11 juin 2019

11 juin > THAÏLANDE : Les transgenres font une entrée historique au parlement…

Classé dans : Non classé — fierementgay @ 11 h 56 min

Tanwarin-Sukkhapisit

Boucles d’oreille, maquillage soigné, Tanwarin Sukkhapisit est une des quatre premières députées transsexuelles de Thaïlande.

C’est avec fierté qu’elle déambule dans les allées du Parlement.

Il faut dire qu’elle symbolise une révolution dans un royaume réputé tolérant en matière d’orientation sexuelle, même si des discriminations perdurent.

Pour la première fois dans le pays, quatre transgenres ont fait leur entrée dans l’hémicycle, à l’issue des législatives de mars dernier.

Une seule d’entre elle a été opérée,  mais au final, elles sont autorisés à débattre en jupe ou pantalon, selon leur sexe d’adoption.

« Je ne suis pas là pour faire de la figuration. Je veux écrire une nouvelle page de l’histoire de la Thaïlande » assure Tanwarin Sukkhapisit, symbole de l’émergence d’une nouvelle génération de politiques, dont plusieurs parlementaires homosexuels.

« Quand je suis arrivée habillée en femme au Parlement, cela a créé des débats parfois virulents sur les réseaux sociaux. C’est ce que je veux, car je veux voir une vraie démocratie émerger dans mon pays ».

Tanwarin Sukkhapisit explique qu’elle avait 17 ans quand elle a commencé à s’habiller en femme.

Mais, elle ne veut pas être enfermée dans une identité sexuelle particulière.

« Je n’entre dans aucune des deux cases. La société ne devrait pas nous imposer un genre ».

Son désir de politique est venu plus tard.

Réalisatrice d’un documentaire sur la communauté LGBT, son film a été censuré en Thaïlande pour avoir « offensé la morale ».

Ce fut le déclic.

« J’ai compris que faire des films n’était pas suffisant. Il fallait entrer en politique pour que les lois changent ».

Bien que victime de virulentes critiques au cours de la campagne électorale, Tanwarin Sukkhapisit a tout de même été élue.

Par rapport à de nombreux pays, la Thaïlande s’est bâtie une réputation de tolérance à l’égard de la diversité sexuelle.

Les transgenres jouissent d’une grande notoriété dans le royaume.

Cette apparente intégration cache une réalité plus sombre.

« Ils sont régulièrement victimes de discriminations dans leur emploi. Ce qui oblige bon nombre d’entre eux à se lancer dans des professions faiblement rémunérées » note Kyle Knight, spécialiste des questions LGBT chez « Human Rights Watch ».

Beaucoup sont rejetés par leur famille et ils travaillent souvent dans l’industrie du sexe.

Dans les quartiers chauds de Bangkok, ces prostituées peuvent faire l’objet d’exploitation.

Beaucoup espèrent que l’entrée de quatre transexuelles au Parlement marquera un changement.

« C’est une première étape. Pas seulement pour la communauté LGBT, mais pour les droits humains en général » se félicite Pauline Ngarmpring, première personne transgenre à avoir été candidate au poste de Premier ministre.

« Il y a quand même eu des progrès. Des transgenres travaillent comme médecins, hommes d’affaires ou enseignants, mais ils sont encore trop peu nombreux » note-t’elle.

Au Parlement, Tanwarin Sukkhapisit compte mener plusieurs combats.

La junte a approuvé un texte qui, s’il est adopté, fera de la Thaïlande le deuxième pays d’Asie après Taïwan à légaliser le mariage homosexuel.

La députée trouve qu’il ne va pas assez loin, car il ne prévoit pas le droit d’adoption.

Elle veut aussi permettre le changement de genre sur les documents officiels et améliorer l’éducation dans les écoles.

La notion de diversité de genre devrait bientôt être intégrée aux manuels scolaires.

Elle compte bien y veiller.

19 avril 2019

N’oubliez pas de revenir !

Classé dans : Non classé — fierementgay @ 12 h 50 min

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Rafa

10 avril 2019

10 avril > ÉGLISE : « Foutage de gueule ! La compassion et la prière ne suffisent pas ».

Classé dans : Non classé — fierementgay @ 8 h 35 min

eglise

« C’est vrai qu’il y a du boulot ». 

Yves Baumgarten, vicaire général, gère le diocèse de Lyon, dans le Rhône, depuis la prise de recul du cardinal Barbarin.

Samedi, il a fait face, tant bien que mal, à un feu nourri de questions et de critiques lors d’un débat inédit.

Organisée dans la salle comble d’un cinéma du VIème arrondissement, cette discussion était précédée de la projection du film, « Grâce à Dieu », de François Ozon, qui était présent.

« On sent que l’Église catholique française s’empare du film » a déclaré le réalisateur, en préambule.

C’est le diocèse, lui-même, qui a souhaité sa présence, ainsi que celle d’un haut-responsable ecclésial.

