25 novembre 2021

25|11 ~ PARIS ~ Déjà connu chez les homosexuels, le phénomène se développe…

Classé dans : SANTÉ,SEXUALITÉ — fierementgay @ 9 h 02 min

paris

Le « Chemsex » gagne du terrain et touche une population de plus en plus importante.

C’est ce qui ressort d’une étude présentée par la Mairie de Paris.

Derrière ce mot, se cache une pratique qui consiste à consommer des psychotropes ou des drogues de synthèse pour intensifier, multiplier et prolonger les rapports sexuels.

Selon l’étude, « Sea, Sex and Chems », elle serait en plein essor.

Au point de devenir un phénomène inquiétant pour les autorités de santé.

« Si Paris essaie de prendre en main le sujet, c’est qu’elle est une ville historique du Chemsex » explique Jean-Luc Romero, adjoint d’Anne Hidalgo et militant de longue date.

Initialement vu comme une pratique réservée aux homosexuels et bisexuels, le « Chemsex » se diffuse de plus en plus.

« On le trouve dans toutes les parties de la population. Quelle que soit l’orientation sexuelle ou le genre des personnes concernées » selon Dorian Cessa, docteur et coordinateur principal de l’étude.

En outre, le phénomène se serait multiplié avec les confinements, qui ont cassé les codes habituels.

« Les produits utilisés sont disponibles en deux clics sur Internet pour des prix ridicules » dénonce Jean-Luc Romero.

« La diffusion de certaines de ses drogues a été significativement majorée depuis le début de l’épidémie de COVID-19 » ajoute Dorian Cessa.

Pour le moment, aucun chiffre sur le nombre de pratiquants ne ressort tant le phénomène est difficile à saisir.

Pour donner une idée de l’expansion possible du « Chemsex », Dorian Cessa évoque une précédente étude anglaise, qui montrait que sur les 500 000 utilisateurs de l’application homosexuelle « Grindr », 25 à 30% des inscrits déclaraient s’y adonner.

Un chiffre impressionnant auquel il faut, désormais, ajouter les hétérosexuels qui s’y adonnent de plus en plus.

Les femmes hétérosexuelles représentent 25% des pratiquants en France.

Donc, il y a de quoi s’inquiéter.

Si des cas de nombreux cas de comas et de décès sont déjà rapportés, l’étude montre que le « Chemsex » mène également à différentes addictions.

Addiction aux produits illicites et au sexe.

De plus, il altère la vigilance face aux maladies et infections sexuellement transmissibles.

S’il précise que le phénomène touche toutes les couches de la société, Dorian Cessa identifie certains publics beaucoup plus à risque face au « Chemsex ».

« Les populations fragiles, comme celles qui ont connu la monétisation du sexe, les violences sexuelles ou la séropositivité, sont plus à même d’entrer dans cette pratique. De même que celles qui ont connu une entrée précoce dans la sexualité, une dysfonction sexuelle ou une non-binarité. L’addiction comportementale au sexe touche particulièrement les personnes qui visent une performance sexuelle, très courante chez les homosexuels ».

Pour lutter contre ce fléau, la ville de Paris annonce la mise en place d’un plan d’information et de réduction des risques du « Chemsex », qui doit coordonner les actions des autorités de santé, les associations et la police.

« Les professionnels sont désarçonnés par ce phénomène » explique Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris en charge de la Santé.

Après avoir annoncé la création d’un comité stratégique, l’élue insiste sur la nécessité de communiquer avec les différentes parties et sur la diffusion la plus large possible d’informations sur le sujet.

Et Jean-Luc Romero de mettre en garde : « Il faut absolument éviter la stigmatisation et la moralisation. Ce sont les pires ennemis de la prévention ».

27 mai 2021

27|05 ~ SEXUALITÉ ~ Pourquoi la bisexualité serait-elle interdite aux hommes ?

Classé dans : 1- LGBT,SEXUALITÉ — fierementgay @ 12 h 34 min

sexualité

Même si les mentalités évoluent, se revendiquer bisexuel n’est toujours pas chose facile.

