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17 août 2018

CINÉMA > « La fin de mon film n’est pas pessimiste. Elle est réaliste ».

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 9 h 23 min

Dans « Mario », le réalisateur suisse aborde l’homosexualité dans le sport.

1mario

« Mario » raconte l’histoire d’un jeune talent du football qui tombe amoureux, pour la première fois, d’un homme, son colocataire et partenaire d’entraînement, Léon.

Dans l’équipe, des rumeurs circulent sur leur relation et Mario voit son rêve compromis.

À l’occasion de la sortie du film, début août, Marcel Gisler s’est confié avec simplicité.

Extraits.

« L’impossible histoire d’amour entre deux hommes est un thème traité à de nombreuses reprises par le cinéma. L’idée de l’adapter dans le milieu du football n’est pas venue de moi. Contrairement à mon co-auteur, Thomas Hess, je ne suis pas un grand fan de foot. Il m’a suggéré de raconter cette histoire que je ne trouvais pas assez neuve. C’est en enquêtant que je me suis rendu compte qu’il n’existait pas de film sur une histoire d’amour gay dans le foot. Des scénarios avaient été proposés, mais n’ont jamais abouti. Nous aussi, nous avons eu des difficultés à trouver les financements nécessaires. Les producteurs expliquaient que les films sur les histoires d’amour homosexuelles ne marchent pas. Heureusement, ils ont fini par saisir les enjeux de ce problème social dans le football où l’homosexualité est plus que jamais taboue ».

« J’ai rencontré plusieurs joueurs professionnels, des managers. J’ai eu la chance de m’entretenir avec Marcus Urban, un des premiers joueurs à avoir arrêté sa carrière pour révéler son homosexualité. Il ne supportait pas la double pression qui reposait sur ses épaules. Celle que connaît tout footballeur, mais aussi celle qui l’obligeait à cacher sa sexualité. Nous avons été aidés par les clubs des Young Boys de Bern et de Sankt Pauli à Hambourg. Ils nous ont ouvert leurs portes et donné des conseils intéressants. J’ai même pu assister à des briefings dans les vestiaires ».

« Parler d’homosexualité dans les vestiaires ? On peut en parler, mais sous forme de blagues. On entend souvent les joueurs s’insulter de pédés ou d’enculés entre eux, mais c’est compris comme un synonyme de faibles, de sensibles… Pourtant, il y a des contacts physiques entre les joueurs, souvent très tactiles. Il y a même une forme d’érotisme. Tapes sur les fesses, câlins, bisous sur le crâne… Tout ça est toléré à condition que cela reste viril. Mais, si quelqu’un éprouve du plaisir à être touché, la frontière est franchie ».

« Je suis convaincu que le football est davantage marqué par l’homophobie que d’autres sports. Dans d’autres sport d’équipe, comme le rugby, où le contact physique est plus important, certains joueurs professionnels, comme Gareth Thomas ou Sam Stanley, ont fait leur coming-out alors qu’il continuait à jouer. Pas dans le foot. Les joueurs l’avouent des années après. Être au plus haut niveau et gay n’est pas possible dans le foot. Il y a beaucoup plus d’enjeux financiers. Le foot est un business de testostérone. Il faut être viril pour réussir ».

« Pour jouer Mario, je voulais Max Hubacher dès le départ. Il a été à l’affiche de plusieurs films suisses et sa sensibilité me touchait. Avec Max, nous avons auditionné pour le rôle de Léon. Je voulais trouver le couple idéal. Aaron Altaras est plus grand, plus musclé. Sur un terrain de foot, les deux se complètent parfaitement. Je trouvais qu’il y avait dans leur duo une ressemblance avec celui de Brokeback Mountain ».

« Pourquoi une histoire d’amour entre un footballeur qui se sait gay depuis longtemps et un autre qui le découvre ? La réponse est très simple. Je voulais, au départ, raconter l’histoire d’amour de deux footballeurs qui se savent gays depuis longtemps, mais le film aurait coûté beaucoup trop cher. Je voulais vraiment que les deux joueurs soient dans le milieu professionnel. Louer des stades, comme nous l’avons fait, nous aurait coûté beaucoup plus cher s’il fallait toquer à la porte des plus grands clubs européens. On a donc choisi de s’intéresser à des joueurs plus jeunes. Mario et Léon jouent dans l’équipe des moins de 21 ans. Seule une poignée d’entre eux passera pro. Cette compétitivité entre les jeunes interdit toute faute d’écart. Cela ajoutait une dimension dramatique à l’écriture du film ».

