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13 avril 2015

LIVRES- Où on apprend que ces deux-là s’adorent !

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 11 h 52 min

1julien

« Moi… Lolita » est le titre qui a lancé la carrière de Julien Doré.

On apprend aujourd’hui, grâce à un livre consacré au chanteur, que « La » Mylène n’a pas du tout aimé la façon dont il a modifié le texte qu’elle avait écrit.

À l’époque où la « Nouvelle Star » était encore une émission diffusée sur M6, le public a fait connaissance avec Julien Doré.

Avec sa barrette dans les cheveux et son ukulélé, le chanteur a fait sensation en 2007.

Fort du soutien des téléspectateurs, il a gagné l’émission cette année-là et fait désormais la carrière que l’on sait.

En reprenant « Moi… Lolita », initialement interprété par Alizée, Julien Doré s’est révélé incontournable et audacieux.

Sur la scène du télécrochet, il s’était même permis des libertés avec le texte.

Là où Alizée chantait « J’ai là un fou rire- Aussi fou qu’un phénomène », Julien sussurrait « J’ai l’aphorisme dadaïste de mon doux phénomène ».

Il préférait également dire « donner ma langue aux chattes » en lieu et place du « chat » d’origine.

Des modifications qui ont irrité Mylène Farmer.

C’est ce que révèle « Love Trotter », une biographie de Julien Doré.

Frédéric Quinonero, l’auteur du livre, indique dans son ouvrage que la flamboyante rousse avait autorisé Julien Doré à sortir la chanson en single.

Mais, elle y avait mis une condition.

« Que le texte initial ne subisse pas les fantaisies de son interprète ».

Pour Mylène Farmer, les changements introduits rendaient la chanson « vulgaire ».

Un point de vue que n’a pas hésité pas à tacler Julien Doré avec (im) pertinence.

« Elle a trouvé cela vulgaire alors qu’elle faisait chanter cela à une gamine de 14 ans en minijupe. Elle a raison, la vulgarité évolue ».

C’est pas demain que ces deux-là feront un duo ensemble !

11 avril 2015

LIVRES- Il était homosexualité, pouvoir, drogue et… patron de Sciences-Po.

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 19 h 35 min

1livres

La journaliste du Monde, Raphaëlle Bacqué, consacre un livre à Richard Descoings, ancien directeur de Sciences-Po.

Il fut retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel à New York en 2012.

L’histoire peut se raconter de multiples façons, comme pour chacun d’entre nous.

Raphaëlle Bacqué avance sur la corde raide des devoirs et des droits de l’écrivain.

Il mélangeait tout, elle doit tout trier.

Raphaëlle Bacqué se confronte, comme jamais, à la problématique du public et du privé.

Jusqu’où aller dans le privé, alors qu’il affichait son homosexualité ?

Que croire de l’image publique, alors que sa politique de cours rémunérés muselait le Tout-Paris ?

Elle rend hommage au réformateur audacieux et s’attache aux faits.

Elle l’appelle « Richie », ainsi que le surnommaient ses étudiants.

« Richie » est aussi une radioscopie du pouvoir gay en France.

Le récit fera surtout parler pour ça.

Raphaëlle Bacqué brise les tabous en exposant au grand jour les réseaux homosexuels, en racontant connexions, lieux de pouvoir, rencontres.

Richard Descoings et Guillaume Pepy, patron de la SNCF, louent ensemble un appartement près de la place de la Madeleine, où se retrouve toute une génération de hauts fonctionnaires homosexuels venant de la Cour des comptes, du Quai d’Orsay ou encore du Conseil d’État.

Ses étudiants scandent son prénom, brandissent sa photo comme s’il s’agissait d’une rock star ou d’un gourou.

Le soir de sa mort énigmatique dans un hôtel de New-York, une foule de jeunes gens se retrouve, une bougie à la main, devant le temple de Sciences Po.

Quelques jours plus tard, le visage mélancolique de Richard Descoings couvre la façade de l’église Saint-Sulpice.

Sur le parvis, politiques,  grands patrons et professeurs défilent silencieusement, comme si l’on enterrait un roi secret.

Au premier rang, l’épouse et le compagnon Guillaume pleurent ensemble sa disparition.

Après des années d’enquête, Raphaëlle Bacqué livre cette ascension vertigineuse au cœur de la vie politique française d’un fils de bonne famille, amateur de transgression.

Un de ces hommes qui traversent leur temps et le transforment.

Il a fait de Sciences Po le vivier de tous les pouvoirs.

Mais il a aussi ouvert les amphithéâtres aux élèves des banlieues.

Envoyé ses étudiants dans les universités les plus prestigieuses du monde.

Changé la vie de milliers de jeunes gens.