Souvent, la réponse est que prétexter être bisexuel, c’est une excuse pour ne pas dire qu’on est homosexuel.

Pourquoi tant de mépris et d’idées toutes faites ?

Aimer les deux sexes serait donc un problème ?

On comprend pourquoi beaucoup de bisexuels gardent leur sexualité secrète.

En outre, dans notre société encore bloquée sur certains tabous, cette double attirance ne acceptée que pour les femmes.

Il suffit de regarder la popularité des vidéos pornographiques mettant en scène un homme et deux femmes, par exemple.

Résultat : de nombreux jeunes hommes se murent dans le silence. 

Le terme « bisexuel » est utilisé, dans son sens actuel, par des médecins et psychologues depuis la fin du XIXème siècle.

Chez certains spécialistes de la sexualité, comme Sigmund Freud ou encore Alfred Kinsey, l’espèce humaine est bisexuelle.

Selon eux, « c’est la société qui dicte ce qui est la norme ». 

« Freud a mis en avant une bisexualité psychique chez tous les humains. Nous avons tous une dimension masculine et une autre féminine en nous. C’est bien ainsi ! » explique Élisabeth de Madre, psychologue.

« Sur le plan psycho-affectif, il est bien difficile de définir le masculin du féminin sans tomber dans des poncifs éculés. Cette bisexualité psychique nous amène à être attiré par les deux sexes. La subtilité réside dans la qualité de nos relations envers les personnes du même sexe que le nôtre ».

Selon « SOS Homophobie », se définir bisexuel est plus fréquent à l’adolescence qu’à tout autre âge.

Sur le plan historique, il est bon de rappeler que la bisexualité était fréquente dans certaines civilisations anciennes, comme chez les Grecs.

À cette époque, elle était beaucoup plus admise chez les hommes que ches les femmes.

Une étude, réalisée en 2018, a démontré que 0,9% des femmes et 0,6% des hommes se déclarent bisexuels. 

« La majorité d’entre eux ont eu des pratiques sexuelles avec des personnes des deux sexes et une grande partie se déclare attirée par l’autre sexe plus que par le même sexe » explique l’étude.

Les hommes sont donc autant bisexuels que les femmes.

« Chez les femmes, la bisexualité est peut-être mieux acceptée, car souvent la sexualité homosexuelle engage moins. Elle se limite souvent à de la tendresse, des caresses, des baisers. Elle peut être considérée comme complémentaire de la relation hétérosexuelle où la pénétration est plus fréquente » analyse Élisabeth de Madre. 

En outre, les femmes en couple auraient beaucoup plus de mal à accepter la bisexualité de leurs partenaires. 

L’inverse serait moins vrai.

Une étude américaine a montré que la bisexualité est beaucoup plus présente qu’on ne le pense chez les hommes.

« Il y a eu un long scepticisme parmi les scientifiques et la population générale sur l’existence de la bisexualité chez les hommes. Les sceptiques assurent que les hommes, qui s’identifient comme bi, sont en réalité homosexuels ou hétérosexuels » analyse l’étude.

« Les hommes ont ainsi tendance à présenter des schémas d’excitation génitale et subjective pour des femmes et des hommes. Dans nos sociétés occidentales, les femmes assument mieux la bisexualité. Souvent pour la raison qu’un acte sexuel entre un homme et deux femmes reste le fantasme masculin le plus fréquent. Il est regrettable que les personnes bisexuelles soient stigmatisées, à la fois par les hétéros et les homos, car elles sont perçues comme indignes de confiance, confuses et incapables de s’engager. Une vision nommée biphobie ». 

Désormais, sur les réseaux sociaux, un nouveau terme plaît de plus en plus à la jeune génération : la pansexualité. 

« Dans la pansexualité, il y a la possibilité d’être attiré par des personnes sans distinction de genre. La bisexualité, c’est mon genre et les autres. Ou un autre » explique une psychologue.

L’attirance serait ainsi plurielle.

Elle serait plus portée sur l’individu que sur son genre défini.

Conclusion : et si on se foutait du sexe pour s’en tenir à l’attirance.

