22 octobre 2021

22|10 ~ SOCIÉTÉ ~ « L’homosexualité a droit à l’indifférence et aux mêmes droits ».

Classé dans : 1- LGBT,SOCIÉTÉ — fierementgay @ 11 h 17 min

société

En terme d’homosexualité, la France vit toujours sur un énorme paradoxe.

D’un côté, de plus en plus de tolérance vis-à-vis des LGBT.

De l’autre, de plus en plus d’agressions homophobes.

« Faudrait savoir ! » diront certains.

Pourquoi un tel décalage entre les paroles et la réalité ?

Quelles en sont les causes et les conséquences ?

Serge Hefez, psychiatre, tente de clarifier les choses.

Extraits. 

« L’homophobie a toujours existé. L’homosexualité vient troubler l’ordre hétéronormé qui organise le monde. Cet ordre a édicté des normes de comportement, qui régissent les liens sociaux entre hommes et femmes. Tout est articulé autour de deux pôles : la différenciation entre féminin et masculin et l’établissement d’une supériorité des hommes sur les femmes, comme l’a démontré Françoise Héritier, anthropologue. L’homosexualité perturbe tout cela. Elle dérange, parce qu’elle bouscule l’ordre établi : des hommes se comporteraient en femmes et/ou des femmes se comporteraient en hommes. Ce sont des représentations. Dans l’homosexualité, notamment masculine, plane toujours l’idée d’une soumission. Un homme se soumettrait à la pénétration et adopterait ainsi une position de passivité dite féminine. Les homophobes regardent cela comme une abomination : l’homme n’est plus dans cette place de domination phallique, pénétrante, qu’il est supposé tenir dans la société. À l’inverse, ce qui dérange dans l’homosexualité féminine, c’est l’idée selon laquelle une femme refuse cette soumission. Il est des pays où les lesbiennes sont systématiquement violées pour leur faire savoir qui dirige et qui obéit ».

« Dans l’Antiquité, les homosexualités romaine et grecque n’étaient pas jugées scandaleuses. Elles étaient même recommandées en tant que pratiques éducatives. Chez Platon, par exemple, il y a une homo-sensualité qui fait partie du lien social. Mais, c’est une relation qui garde l’asymétrie de la domination masculine, celle du maître et de l’esclave, du professeur et de son élève, du Pygmalion sur son giton. Même s’il s’inscrit dans un rapport homosexuel, l’ordre n’est pas bouleversé. L’homosexualité est jugée dangereuse à partir du moment où le rapport dominant-dominé est subverti, disparaît. À mon sens, l’homophobie ne peut être dissociée de la domination masculine. À partir du moment où le rapport homme-femme s’équilibre, où les hommes découvrent une part de féminité entre eux, en eux, où les femmes investissent des positions hiérarchiques que les hommes ont jusqu’ici toujours occupées, l’homosexualité peut sortir de la honte et de la stigmatisation liées à des visions très ancrées des rôles féminin et masculin dans la société ».

« Comment expliquez une plus grande tolérance envers l’homosexualité et une explosion des agressions ? Ce n’est absolument pas paradoxal. C’est même lié. Plus une chose est visible, plus elle suscite des réactions, soit d’acceptation, soit de rejet. L’homosexualité est un sujet clivant, perturbant, parce qu’il touche les piliers de la pensée autour du masculin et du féminin. À la naissance, les bébés sont neutres, sans conscience de leur corps, ni de leurs organes génitaux, ni de quoi que ce soit de genré. Petit à petit, en grandissant dans un environnement très sexué, ils apprennent à se différencier. Mais, ce n’est pas le fait d’être doté d’un vagin ou d’un pénis qui les pousse à le faire, ce sont toutes les normes qui régissent l’éducation. La construction psychique de la féminité ou de la masculinité se fonde sur le rejet d’une partie de soi. Les filles sont invitées à rejeter leur masculinité, les garçons, leur féminité. Il y a quelque chose de très violent dans ce processus. Surtout pour les garçons ».

« Malgré tout, les filles sont élevées sur un modèle plus équilibré aujourd’hui. Leur potentialité masculine est beaucoup plus valorisée qu’autrefois. On les éduque dans l’idée qu’elles doivent être autonomes, ne pas compter sur les autres, être protectrices, bien gagner leur vie. La féminisation des garçons reste en revanche problématique. Leur construction psychique s’appuie encore sur le rejet de leur féminité. Ils apprennent à devenir des hommes en la repoussant. La laisser émerger signifierait perdre du pouvoir. Où l’homophobie se manifeste-t-elle le plus ? Dans les couches sociales modestes, chez les personnes les moins éduquées, là où la seule façon de redorer son blason, c’est d’affirmer ses valeurs viriles de domination. On casse du pédé comme on harcèle les filles qui portent des jupes. Un garçon, qui affirme son homosexualité, est un traître à son camp : il n’a pas suivi le modèle guerrier qui est le sien ».