Tout juste s’interrogeait-on sur ce directeur homosexuel, pourtant marié à une femme dont il avait fait sa principale adjointe.

Monarque éclairé mais omnipotent, encensé par les médias puis brûlé avec le même entrain, personne ne l’a percé à jour.

Raphaëlle Bacqué nous entraîne aujourd’hui sur ses pas.

Dans les boîtes du Marais, les cabinets ministériels de la gauche et les salons sarkozystes.

Dans les soirées étudiantes déjantées, les bureaux du conseil d’État, les couloirs de la Cour des comptes et les plus grandes universités du monde.

Dans ses nuits solitaires réchauffées par des substances interdites.

Personne n’a résisté à la folie de Richard Descoings.

Surtout pas lui.

10 avril 2015

LIVRES- Un homosexuel, un hippie et un prêtre dans la même famille.

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 11 h 24 min

1trois

Jean-Louis de la Vaissière, 62 ans, vient de recevoir le « Prix des Lecteurs Notre Temps 2015″.

C’est son premier roman, « Trois Frères et l’éternité », qui est récompensé.

« J’ai tout d’abord admiré la qualité littéraire de ce livre, écrit dans un langage clair, lumineux, chaleureux, détaillé, avec une grande richesse de vocabulaire » souligne un des jurés.

Il est vrai que l’homme sait écrire.

Journaliste entré en 1976 à l’AFP où il a pratiquement fait toute sa carrière, il a mis en mots les plus grands événements mondiaux.

Benoît XVI renonçant à sa fonction, l’élection du premier pape jésuite, François.

De l’Iran à l’Italie en passant par Genève et l’Allemagne, il a couvert la chute du shah et celle du mur.

Des expériences qui lui ont probablement inspiré son roman.

L’histoire de déroule des années 70 à nos jours.

Les trois héros de ce premier opus, tous marginaux, incarnent chacun à leur manière, une époque marquée par de grands bouleversements.

« J’ai aimé l’intensité de tous les personnages à la fois sympathiques et antipathiques ainsi que l’évolution de leur pensée au fur et à mesure de la maturité » analyse un autre lecteur.

Nous découvrons le patriarche, médecin en Algérie, qui a soigné des fellaghas avant de quitter le pays.

Et les trois fils. 

Étienne, le plus jeune, hippie, en quête de rédemption, amoureux d’une Allemande proche de la Fraction armée rouge, un groupe terroriste.

Julien, brillant, fier, sensible, homosexuel qui ne se satisfait pas de sa situation.

Enfin, Pierre, le taciturne au regard profond, qui, animé d’une foi brûlante, se dirige vers la prêtrise au risque d’un affrontement familial et surtout de blesser le grand-père humaniste mais absolument athée.

« Rarement l’homosexualité, l’engagement spirituel, le monde hippie, la libération des mœurs ont été si bien décrits » précise un des jurés qui reconnaît que ce récit était tout de même son deuxième choix.

Si les hommes mènent l’histoire de ce roman, de beaux personnages féminins viennent toutefois croiser leur destin et parfois les diviser.

Les trois frères se retrouveront pourtant dans leur quête d’absolu et leurs interrogations sur Dieu et les femmes.

9 avril 2015

LIVRES- Mathématicien + dessinateur = une BD passionnante.

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 19 h 41 min

1livre

Le mathématicien Cédric Villani et l’auteur de bandes dessinées Edmond Baudoin ont associé leurs talents pour écrire à quatre mains « Les rêveurs lunaires ».

Le récit de quatre destins d’hommes qui ont influencé chacun à leur manière le cours de l’histoire de la seconde guerre mondiale.

Un album qui mêle pédagogie, histoire et poésie, servi par les dessins à l’encre d’une très grande force d’Edmond Baudoin.

C’est un beau projet écrit et dessiné à quatre mains qui se concrétise.

Il fait le récit en bandes dessinées de quatre destins.

Ceux de Werner Heisenberg, Alan Turing, Leo Szilard et Hugh Dowding. 

Werner Heisenberg est physicien.

Il est le découvreur du « principe d’incertitude », l’un des fondateurs de la mécanique quantique, dont l’application a mené notamment à la fabrication de la bombe atomique.

Son rôle pendant la seconde guerre mondiale reste une énigme.

Alan Turing est mathématicien.

Il a joué un rôle majeur dans le décryptage des codes de la machine « Enigma » pendant la deuxième guerre mondiale.

Il a aussi jeté les bases de l’informatique.

Leo Szilard est un physicien hongrois.

Il est l’un des premiers à avoir compris l’application militaire de l’énergie nucléaire.

Il a participé au projet Manhattan avant de devenir un ardent défenseur du désarmement.