11 mai 2021

11|05 ~ SEXUALITÉ ~ Ne pas confondre liberté sexuelle et droit à la sexualité…

Classé dans : SEXUALITÉ,SOCIÉTÉ — fierementgay @ 11 h 44 min

sexualité

Si tout le monde s’accorde pour dire que la sexualité relève de la sphère privée et de choix personnels, il n’en demeure pas moins utile de s’interroger sur ce que la société et le droit garantissent en la matière.

L’Organisation Mondiale de la Santé rapelle régulièrement sa définition de la santé sexuelle.

« Un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité. Elle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles, qui soient sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence ».

Qu’en est-il en France ?

Daniel Borrillo, juriste spécialisé dans le droit du genre et de la sexualité, est l’auteur de « Le Droit des sexualités ». 

Il fait un état des lieux.

Extraits.

« D’une part, je pense qu’il faut faire la différence entre la liberté sexuelle et un droit à la sexualité. Si on fait référence à cette déclaration universelle, c’est pour moi une déclaration de liberté. C’est-à-dire que tout le monde doit pouvoir agir sexuellement de telle sorte qu’il n’y ait pas une contrainte extérieure ou une sexualité imposée. En revanche, je crois que l’on ne peut pas parler d’un droit à la sexualité. Cela reviendrait à dire qu’il y a un débiteur et un créancier. C’est-à-dire quelqu’un qui pourrait exiger ces droits subjectifs vis-à-vis de quelqu’un d’autre, qui serait débiteur de ces droits-là. Si l’on prend l’exemple de la sexualité en prison, aux Pays-Bas : il y a la possibilité, pour les détenus, d’avoir une sexualité tarifée, puisqu’il y a des services de prostitution en prison pour les détenus qui ne sont pas en couple, par exemple. Or, en France, si vous ne pouvez pas vous débrouiller pour exercer votre liberté sexuelle, il n’y a pas de droit. Il n’y a qu’une liberté limitée par la détention. De même, on peut avoir une forme de prison du corps, quand on est handicapé. Si on est enfermé dans un handicap, on ne peut pas dire qu’il y a une liberté sexuelle, puisque vous ne pouvez pas exercer cette liberté du moment que vous êtes handicapé. Si on prend l’exemple de la Suisse, il y a des aidants sexuels : ce n’est pas de la prostitution, c’est simplement une assistance sexuelle. Là, on peut dire qu’il y a bel et bien un droit à la sexualité pour les personnes handicapées. En France, il y a une liberté sexuelle qui peut être exercée, si vous avez les compétences et la capacité à pouvoir avoir une activité sexuelle ».

« Je ne pense pas qu’un élément juridique ou social permette d’avoir un accès à la sexualité. Mais, on pourrait le prendre autrement : à partir d’un dispositif de non-discrimination. On peut considérer qu’il y a eu, en France, l’accès à une sexualité légitime, qui était considérée jusqu’alors comme illégitime. Par exemple, l’homosexualité. Pendant longtemps, elle était juridiquement et socialement considérée comme contraire à la loi ou à la morale. Et, dans les années 80, il y a eu la dépénalisation de l’âge de consentement. À partir de ce moment-là, le mécanisme juridique, qui considérait que l’homosexualité était une sexualité illégitime et que la majorité sexuelle n’était pas la même pour les couples de personnes homosexuelles et hétérosexuelles, a été abrogé. On a donc gagné en liberté. Cela ne veut pas dire qu’il y a un droit à l’homosexualité. Ça veut dire uniquement que la liberté sexuelle s’est étendue aussi aux rapports homosexuels. Je peux aussi prendre l’exemple du viol conjugal. Jusqu’aux années 80, on considérait qu’il n’y avait pas de viol entre époux, puisque que vous étiez mariés. Il y avait une espèce de présomption de consentement, de consentement donné par avance : une fois mariée la personne était consentante à tout acte sexuel. Juridiquement, ça a changé et on a même introduit, dans le Code pénal, la possibilité qu’il y ait des viols conjugaux. Ainsi, dans chaque acte sexuel, y compris dans le mariage, il faut qu’il y ait un consentement explicite. Un conjoint n’est pas propriétaire du corps de l’autre conjoint. Là aussi, on a gagné en liberté : il y a eu une extension du domaine de la liberté sexuelle. Cela ne veut pas dire qu’il y a un droit à la sexualité dans le mariage ».

