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21 septembre 2021

ÉCOUTER ~ C’est annoncé…

Classé dans : REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER — fierementgay @ 8 h 59 min

0924 BARYTENOR

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0924 LOU

0924 MALIK DJOUDI

0924 NATALIE IMBRUGLIA

0924 ROMAIN DIDIER

0924 SEX PISTOLS

0924 VANGELIS

0924 VIKTOR LAZLO

REGARDER ~ C’est annoncé…

Classé dans : REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER — fierementgay @ 8 h 45 min

1005 ASTRID ET RAPHAELLE

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1005 DES HOMMES

1006 CALIFORNICATION

1006 CHACUN CHEZ MOI

1006 DEXTER

1006 ELEMENTARY

1006 JEAN GABIN

1006 JERRY LEWIS

1006 LES RIPOUX

LIRE ~ C’est annoncé…

Classé dans : REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER — fierementgay @ 8 h 45 min

0923 GOLDMAN

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0923 LEUR DOMAINE

0928 SARDOU

0929 LA PROPHETIE DES ABEILLES

0929 LES CHAPEAUX DE LA COURONNE

0930 INDOCHINE

1001 L ESPOIR MALGRE TOUT

14 septembre 2021

14|09 ~ LIRE ~ « Pas prêts à remettre en cause notre manière de consommer Internet ».

Classé dans : CULTURE,REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER — fierementgay @ 11 h 58 min

livre

Quel est le coût écologique de notre activité numérique ? 

Telle est la principale question à laquelle répond Guillaume Pitron dans sa nouvelle enquête,  « L’enfer numérique, voyage au bout d’un like » qui sera en librairie demain.

C’est en 2018 que le journaliste se fait connaître grâce à « La Guerre des métaux rares », une enquête qui démonte les beaux discours sur la transition énergétique et numérique.

Dans son nouveau livre, il s’attaque à l’infrastructure invisible, qui régit nos vies numériques et qui n’a rien d’écologique.

Data centers, intelligence artificielle, robots, cloud…

Tout y passe !

Le monde dématérialisé représente près de 4% des émissions de CO2 de la planète.

Derrière ces chiffres, une réalité dure à avaler : la génération climat, dopée aux outils numériques, sera une des principales actrices du « doublement, annoncé à l’horizon 2025, de la consommation d’électricité du secteur numérique, ainsi que de ses rejets de gaz à effet de serre ».

Pour « 20 minutes », Guillaume Pitron revient sur ses deux ans d’enquête, qui l’ont mené aux quatre coins du monde.

Extraits.

« Il s’agit d’un sujet environnemental. La Guerre des métaux rares ouvrait une fenêtre sur cette enquête. J’évoquais sur trois pages la question des réseaux, des data centers, tout en me concentrant plutôt sur les technologies vertes. Comme beaucoup de monde, j’avais lu quelques articles sur le coût écologique d’un mail. En fait, le sujet était beaucoup plus large que ce que je croyais et, derrière ces quelques chiffres connus, j’ai découvert un monde incroyable, fait de data centers, de câbles sous-marins. J’étais très étonné de voir à quel point ce sujet dépasse tout ce que je pouvais imaginer et la façon assez convenue de le traiter jusqu’à maintenant ».

« Quand on plonge dans la question des enjeux écologiques du numérique, c’est le royaume de la langue de bois, du greenwashing et des faux-semblants. On parle de machine learning, d’intelligence artificielle, de data mining et personne ne connaît le coût écologique d’un like. Encore aujourd’hui, tout le monde s’arrache les cheveux sur le coût d’un mail. En fait, personne ne sait. Ce qui souligne notre propension à ne pas vouloir savoir. Et beaucoup de chiffres sont souvent produits par l’industrie elle-même. Il faut évidemment s’en méfier, mais elle est la seule à les détenir ».

« Soyons francs, un data center vert n’existe pas. L’industrie est terrorisée par la réputation qu’elle laisse derrière elle. Elle est consciente que ça devient un vrai sujet. Et il n’est pas question de laisser un récit s’installer selon lequel elle aggraverait le réchauffement climatique plus qu’elle ne le combat. Le sujet est apparu en 2012, lorsque Greenpeace a affiché une bannière devant le siège social d’Amazon à Seattle sur laquelle était écrit : Il est propre votre nuage ? Il faut réagir et vendre un récit. On est dans un théâtre de l’écologie, un théâtre du vert. Ça ne veut pas dire que l’efficacité des data centers ne s’améliore pas au fur et à mesure, mais attention aux illusions ».