Dès sa première intervention, Yves Baumgarten affiche sa contrition, apparemment sans mesurer à quel point le public, majoritairement catholique, a surtout soif de réponses.

« On n’a pas su faire, être à côté de ceux qui nous attendaient » admet-il au sujet des agressions pédophiles du prêtre lyonnais, Bernard Preynat.

Il explique que, pour lui, « la vision du film a été une expérience redoutable intérieurement ».

Selon lui, « l’enjeu, pour l’Église, est de mieux connaître le fait pour mieux réagir ».

François Devaux, co-fondateur de « La parole libérée », l’interrompt rapidement.

« Excusez-moi, mais on sait que Preynat est déviant depuis 50 ans. Le droit canon, républicain, l’évangile, la morale n’ont pas été respectés ».

Visiblement remonté, il aborde ensuite la question de l’indemnisation des victimes.

« J’y suis personnellement très favorable » répond Yves Baumgarten ».

« Mais, qu’est-ce qui vous en empêche maintenant ? » reprend François Devaux.

S’en suit un dialogue tendu.

- « C’est compliqué ».

- « Vous dites toujours ça ! »? 

- « C’est une décision qui doit être prise au niveau de la Conférence des évêques de France ». 

- »Quand ? »

- »Je ne peux pas vous le dire ». 

- « C’est un peu court ».

Le prélat tente une nouvelle réponse, quand François Devaux, excédé, l’interromp.

« On est dans le foutage de gueule ! La compassion et la prière ne vont pas suffire » lance-t’il sous une salve d’applaudissements.

C’est désormais au tour des spectateurs d’intervenir.

Majoritairement âgé, ce public semble sous le coup de la projection et des derniers développements de l’affaire Barbarin, qui empoisonne leur vie diocésaine depuis trois ans.

« J’ai été touché par le jugement, parce que je ne comprenais pas. Mais, je comprends encore moins qu’il fasse appel. Il doit assumer sa part de martyre pour en sortir par le haut » apostrophe un catholique pratiquant.

« C’est pour aller au bout de la justice. Barbarin pense que son jugement ne correspond pas à son analyse des faits, mais il a aussi assumé en donnant sa démission » tente de répondre Yves Baumgarten.

« Barbarin est trop orgueilleux et imbu de sa personne. Aujourd’hui, il devrait être parti » rétorque un spectateur.

Silence gêné du vicaire général.

Tour à tour, plusieurs intervenants catholiques l’interpellent.

Un père de famille demande « quelles actions concrètes sont prises pour ne plus faire passer l’Église comme victime ».

Un autre demande la « fin de l’omerta ».

Une femme presse l’Église de France de « réagir tout de suite ».

Anne-Marie, infirmière catholique confie son malaise lors d’une scène du film montrant une tentative de conciliation entre le père Preynat et une de ses victimes.

« Je ne comprends pas comment on peut demander à des victimes de pardonner ça » confie-t’elle.

« Et vous êtes catholique ? » l’interpelle un spectateur.

Le débat s’enflamme.

« Un mot ne suffit pas. Le pardon est un chemin qui doit être très long, sinon ce n’est pas vrai » tempère Yves Baumgarten. 

« Je pense que la prise de conscience est faite. Maintenant, il faut s’organiser et faire bouger les choses. C’est leur boulot » conclut François Ozon, après deux heures de débat.

De son côté, Yves Baumgarten ne veut pas s’exprimer davantage.

« Merci. Mais, ça va là. C’était déjà assez chaud, ce soir » confie-t’il, visiblement remué.

9 avril 2019

9 avril > TÉLÉVISION : Des économies, des changements, des disparitions…

Classé dans : Non classé — fierementgay @ 10 h 33 min

france-televisions

En avril, prépare ta grille !

Celle de la prochaine rentrée sera la première pour Takis Candilis en tant que super-directeur des programmes de France Télévisions.

Il a plusieurs fois assuré n’avoir aucun tabou et répète, à qui veut l’entendre, qu’il ne prendra aucune décision définitive avant début mai.

Mais, des pistes de travail (et d’économies) sont déjà sur la table.

Contraint de réduire drastiquement les coûts et de tout réorganiser avant la suppression de France 4 et de France Ô, prévue à la rentrée 2020, Takis Candilis n’exclut pas d’arrêter certains programmes aux audiences faiblardes.

Et il envisage aussi d’en déplacer d’autres.

Y compris les plus emblématiques.

« Il y aura des aménagements, des arrêts et des naissances. Certaines émissions ont une ancienneté considérable. Elles ont apporté leur pierre à l’édifice, mais il faut désormais repenser nos offres » explique l’entourage de Takis Candilis.

Ce dernier a donc six semaines pour assembler les pièces de son puzzle.

Première cible : le matin.

« C’est au programme », présentée par Sophie Davant, date de 1998.