« Face à  la misère sexuelle, il y a, de manière indirecte, la contraception. Le fait que la contraception ne soit plus interdite a permis une plus grande liberté sexuelle, donc il y a quelque chose qui est fait, à partir de la procréation. Ce droit à la non-procréation ou non-filiation et, plus tard, l’accès à l’IVG, ont permis une plus grande liberté. Mais, ce n’est pas lié à la sexualité en tant que telle. C’est lié à la reproduction. C’est par le biais de la reproduction que l’on a gagné en liberté ».

« L’État et le droit français pourraient mettre en place des mécanismes permettant de limiter cette misère sexuelle. Je pense qu’il y a au moins deux domaines dans lesquels on pourrait pallier cette situation. D’une part, avec la légalisation de la prostitution. C’est-à-dire considérer la prostitution comme un service avec une reconnaissance du travail sexuel en tant que tel avec la protection sociale, sanitaire, les droits fiscaux, etc… D’autre part, avec la reconnaissance des assistants sexuels pour les personnes handicapées. Concernant la prison, je crois que l’on devrait élargir les unités de vie familiale. Actuellement, les détenus peuvent avoir une sexualité avec une personne de l’extérieur, qui soit le conjoint, le concubin ou le petit ami. Mais, la sexualité entre détenus ou avec des gardiens est interdite dans les règlements. C’est une double peine pour les détenus. Ils sont privés de liberté de circulation, de liberté d’aller et venir. Je ne comprends pas pourquoi, une fois que la personne est détenue, elle est aussi privée de sa liberté sexuelle ».

« Il y a une contradiction entre prostitution et santé sexuelle. Il y a même une contradiction beaucoup plus grave : sur la notion de vie privée. C’est-à-dire que la constitution nationale et la Convention Européenne des Droits de l’Homme garantissent le respect à la vie privée. Je pense que la sexualité est une question éminemment de vie privée. Je ne vois pas au nom de quoi l’État va s’immiscer dans la vie privée, sexuelle, des personnes, du moment que la sexualité concerne des adultes consentants. Je ne vois pas pourquoi l’État va considérer, par exemple, que l’acte sexuel rémunéré est un acte qui serait une infraction et un acte sexuel gratuit ne serait pas une infraction ».

« Le refus de la reconnaissance du statut d’assistant sexuel accentue une discrimination à l’égard des personnes en situation de handicap. Une personne, qui fait appel à un assistant sexuel dans le cas d’un couple où ils sont tous deux handicapés, est considérée comme coupable. Ce sont des personnes qui ont uniquement besoin de quelqu’un pour les aider à se rapprocher corporellement. Et pourtant, la personne qui va faire ça sera assimilé à un client de la prostitution et risquera une amende et même une sanction pénale. Ça peut ne pas se savoir, mais il suffit qu’il y ait une dénonciation pour que la personne ait une amende pénale, alors qu’elle pense simplement avoir aidé deux personnes handicapées à pouvoir accomplir un acte sexuel. On est dans des situations qui sont dramatiques. Là, c’est la double peine, le handicap et l’assimilation à la prostitution ». 

« Aujourd’hui, je pense que le risque est une limitation de liberté et également une limitation de l’épanouissement de la société, de l’individu. La sexualité fait partie intégrante de la psychologie et de la santé humaine. La limiter, c’est comme limiter l’alimentation, le sport ou le travail. Comment devrait-on pouvoir dépasser tout cela ? C’est en instaurant une véritable liberté sexuelle entre adultes consentants. Pour moi, la ligne de partage entre ce qui est bien ou pas bien sexuellement parlant, ce n’est pas la sexualité rémunérée, sadomasochiste, romantique. Du moment que les choses se passent entre adultes consentants, le droit n’a rien à dire sur la substance, le contenu de la sexualité. Chacun mène la sexualité comme il entend la mener. Du moment que l’État vient nous dire que ça devrait être comme ci ou comme ça, de mon point de vue, c’est une ingérence illégitime dans la vie privée des individus. J’ai le sentiment qu’on a pas mal avancé en matière sexuelle, surtout en termes d’égalité homme-femme, homo-hétéro. Mais, j’ai parfois l’impression qu’on a reculé en matière de libertés ».