« La relation entre Mario et son agent montre bien qu’il lui est impossible de devenir professionnel s’il révèle son homosexualité. Alors, Mario et son amie d’enfance, Jenny, jouent au couple parfait devant les photographes. Son agent tente désespérément de sauver son image. Le club ne veut pas salir la sienne. Le risque est de perdre des sponsors qui gagnent de l’argent sur cette idée d’un homme viril et hétéro. Plus intéressant, le père de Mario, ancien joueur n’ayant pas réussi à passer professionnel, s’en prend violemment à son fils, quand il lui annonce aimer les hommes. Il n’est probablement pas homophobe, mais sait pertinemment que, s’il révèle son homosexualité, il ne pourra pas atteindre le plus haut niveau. Tous décident donc de soigner les apparences. Jenny, l’amie d’enfance de Mario, devient sa petite amie publique. Ils s’affichent ensemble. On m’a expliqué que des joueurs professionnels gays ont d’ailleurs eu recours à cette technique. Certains se seraient même mariés ».

« Mario décide de sacrifier sa vie sentimentale et parvient à percer dans le foot. Léon fait, lui, le choix d’arrêter et d’assumer son homosexualité. À la fin, qui est le plus heureux des deux ? Impossible à dire. L’un va au bout de ses rêves de gosse, poussé par son père, son agent. Il accomplit sa destinée. Mais, toute sa vie sera probablement marquée par la frustration d’avoir dû mettre fin à son histoire d’amour. Mario devient une simple machine à but. Léon trouve l’amour ailleurs, mais a dû faire une croix sur son désir de jouer la Coupe du monde… C’est un dilemme malheureux ».

« La fin de mon film n’est pas pessimiste. Elle est réaliste. Aujourd’hui, être footballeur professionnel et gay, ce n’est pas encore possible. Certains clubs sont plus ouverts que d’autres et les choses changeront peut-être. Le club de Bern, qui nous a si bien accueillis, n’est pourtant pas venu en masse à l’avant-première. Certains fonctionnaires oui, mais presqu’aucun joueur. C’est curieux. La problématique ne concerne peut-être pas la majorité d’entre eux, mais certains doivent l’être directement. C’est statistique. Pour l’heure, il y a une atmosphère hétéro-normative qui règne dans le milieu. J’ai souvent entendu cette phrase: nous sommes pour que les joueurs expriment librement leur homosexualité, mais chez nous, il n’y a pas de gays ! ».

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BORDEAUX > « Mettre l’accent sur le Noureev interprète-danseur ».

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 11 h 14 min

« Tant que mes ballets seront dansés, je serai vivant ».

1rudolf noureev

Vingt-cinq ans après sa mort, l’opéra national de Bordeaux, en Gironde, célèbre le danseur et chorégraphe, Rudolf Noureev.

Jusqu’au 2 septembre, une exposition photographique, tout en sensibilité et élégance, entre ballets classiques et expérimentations modernes, lui est consacrée.

« J’ai voulu mettre l’accent sur le Noureev interprète-danseur, comme un acteur de théâtre ou de cinéma qui vivait complétement ses rôles » explique son ami et ancien danseur, Daniel Agésilas.

Pour cela, il a choisi cinquante photos en noir et blanc qui composent l’exposition, « Noureev, dieu de la danse ».

« Il émane une grande émotion de ces portraits qui ont presque 40 ans ».

De « Giselle » à « Pierrot lunaire », en passant par « Le chant du compagnon errant », l’oeil de la photographe, Francette Levieux, capte le Noureev des années 80, lorsqu’il était directeur de la danse à l’Opéra de Paris.

Tout y est : ses expressions, son charisme, sa fougue, sa sensualité.

« Ça l’aurait touché qu’on n’insiste pas seulement sur le danseur, mais aussi sur l’homme qu’il était » explique Éric Quilleré, directeur de la danse de l’opéra de Bordeaux.

C’est dans une salle de style Second Empire, sous les dorures et les lustres en cristal, que sont exposés les clichés.

Rudolf Noureev est bien connu à Bordeaux.

Charles Jude, son danseur fétiche, y fut longtemps directeur de la danse.

Rudolf Noureev aimait jouer les princes tourmentés, comme le montrent certaines photos. 

Il s’aventure aussi vers la danse moderne.

Bob sur la tête, avec lunettes de soleil et cigare, dans le ballet, « La Vénus de Brighton ».

En short et gants de boxe dans « Black and Blue ». 

« À l’Opéra de Paris, il nous a appris l’exigence, qu’avoir du talent ne suffisait pas. Il fallait, avant tout, travailler. Dans les photos, ça transparaît » note Éric Quilleré.

Adepte de la prefection, Rudolf Noureev travaillait même ses saluts : geste, regard, tout est précisément étudié.

Dans cette exposition, cet être entier est souvent représenté seul.

« Ça en dit beaucoup sur la solitude de Noureev, qui était un être à part ».

Après Bordeaux, l’exposition devrait se transporter à Biarritz et Toulouse.

Moscou est également intéressé.

À l’Opéra de Paris, si lié à Rudolf Noureev, une autre exposition lui sera consacrée en décembre.

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