, la procédure a traîné et, en mai 2020, le Parlement a adopté une loi l’interdisant. Alors, j’ai fait mes valises et je suis partie vivre à Berlin avec mon petit ami, lui aussi trans. Même si je ne suis pas officiellement une réfugiée, c’est comme ça que je me sens. J’ai dû fuir mon propre pays à cause de la violation des droits humains. J’ai intenté un procès à l’État, qui est toujours en cours. Je ne rentrerai pas vivre en Hongrie. Je ne veux pas avoir à regarder par-dessus mon épaule pour vérifier que je suis en sécurité, ni vivre dans un pays qui ne veut pas de moi. S’il y a une chose que mon pays m’a apprise, c’est que l’État de droit peut être renversé du jour au lendemain ». 

Csaba, 52 ans, est concierge. 

« Je suis né en 1969 dans une petite ville dans l’ouest de la Hongrie. À l’époque, la télévision nationale hongroise était notre seul lien avec le reste du monde. Elle n’évoquait jamais l’homosexualité et mes parents, un réparateur et une femme de ménage, n’ont jamais abordé avec moi les questions de sexualité. Je ne savais même pas ce que voulait dire être gay. Pourtant, j’ai su très jeune que j’étais différent. Mais, toute la journée, j’entendais des gens parler des putains d’homos, etc. Quand j’ai compris que j’étais gay, je ne l’ai dit à personne. Peut-être que si j’avais pu en parler à l’époque, ma vie aurait été différente. J’ai déménagé à Budapest à 23 ans, en pensant que ça serait plus simple de se cacher dans une grande ville. Là-bas, j’ai finalement fait mon coming-out auprès de tout le monde, même mes collègues, et je n’ai jamais eu de souci. Mettre dans la même loi la pédophilie, qui est une mauvaise chose, et l’homosexualité, qui ne l’est pas, entraîne forcément une connexion entre les deux dans l’esprit des gens. Le pays est si divisé sur ce sujet et sur la politique en général, entre les partisans d’Orbán et les autres, que j’ai préféré déménager l’hiver dernier à Cologne, en Allemagne ».

Matteo, 21 ans, est étudiant.

« C’est compliqué de tenir la main de mon copain dans la rue. On ne peut jamais être à 100% nous-mêmes. En septembre, on se baladait dans le centre-ville de Budapest, quand trois hommes d’une quarantaine d’années nous ont vus au loin et ont couru vers nous en nous insultant. J’ai dû attendre de déménager en Angleterre, en 2018, pour comprendre que j’étais gay et réaliser que c’était une option possible dans la vie. À Londres, où je suis parti faire mes études d’informatique, je n’ai pas l’impression de devoir faire attention à ce que je fais, comme ici. Là-bas, tous mes amis savent que je suis gay. En Hongrie, je l’ai dit à ma famille qui l’a très bien pris, mais pas à tous mes amis d’enfance. Je ne suis pas certain de la réaction de certains d’entre eux, alors je préfère attendre. La loi qui vient de passer interdit de discuter de l’homosexualité à l’école, mais ça n’était déjà pas le cas ! C’est un véritable tabou. Mes amis gays, qui vivent ici, sont obligés de le cacher à leurs collègues, sinon ils savent qu’ils ne pourront jamais être promus. C’est pour ça que je ne me vois pas vivre en Hongrie plus tard ». 

Anna, 37 ans, est chercheuse. 

« La loi, qui dit protéger les mineurs, est tellement vague, qu’elle n’est pas faite pour être appliquée, mais pour provoquer l’autocensure. Mais, je ne crois pas au fait qu’elle entraîne beaucoup de changements. Les professeurs, qui veulent aborder le sujet de l’homosexualité, pourront le faire en montrant Friends ou Modern Family, par exemple, en prétextant qu’il s’agit de progresser en anglais. Moi-même, en tant qu’enseignante, je ne me laisserai pas intimider et je continuerai d’aider mes élèves à découvrir qui ils sont. J’ai confiance en l’Union Européenne pour forcer Orbán à reculer. En revanche, je crains qu’il utilise les sanctions européennes pour faire monter le sentiment anti-européen au point que la question de la sortie de l’UE se pose un jour. C’est quelque chose qui me fait très peur, car les femmes, la communauté LGBT et les minorités en Hongrie seraient abandonnées. Je pense que si ça arrive, nous serons très nombreux à partir vivre à l’étranger ».

09|07 ~ GÉORGIE ~ Alerte sur les violences homophobes et leurs conséquences…

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georgie

Hier, l’ONUSIDA a fermement condamné les attaques contre les militants et journalistes LGBT au sein des bureaux de la « Tbilisi Pride » et à proximité.

Des initimidations qui ont contraint à l’annulation de la Gay Pride.

« La violence choquante subie par les LGBT à Tbilissi est totalement inadmissible » a déclaré Winnie Byanyima, Directrice exécutive d’ONUSIDA.

« Les autorités doivent prendre des mesures urgentes pour protéger les droits humains de la communauté LGBT. Y compris le droit à la liberté d’expression et de rassemblement. Et pour amener les responsables des attaques devant la justice ». 

Le 1er décembre 2018, la Géorgie a signé la « Déclaration de Paris » pour mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici 2030.