4 janvier 2021

04|01 ~ SEXUALITÉ ~ Quand le coming-out peut être une étape libératrice…

Classé dans : 1- LGBT,SEXUALITÉ — fierementgay @ 10 h 09 min

sexualité

Des célébrités ouvertement homosexuelles, une médiatisation grandissante de la communauté LGBT.

Aujourd’hui, la question du coming-out pourrait paraître secondaire.

Sauf qu’afficher son homosexualité reste encore très compliqué pour beaucoup.

« Nos groupes de parole sont de plus en plus fréquentés » constate Antony Debard, représentant de l’association LGBT, « Contact ».

« Pour les familles, c’est difficile, parce que l’on n’envisage pas qu’un proche soit LGBT ou parce que l’annonce n’est pas anodine dans une famille. Même quand cela se passe bien. Il y a toujours des stéréotypes, des angoisses. S’il n’y a pas forcément de rupture, il y a parfois une communication difficile ».

Selon de nombreuses études, les risques de souffrir d’anxiété, de dépression et de suicide sont plus élevés chez les LGBT.

« À un moment donné, ne pas faire son coming-out implique de mentir, de ne pas tout dire, de ne pas pouvoir être qui on est vraiment avec ses proches » ajoute Antony Debard.

« Certains le vivent bien, mais d’autres non. Notre orientation sexuelle ne nous définit pas, mais elle fait partie de nous. La cacher entraîne des difficultés, un isolement, une perte d’estime de soi et parfois un suicide. Durant le coming-out, ces risques peuvent être temporairement exacerbés chez certains ».

Heureusement, selon d’autres études, la révélation de son homosexualité laisse place à davantage de bien-être. 

« Le coming-out est libérateur, parce qu’il permet d’avancer dans sa tête, de débloquer une authenticité dans sa relation avec ses proches » analyse Paul Parant, psychologue et écrivain.

« J’ai essayé d’encourager les lecteurs à le faire, car trop de gens se disent que ce n’est pas la peine, que cela va faire du tort ou, pire encore, que leurs proches ont déjà compris. Moi, je dis les bienfaits des mots ».

« Il peut y avoir une exclusion ou de la violence parfois. Mais, ce n’est pas ce que l’on vit au quotidien à l’association » rassure Antony Debard.

« Une fois le coming-out fait, on a plus d’assurance et d’estime de soi. Les insultes touchent moins ».

Paul Parant et Antony Debard s’accordent sur le fait que le coming-out ne doit pas se faire dans de mauvaises conditions, mettant en danger la sécurité psychologique ou physique, l’emploi ou encore le fait d’avoir un toit.

« Il ne faut pas forcément le faire tout de suite, surtout si une réaction négative peut mettre en difficulté » conseille Paul Parant.

« Il faut anticiper, préparer son argumentaire et aussi une solution de secours, comme dormir chez un ami, si on est jeune. Vivre des choses positives par rapport à sa propre homosexualité, avant le coming-out, est sans doute mieux, car il faut se sentir sûr de soi pour dire les choses avec assurance ».

Trouver le bon moment, pour soi et pour les autres, est aussi la clé d’un coming-out réussi.

« Choc, colère, crainte, acceptation… Les proches peuvent passer par toutes les étapes, par lesquelles la personne est elle-même passée. Il faut rester ferme en disant : même si tu n’acceptes pas aujourd’hui, je ne te laisse pas le choix, car c’est mon identité. Mais, je te laisse le temps dont tu as besoin » développe Paul Parant. 

Partager les expériences d’autres personnes, sur les forums ou directement grâce aux associations, est souvent d’une grande aide.

L’association, « Contact », apporte ainsi un espace de dialogue et de réconfort.

« Nous sommes là pour que tous, LGBT, parents, entourage, puissent mieux se comprendre les uns les autres » expose Antony Debard.