« Il y a peu d’agressions homophobes solitaires. Le groupe exacerbe la haine. La violence est décuplée par l’effet de meute. La virilité se construit bien davantage entre garçons que dans les rapports avec les filles. Elle s’éprouve au sein des bandes, dans leurs rapports de compétition. C’est à celui qui sera le plus mec. Plusieurs de mes patients ont été entraînés dans des agressions collectives, alors qu’ils ne le voulaient pas. Juste pour ne pas déroger à cet idéal viril de la bande, pour ne pas en être exclus ».

« L’agression physique va décupler la peur des autres. Mais, l’agression verbale frappe mentalement autant qu’un coup de poing. Nous sommes dans le registre du traumatisme. Un traumatisme qui dure, avec des symptômes post-traumatiques parfois très enfouis, dissimulés sous des couches de combat pour être soi-même. Les effets sont particulièrement dévastateurs chez les jeunes qui arrivent à l’adolescence. Au moment où ils doivent développer une certaine estime de soi, tout ce qui leur est possible, c’est la honte, la dissimulation, l’impossibilité d’exprimer librement ce qu’ils sont et ressentent. Des clivages intérieurs se créent. Une homophobie intériorisée surgit. La partie sociale de l’être insulte, à l’intérieur de soi, la partie homosexuelle. Cela engendre le mépris de soi à un âge ou il est capital d’établir les bases d’un narcissisme sain et d’une bonne estime de soi. Les relations amoureuses, la confiance en soi et dans les autres, sont atteintes. Ce sont des mécanismes très pernicieux ».

« L’homosexualité féminine a toujours été plus invisible que l’homosexualité masculine. Tant qu’elle n’était pas nommée, elle ne dérangeait personne. Tout allait bien. Mais, à partir du moment où les choses ne sont plus dissimulées, là, cela devient plus difficile, parce qu’elles inaugurent un nouvel ordre social, symbolique même. De nos jours, les femmes sont vécues comme étant de plus en plus dominantes et, donc, dangereuses. L’image de la lesbienne, femme affirmée, qui n’a pas besoin des hommes, qui refuse l’asservissement ou la soumission, devient potentiellement menaçante. Elle incarne la puissance féminine, ramène inconsciemment les hommes au rapport avec leur mère, à leur soumission à cette dernière. Une certaine peur des femmes est aux origines de la construction des hommes. C’est un archétype de l’angoisse masculine ».

« Les femmes homophobes tiennent au schéma hétéronormé, dans lequel elles sont les objets des hommes. L’homosexualité en général les dérange, parce qu’elle bouscule leur vision des rapports sociaux. Elles sont plus particulièrement hostiles à l’homosexualité masculine, parce que le désir des hommes est une des clés de leur fonctionnement. Hommes et femmes homophobes ont en fait hérité d’un vieux modèle normatif sur lequel ils s’arc-boutent. Plus une société est traditionnelle, régie par des ordres religieux stricts, plus l’homophobie y est virulente. On y est emprisonné, condamné à mort, pendu pour son homosexualité, parce qu’elle remet en cause des fondements archaïques ».

« Nous l’avons vu au moment du pacs, de l’homoparentalité, avec les prises de position de certains psychanalystes qui ont exprimé un rejet que j’ai, pour ma part, trouvé ahurissant. Ils défendaient l’idée que cela touchait un ordre symbolique, sans même interroger l’idéal normatif qui le sous-tend ! Ils soutiennent que, quelles que soient les conditions de la société, quels que soient les événements de l’histoire, l’inconscient ne bouge pas. Je ne pense pas cela. L’inconscient n’est pas asocial, ni anhistorique. Les rapports entre les êtres humains ne bougent pas seulement dans la société. Ils bougent aussi dans nos têtes jusqu’au plus profond de nous-mêmes, dans la façon dont se construisent le psychisme, l’inconscient et l’identité. Il y a une vraie évolution. Ce que nous percevons très bien chez les jeunes aujourd’hui. Ils sont beaucoup plus bisexuels, sans que cela ne leur pose aucun problème. Ils jouent avec les codes de genre, du masculin, du féminin. Ils ont compris que l’espèce humaine n’est pas une essence immuable et inatteignable. J’entends de plus en plus, chez mes jeunes patients, garçons comme filles dire : aujourd’hui, je suis amoureux de Pierre. Hier, j’étais amoureux de Louise. Ce sont de vraies transformations, de vrais bouleversements psychiques, de vrais basculements du féminin et du masculin sur le plan de l’inconscient. Il y a deux générations. Un adolescent homosexuel ou une adolescente homosexuelle n’avaient aucun modèle auquel se référer dans la société pour valider ce qu’il ou elle était. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le chemin de la visibilité doit se poursuivre ».