L’émission, consacrée à la vie quotidienne, affiche une moyenne d’âge des téléspectateurs de 63 ans et elle est en perte de vitesse.

Cependant, même avec une moyenne de seulement 344 000 téléspectateurs, France 2 reste leader sur ce créneau.

L’équipe espère donc sauver sa peau.

Sophie Davant a même assuré qu’elle allait « se battre ».

Mais, un argument de poids lui fait face : « C’est au programme » coûte cher.

Beaucoup plus cher qu’une rediffusion du feuilleton quotidien, « Un si grand soleil ».

Or, c’est l’un des projets de la direction.

Dans cette hypothèse, l’animatrice pourrait hériter d’une nouvelle émission, en direct, à 9 heures, dans la foulée de « Télématin ».

Du côté de France 3, l’avenir d’un autre magazine phare est en suspens.

« Thalassa », actuellement diffusé le lundi soir, pourrait débarquer le dimanche après-midi, toujours sur France 3.

Et ce pourrait être sans Fanny Agostini, ni personne d’autre.

Ce serait plutôt une version documentaire de 52 minutes.

La direction envisage également de rebattre les cartes des jeux.

Sept sont diffusés, en semaine, sur France 2 et France 3.

« Il y en a un de trop » assure un cadre.

D’autant plus qu’il faut faire de la place à un nouveau jeu régional sur France 3.

Sur les quatre pilotes tournés, un quiz itinérant tient la corde.

Dans cette période de flou, France 5 n’est pas en reste.

La direction, qui cherche des économies à tous les étages, a réfléchi à un nouveau magazine culturel, le samedi soir, pour Claire Chazal.

Dans ce cas, « C à vous » bénéficierait d’une version allongée.

En ce début avril, seule certitude : « Stade 2 » va passer sur France 3.

Ce sera le dimanche entre 20 heures et 21 heures.

Une option vue d’un bon œil par l’équipe du magazine de sport.

« Après une programmation chaotique, on va bénéficier d’une meilleure exposition et de davantage de résultats sportifs : de la ligue 1 au Top 14 en passant par la F1″ commente un journaliste.

En ce qui concerne « Soir 3 », après 40 ans de service sur la Trois, le journal a de fortes chances de migrer sur franceinfo:, dès fin août.

« Le service public français de l’audiovisuel serait le seul en Europe à ne plus avoir de journal du soir » déplore Véronique Marchand, déléguée syndicale CGT.

« Je me demande si la direction ne cherche pas à faire table rase de ce qui a fait, avant elle, la valeur de l’audiovisuel public ».

La pétition de protestation contre ce changement a recueilli 4 500 signatures.

Et les équipes du « Soir 3» font campagne auprès des ministres et des députés.

D’autres sont confortés ou en attente.

Faustine Bollaert est sûre de rempiler avec « Ça commence aujourd’hui ».

Daphné Bürki attend d’en savoir plus, à l’issue de prochaines réunions.

Idem pour Michel Drucker, qui devrait être fixé sur son sort d’ici la mi-avril.

Sur France 3, les équipes de « Faut pas rêver » sont confiantes.

Le programme de découverte devrait retrouver sa case du lundi soir à la rentrée.

La chaîne accueillera aussi la nouvelle mouture de « Un jour, un destin », transfuge de France 2.

22 mars 2019

22 mars > HAUTE-GARONNE : Quand l’homophobie s’invite au musée…

Classé dans : Non classé — fierementgay @ 8 h 33 min

toulouse

Un visiteur du musée Saint-Raymond, à Toulouse, n’a visiblement pas apprécié la nouvelle exposition.

« Age of Classics » met en avant l’Antiquité dans la culture pop.

Au programme, on trouve Jeff Koons, « Wonder Woman » ou encore le casque de Russel Crowe dans « Gladiator ».

Une ambiance « new-age » de l’Antiquité qui a fortement déplu à un certain « Christian ».

Et il ne s’est pas privé de le faire savoir sur le livre d’or du musée.

Pour ce visiteur, il y a d’un côté les Romains et de l’autre « le lobby LGBT, la décadence et la déchéance de notre société ».

Un message que la directrice du musée, Laure Barthet, a publié sur son compte Twitter en indiquant qu’elle était « atterrée » par de tels propos.

De toute évidence, une visiteuse a eu la même réaction.

Elle a donc pris sa plume pour dénoncer « l’horreur de ce genre de commentaires aux relents homophobes ».

« Homophobie, partout, tout le temps. Jusque sur le livre d’or de l’expo temporaire du Musée Saint-Raymond à Toulouse. Tu sais ce qu’il te dit, le lobby LGBT ? » a réagi Ben Olivier, coordinateur du Sidaction à Toulouse.

Sur les réseaux sociaux, les internautes n’ont pas manqué de tacler le visiteur et sa vision de la « décadence ».

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