Dans ces groupes de parole ouverts à tous, les LGBT racontent leur difficulté à s’assumer et les parents peuvent mieux les comprendre.

« D’un autre côté, les LGBT comprennent mieux les difficultés des parents à imaginer une nouvelle vie pour leur enfant, à imaginer non plus une vie hétéro mais une vie homo, bi ou trans. Nous sommes là pour mettre du lien et nous proposons aussi des entretiens individuels avec des bénévoles et des psys » conclut-il. 

19 novembre 2020

19|11 ~ SEXUALITÉ ~ Des hommes beaucoup moins libérés qu’on ne le pense…

Classé dans : SEXUALITÉ — fierementgay @ 10 h 52 min

sexualité

Que sait-on vraiment de la sexualité des hommes ?

Pas grand-chose, quand on y réfléchit.

Il faut dire que le sujet reste très peu évoqué par les principaux intéressés.

À l’occasion de ce 19 novembre, « Journée Internationale des Hommes », il est grand temps de faire le point sur les idées reçues en matière de sexualité masculine.

La sexualité masculine est aussi vaste que méconnue.

Alors que le culte de la performance, le fantasme de la taille du pénis et les injonctions sont encore bien présentes dans notre société, il n’est pas toujours évident de savoir réellement ce que pensent les hommes.

Pas simple, non plus, de savoir ce qu’il se passe dans leur intimité. 

« Passage du Désir », enseigne dédiée au bien-être et à la sexualité, a décidé de mener sa propre enquête.

Histoire de faire valser les tabous et briser les clichés.

En premier lieu, on se rend compte que les hommes subissent, toujours et encore, une grande pression sexuelle.

44% d’entre eux disent avoir « déjà soufferts de devoir être sexuellement performants ».

Cette recherche permanente du « résultat » n’est pas la seule injonction, dont ils se disent victimes.

Nombreux sont ceux qui évoquent la durée des rapports ou la durée de l’érection.

Au final, ils reconnaissent que c’est l’éducation au sein d’une société patriarcale qui les mine.

Le fameux : être un homme, un vrai !

Concernant le plaisir sexuel, là aussi les chiffres parlent d’eux-mêmes.

42% des hommes interrogés révèlent avoir déjà simulé un orgasme pendant un rapport sexuel.

24% affirment n’avoir jamais d’orgasmes avec leurs partenaires.

Les mêmes n’osent pas en parler.

Problème : sans communication, il est difficile d’améliorer les choses.

Quant aux sextoys, 81% des hommes assurent n’en avoir jamais utilisé en solo.

En revanche, 45% en utilisent avec leur partenaire.

Le blocage se ferait au niveau de l’achat.

Lorsqu’on leur pose la question, 80% des hommes seraient d’accord pour tester un « jouet pour adulte », à condition que ce soit le partenaire qui le fournisse.

Preuve que ces gadgets sont encore très tabous du côté des messieurs.

Heureusement, il y a aussi des points positifs.

Les hommes sont nettement moins « coincés » qu’autrefois.

47% de ceux se définissant comme hétérosexuels ont déjà expérimenté la « pénétration anale ».

Que ce soit un doigt, un pénis ou un sextoy.

De même, 72% affirment que la pénétration n’est pas indispensable au cours d’un rapport sexuel.

70% estiment qu’il n’est pas obligatoire qu’une bonne relation sexuelle s’achève sur une éjaculation.

Ce qui angoisse le plus les hommes, ce sont les problèmes d’érection.

Depuis quinze ans, le phénomène s’est amplifié.

Selon une étude récente, 61% des hommes ont déjà eu des problèmes d’érection au cours d’une année.

Si les hommes préfèrent taire leurs problèmes d’érection, ils reconnaissent que ce trouble peut avoir un impact important sur leur vie de couple.

Pourtant, malgré les conséquences de ces troubles sur leur vie de couple et leur santé psychique, les hommes éprouvent du mal à en parler.

C’est pourquoi deux amis ont crée la plateforme médicale, « Charles.co ».

Elle met en relation des hommes avec des spécialistes de la santé.

De quoi faciliter l’évocation du problème.

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