L’initiative engage Tbilissi à travailler en étroite collaboration avec les communautés, y compris les LGBT, afin de promouvoir l’égalité sociale.

Par ailleurs, la nouvelle Stratégie mondiale contre le Sida a pour but de mettre fin aux inégalités.

Elle stipule clairement que « la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes LGBT violent les droits humains, renforcent les inégalités et sont un frein sérieux pour parvenir à l’objectif de mettre fin au Sida ».

L’instance appelle à prendre des mesures immédiates pour réduire les attitudes stigmatisantes et la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. 

09|07 ~ HONGRIE ~ Contre la loi homophobe, un coeur arc-en-ciel…

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hongrie

Hier, des organisations de la société civile ont protesté contre l’entrée en vigueur d’une loi qualifiée d’homophobe et vivement condamnée par l’Union Européenne.

Elles ont déployé un immense coeur arc-en-ciel devant le Parlement de Budapest.

Initialement, le texte visait à lutter contre la pédocriminalité.

Mais, des membres du Fidesz, parti du Premier ministre, ont fait voter des amendements interdisant « la représentation ou la promotion de l’homosexualité et du changement de sexe auprès des mineurs ».

« Cette loi fait l’amalgame entre les crimes commis contre les enfants et la communauté LGBT de manière pernicieuse et mensongère » a dénoncé David Vig, directeur de « Amnesty International » en Hongrie. 

Durant la manifestation, il a dit sa détermination à ne pas plier face à la politique du gouvernement.

« Nous ne changerons pas nos programmes d’éducation ou nos campagnes à cause d’une loi homophobe et transphobe ». 

Luca Dudits, membre de « Hatter Society », association de défense des droits LGBT, a accusé Viktor Orban de « stigmatiser cette communauté tout en se présentant comme un défenseur de la liberté ».

Il faut dire que le Premier ministre hongrois assure que « la loi n’est pas homophobe et vise à protéger les droits des enfants ». 

Hier, il s’en est encore pris à l’Europe.

« Le Parlement européen et la Commission veulent des militants LGBT dans les crèches et écoles. Nous n’en voulons pas » a-t-il asséné. 

Durant la manifestation, la chaîne de télévision, « RTL Klub » a recouvert de noir ses affiches montrant le mariage d’un couple homosexuel au sein d’une série télévisée.

Signe de prostestation contre le pouvoir.

« Nous sommes inquiets de ce que la loi porte gravement atteinte à la liberté d’expression et discrimine les membres non-hétérosexuels de notre société » ont déclaré les responsables de la chaîne.

Les ONG craignent que ces nouvelles mesures incitent certains à la haine, alors que plusieurs attaques homophobes ont déjà été recensées depuis leur adoption mi-juin.

8 juillet 2021

08|07 ~ CHINE ~ Les autorités suppriment de nombreux comptes LGBT…

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chine

« Ce soir, nous sommes tous des comptes sans nom ».

C’était probablement l’un des posts les plus lus sur « WeChat » depuis mardi.

Il a enregistré plus de 100 000 vues en quelques heures. 

« Compte sans nom », c’est la mention qu’indique le réseau social chinois, lorsqu’une page d’utilisateur est supprimée.

Depuis mardi, elle s’affiche sur les comptes officiels de dizaines d’organisations étudiantes LGBT des universités chinoises.

Pour justifier une telle censure, « WeChat » ajoute cette phrase sur la page des comptes supprimés : « Suite aux plaintes, tous les contenus ont été supprimés ». 

« WeChat » est le plus puissant réseau social du pays.

Il comptabilise 1,2 milliard d’utilisateurs chaque mois.

Il est étroitement surveillé par le pouvoir.

Depuis cette restriction d’accès, des internautes énumèrent tous les comptes supprimés.

Parmi eux, on trouve « Purple », organisation LGBT de l’université Tsinghua, à Pékin.

Cette association a été fondée en 2010 pour lutter contre les discriminations de genre et de sexualité.

On trouve également beaucoup d’associations LGBT créées au sein des universités de Wuhan, Tianjin ou encore Shanghaï.

08|07 ~ EUROPE ~ Nouvelle menace contre la Hongrie…

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europe

Hier, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a menacé de lancer une procédure d’infraction contre la Hongrie, si elle ne revient pas sur sa loi accusée de discriminer les LGBT.

Loi qui doit entrer en vigueur ce jeudi. 

« Si la Hongrie ne corrige pas le tir, la Commission fera usage des pouvoirs qui lui sont conférés en sa qualité de gardienne de traités. Cette loi est une honte » a-t-elle déclaté.

Bruxelles a la possibilité d’ouvrir une procédure d’infraction pour violation du droit européen.

Cette procédure peut mener à une saisine de la Cour de justice de l’UE et à des sanctions financières.

Une lettre de mise en demeure sera envoyée, au plus tard à la mi-juillet, à la Hongrie.

Fin juin, la Commission a déjà envoyé un premier courrier pour exprimer ses « préoccupations juridiques sur le texte adopté ». 

« Soyons clairs ! Nous faisons usage de ces pouvoirs, quel que soit l’État membre qui enfreint le droit européen » a souligné Ursula von der Leyen. 

« Depuis le début de mon mandat, nous avons engagé quelque quarante procédures d’infraction liées à la protection de l’État de droit et d’autres valeurs européennes consacrées par l’article 2 du traité ». 

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