« La technologie fait des prouesses. Le génie humain est capable de trouver des solutions technologiques à tous les problèmes. Aujourd’hui, on fait des data centers de plus en plus efficaces, avec des câbles sous-marins qui ne polluent quasiment pas. Mais, tout cela est en permanence dépassé par ce qu’on appelle l’effet rebond. Une nouvelle technologie crée de nouveaux besoins, qui sont tels que la solution technologique ne permet plus de compenser les effets écologiques. Par exemple, on dit que le mail économise une voiture, celle du facteur. Mais, en réalité, on n’a jamais vu autant de livreurs à Paris qu’aujourd’hui. Il y a moins de lettres, mais toujours plus de colis. Le numérique ne se substitut pas à la vie. Il s’additionne à la vie ».

« Dans mon enquête, j’ai voulu souligner cet énorme paradoxe qui ruisselle de toutes les interviews. Les jeunes consomment, comme des dingues, les produits numériques. En moyenne, un jeune de 18 à 25 ans, en France, en est à son sixième téléphone portable. Ce chiffre me reste en travers de la gorge. Les interfaces, c’est quasiment la moitié de la pollution numérique. Il suffirait de les garder deux fois plus longtemps pour réduire considérablement notre empreinte. Sans compter la consommation de données qui a les impacts qu’on connaît. Le plus important sur Internet, c’est la pollution indirecte. Les jeunes sont face à un outil qui en fait des dieux et, en même temps, réclamerait beaucoup de sagesse. Comment vont-ils utiliser cette technologie demain ? Vont-ils résister aux radiations de ce soleil synthétique ou, au contraire, vont-ils en faire un outil au service de l’aggravation de cet impact environnemental ? La génération Greta est face à ses contradictions ».

« La porte de sortie est dans une réponse beaucoup plus radicale à notre façon de consommer. Et, s’il y a une chose à laquelle nous ne sommes pas prêts, c’est précisément de remettre en cause notre manière de consommer Internet. C’est une réflexion qui aboutit à des solutions liberticides. Changer nos modes de consommation sur Internet, c’est remettre en cause la philosophie libertaire du réseau. S’interroger là-dessus, c’est ce que j’appelle un gouvernement vert sombre. La Chine vient d’annoncer qu’elle interdisait aux adolescents de jouer aux jeux vidéo plus de trois heures par semaine. Il n’y a qu’en Chine qu’on peut faire un truc pareil ».

« Prenez l’exemple d’une trottinette. Quand vous montez sur une trottinette, vous montez sur un objet qui capte compulsivement vos données. C’est le Graal des acteurs du monde de la mobilité, dont l’objectif est de proposer des offres numériques tout-en-un, donnant accès à l’ensemble des moyens de transport dans une seule application. De la trottinette au métro, en passant par le taxi, le vélo, le scooter. L’ensemble de ces informations dessine une géographie de votre façon de vous déplacer. Aujourd’hui, les données, c’est l’or noir. L’algorithme, c’est le moteur qui fait tourner les données. La valeur de vos données est colossale par rapport aux quelques euros que vous croyez économiser avec un numérique gratuit ».

« Des solutions ? C’est fou l’impact positif qu’on peut avoir en gardant notre téléphone deux ou trois fois plus longtemps. Les téléphones sont toujours plus efficaces. Ils captent toujours plus de données. Ce tout petit objet est tellement trompeur et dangereux. Il donne une belle image d’Internet, l’image d’une infrastructure simple, alors que c’est une infrastructure infiniment complexe et sale. Il y a aussi une écologie des données : comment peut-on moins consommer de données ? »

« Je n’ai pas de boule de cristal. Il y a autant de façons de voir le futur qu’il y a de personnes qui travaillent sur le futur d’Internet. Ceux qui croient que la technologie sera la solution au problème qu’elle a créé. C’est en partie vrai : l’optimisation grâce au numérique, la recherche sur des nouveaux modes de stockage et d’électricité, l’économie circulaire. Et puis, il y a toute une frange qui, au nom des objectifs d’un numérique plus sobre, pense qu’il faut être dans la bricole. Au milieu de tout ça, vous avez ceux qui portent l’accélération du numérique tout en essayant de contre balancer les effets qu’elle génère par une forte fiscalité. Enfin, vous avez l’idée d’un espace plus fermé. Les Chinois le font. Non pas pour des raisons écologiques, mais pour des questions de sécurité nationale et de modèle de développement. Je pense qu’Internet sera un mélange de tout ça à la fois et de façon non exclusive ».

ÉCOUTER ~ C’est annoncé…

Classé dans : REGARDER ~ LIRE ~ ÉCOUTER — fierementgay @ 8 h 53 min

0917 2CELLOS

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0917 BOB DYLAN

0917 BONNIE TYLER

0917 COCK ROBIN

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0917 JONAS KAUFMANN

0917 KENDRICK LAMAR

0917 MICHEL SARDOU

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