Il s’est ensuite consacré à la biologie moléculaire. 

Hugh Dowding a dirigé la bataille d’Angleterre.

C’est grâce à lui que les forces aériennes n’ont pas été anéanties par la Luftwaffe.

Cédric Villani et Edmond Baudoin ont associé leurs voix pour raconter ces quatre destins et le contexte dans lequel ils se sont accomplis.

Ils conjuguent récit intime et grande histoire.

La science et la pédagogie de Cédric Villani pour comprendre la complexité des concepts scientifiques et leurs enjeux historiques.

Le génie du dessin d’Edmond Baudoin pour voyager dans les recoins les plus reculés de la conscience et de l’inconscient de ces grands hommes, leurs obsessions, leurs rêves et leurs cauchemars.

Ce qui guide aussi leur appétit de connaissance et aussi les rapports qu’ils entretiennent avec la société dans laquelle ils vivent.

Et ce n’est pas toujours facile.

Alan Turing fut rejeté pour son homosexualité et Hugh Dowding mis au placard par sa hiérarchie.

« Les rêveurs lunaires » jette sur la seconde guerre mondiale un regard inédit.

Si de nombreux albums de bandes dessinées ont déjà raconté la seconde guerre mondiale, ils l’ont toujours fait sous l’angle des dirigeants, des soldats ou des citoyens, jamais des scientifiques, artisans des outils de la machine de guerre.

Or, comme le précise Cédric Villani dans un texte postface qui complète l’album, le regard de ces personnages est précieux à plus d’un titre.

« Ces personnes, en situation de responsabilité, mais disposant aussi d’un certain recul par rapport aux événements, contribuent par leur point de vue, chacun à sa façon, à préciser les contours d’une période historique de la plus grande complexité ».

Pour accompagner le lecteur dans ce voyage de haut vol, le récit est ponctué par les échanges entre Cédric Villani et Edmond Baudoin.

Le lecteur est comme un invité dans la conversation. 

« Ce sont les rêves qui font progresser l’humanité » dit Hugh Dowding. 

« Les rêveurs lunaires » est un projet ambitieux, qui tient ses promesses.

Rendre accessible les concepts les plus complexes et les questions philosophiques que pose la science, sans jamais perdre ni ennuyer son lecteur.

C’est aussi un album bouleversant qui fait entrer dans les mystères du génie de certains hommes, et les joies et les tourments qui les accompagnent.

8 avril 2015

TÉLÉVISION- L’homosexualité, la téléréalité, le gaspillage vus par nos objets.

Classé dans : À savoir,Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 14 h 53 min

1arte

« Objectivement ».

C’est la nouvelle série courte qu’Arte présentera à la rentrée.

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » s’interrogeait Lamartine.

« Et comment ! » répondent en coeur les auteurs et réalisateurs.

Le postulat de départ est simple.

Les 20 premiers épisodes, quelqu’un vient chez LUI, un trentenaire célibataire.

Les 20 suivants, ELLE s’installe chez LUI.

Pendant ce temps, les objets du quotidien vivent leur vie.

Et surtout, s’ils ne communiquent pas avec les humains, ils parlent de nous, comment ils perçoivent nos manies, la façon dont on les traite.

Ainsi, sont évoquées en creux, par le biais de l’intime, des questions d’actualité comme de société, telles que le gaspillage, la téléréalité ou l’homosexualité, par exemple.

Dans un joyeux désordre, on découvre les « héros » de la série.

La boule à thé venue d’Angleterre avec son petit accent, la lampe de bureau, le marque-page qui adore les histoires mais ne peut jamais en lire la fin, etc…

Chaque pièce possède en fait son univers et ses codes.

Héléna, la cafetière DRH et Robert, l’éponge syndicaliste, s’affrontent en cuisine.

Le savon de Marseille, parrain de la mafia avé l’accent, et ses deux hommes de main, le dentifrice et la brosse à dents, règnent sur la salle de bain.

Au salon, Nicole la télécommande, fan de Delahousse et de comédies romantiques, côtoie le cendrier qui a eu une aventure avec la bougie.

Dans la chambre, la chaussette tombée du lit veut en profiter pour se faire la malle.

Cette série d’animation est réalisée en « stop motion ».

Les objets sont « bidouillés » pour pouvoir être manipulés et filmés image par image.

Côté chiffres, accrochez-vous !

Un an d’écriture, deux auteurs, deux réalisateurs, cinq animateurs, neuf semaines de tournage, douze semaines de post-production.

Avec, à terme, 40 épisodes de 2 min 15 à découvrir à l’automne à 20 heures 40.

Les acteurs et personnalités qui ont donné de la voix sont Reda Kateb, Alison Wheeler, Sanseverino et Cécile Cassel, entre autres.

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