« L’homosexualité a droit à l’indifférence plutôt qu’à la différence, aux mêmes droits, aux mêmes prérogatives juridiques : mariage pour tous, PMA, à toutes ces avancées qui font partie de l’émergence d’un nouvel ordre social. Quant aux sanctions pour les actes homophobes, elles doivent être implacables. Le problème, ce n’est pas l’homosexualité. Le problème, c’est l’homophobie. C’est une maladie sociale qu’il faut traiter sous toutes ses formes. Pas seulement de façon punitive, mais aussi préventive. Cela passe par une éducation sexuelle digne de ce nom qui, dès le plus jeune âge, informe les enfants sur toutes les questions de sexualité, de genre, de masculin, de féminin, qui leur permette de s’épanouir et non de se construire sur la méfiance ou le rejet. Cela prendra du temps ».

22|10 ~ SOCIÉTÉ ~ Nouvelles fonctionalités pour la tranquilité des utilisateurs…

Classé dans : SOCIÉTÉ — fierementgay @ 10 h 02 min

société

Propos inappropriés, photos de sexes non sollicitées, menaces…

Sur les applications de rencontre, amour cohabite souvent avec harcèlement et discrimination.

Pour limiter les dérapages et créer un espace le plus sûr possible, les plateformes innovent à grand coup d’intelligence artificielle.

C’est le cas de « Tinder ».

L’application de rencontres lance deux nouvelles fonctionnalités.

« Are you sure ? » et « Does this bother you ? ».

« Est-tu sûr ? » et « Est-ce que ça te dérange ? ».

La première vise à régler le problème à la source.

Lorsqu’un utilisateur envoie un message jugé offensant par l’algorithme, il reçoit une demande pour savoir s’il souhaite vraiment l’envoyer.

« Réfléchis-y à deux fois. Ton destinataire pourrait trouver tes propos irrespectueux » prévient le site.

« Does this bother you ? » invite les destinataires de messages offensants à les signaler.

« Les premiers résultats de ces fonctionnalités nous montrent qu’une intervention faite de la bonne manière peut significativement changer les comportements et construire une communauté authentique et inclusive » explique Tracey Breeden, responsable sécurité du groupe qui détient « Tinder ».

« La fonctionnalité qui s’adresse à l’émetteur a déjà réduit de plus de 10% les propos inappropriés dans les messages envoyés ».

Mieux encore !

Selon « Tinder », les personnes, qui ont reçu l’avertissement, seraient moins signalées pour leurs messages désobligeants.

« La preuve d’un changement de comportement à long terme » se réjouit la plateforme. 

Les tests réalisés sur la seconde fonctionnalité montrent une augmentation de 46% des signalements de messages. 

La mise en place de ces deux fonctionnalités se fait après approbation de l’utilisateur.

Sauf que, « si un membre décide de ne pas donner son consentement, il pourra toujours faire des rencontres, mais il ne pourra plus envoyer de messages » explique « Tinder ».

Un genre de « facultatif obligatoire », qui devrait améliorer la vie des utilisateurs.

21 octobre 2021

21|10 ~ VIENNE ~ Accusée de sexisme, homophobie et transphobie…

Classé dans : 1- LGBT,SOCIÉTÉ — fierementgay @ 11 h 20 min

poitiers

« Brûle l’usine à facho ».

Ces mots figurent sur plusieurs affiches placardées dans le centre-ville de Poitiers durant la nuit de lundi à mardi.

Elles visent directement l’Union Chrétienne de Saint Chaumond, établissement privé catholique, accusée par ses affiches d’inciter ses élèves au sexisme, à la transphobie et à l’homophobie.

Elles dénoncent « des idéologies réactionnaires et haineuses ».

Dans le texte, les auteurs anonymes précisent vouloir « s’attaquer à la montée de l’extrême droite en France et, plus localement, à Poitiers, auquel ce genre d’enseignements en vase clos participe ».

Dans cette école, qui compte 700 élèves de la maternelle au lycée, la découverte de ces textes a été vécue comme un choc.

« Ces accusations sont décousues et infondées » selon Christian Brun, président de l’association de parents d’élèves de l’Union chrétienne.

« C’est une liste de calomnies qui sort de nulle part. Cette école, on l’aime, on l’a choisie et on y est attachés. L’établissement accueille toutes les religions et toutes les origines ».

« Je suis très surprise et assez choquée. C’est une école catholique avec des moments de catéchisme, mais beaucoup s’inscrivent sans être catholiques. Ma fille a une amie musulmane dans l’école, donc c’est étonnant. Je ne comprends pas ce qu’il se passe » explique une mère d’élève.

« Nous cherchons à construire des hommes et des femmes, qui ont leur esprit critique, qu’ils sachent se nourrir d’autres choses que des réseaux sociaux. Aujourd’hui, ça ne plaît pas forcément à une sorte de pensée unique » ajoute Christian Brun.

Concernant l’accusation d’un  »enseignement qui entretient le sexisme, l’homophobie et la transphobie, en diffusant par exemple des stéréotypes de genre binaire et traditionnels », il réfute.

Il rappelle que « l’établissement propose aux élèves des interventions sur l’éducation affective, relationnelle et sexuelle, sans aucune directive sur leur genre ou leur préférence sexuelle ».

Suite à cette campagne d’affichage, une enquête a été ouverte par la police de Poitiers.

La direction de l’Union Chrétienne a déposé plainte.

« À ce stade, aucune piste n’est privilégiée quant à l’identité des auteurs de cette affiche par les enquêteurs » selon la police.

En attendant, la présence de la police a été renforcée aux abords de l’école.

La direction de l’établissement n’a fait aucun commentaire.

19 octobre 2021

19|10 ~ SOCIÉTÉ ~ Attaqué et insulté par les opposants à la Gestation pour Autrui…

Classé dans : SOCIÉTÉ — fierementgay @ 9 h 32 min

société

Le récit est, à la fois, émouvant et instructif.

Il aidera certainement chaque citoyen à se construire un avis éclairé sur la Gestation Pour Autrui.

Christophe Beaugrand débarque en librairie avec un ouvrage intitulé, « Fils à papa(s) ».

Il y raconte le parcours du combattant qu’il a dû affronter pour accéder à la paternité.

En novembre 2016, alors que la campagne présidentielle bat son plein, Christophe Beaugrand craint que François Fillon ne fasse voler en éclats son rêve de devenir papa, si jamais il est élu.

« On avait peur qu’il rende impossible les reconnaissances d’enfants nés de GPA à l’étranger. Ça a été le coup d’accélérateur ! » se souvient-il.

Avec son époux, il décide donc de lancer les démarches nécessaires pour avoir recours à cette pratique médicale.

Du spermogramme à la mère porteuse aux États-Unis, en passant par le choix des ovocytes : toutes les étapes de ce marathon administratif et émotionnel figurent dans le livre.

« Le but n’est pas de convaincre. Ce n’est pas un exercice de prosélytisme. Je me suis attelé à l’écriture de cet ouvrage pendant le deuxième confinement. J’y ai passé de longues semaines à suer et pleurer parfois, car il y a beaucoup d’émotion dans ces pages » confie Christophe Beaugrand.

Dans le cadre de la promotion de son livre, Christophe Beaugrand est intervenu dans de nombreuses émissions.

Y compris dans « La Maison des Maternelles ».

Ce qui a vivement froissé la « Manif pour tous ».

À la suite de ce passage, les anti-mariage homosexuel ont saisi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

Ils pointent du doigt « une propagande en faveur de l’autorisation de la GPA en France sans la moindre contradiction ».

Ce qui a poussé Christophe Beaugrand à réagir.

« Chaque émission a sa liberté éditoriale. Mon livre est un témoignage. Ce n’est pas une enquête journalistique. Et puis, on n’apporte pas toujours la contradiction à Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, lorsqu’elle est invitée. Je ne fais pas de propagande, vraiment ! Je rappelle qu’on ne choisit pas de devenir homosexuel. J’ai envie de rendre les gens tolérants par rapport à la différence ».

Depuis l’annonce de cette saisine du CSA, Christophe Beaugrand rapporte que les opposants à la Gestation Pour Autrui lui envoient massivement des insultes sur les réseaux sociaux.

19|10 ~ LOIRE ~ Plus que jamais engagée contre le Sida…

Classé dans : SANTÉ,SOCIÉTÉ — fierementgay @ 9 h 15 min

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C’est une belle et symbolique confirmation pour Saint-Étienne.

Hier, la Ville s’est, à nouveau, vu remettre le label, « Ville engagée contre le Sida ».

Ce label avait été obtenu une première fois en février 2019.

Ce renouvellement souligne et récompense les différentes actions entreprises dans la lutte contre le Sida par la ville de Saint-Étiennes ces dernières années.

Parmi celles-ci figurent, par exemple, la publication d’un « Guide des structures de dépistage, de prescription et d’informations sur la santé sexuelle ».

En outre, un chèque a été remis à Sidaction en avril 2019.

La mairie a également procédé à la mise en place d’illuminations et d’un ruban rouge sur la façade de l’hôtel de ville, à l’occasion du Sidaction 2021.

Enfin, une exposition itinérante sur la vie de séropositifs a été accrochée dans différents lieux de la ville en 2019.

Ce renouvellement du label s’est déroulé à l’Hôtel-de-Ville de Saint-Étienne dans le cadre d’une cérémonie de présentation officielle du « Guide Action-Prévention-Information 2021-2022 » réalisé par l’association, « Élus locaux contre le Sida ».

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