24 juin 2019

24 juin > SUISSE : Embarras des Églises face au mariage homosexuel…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 12 h 14 min

suisse

La Suisse est l’un des derniers pays d’Europe à interdire le mariage homosexuel.

Or, selon divers sondages, 69% de la population y sont favorables.

Les choses devraient changer.

Un projet de loi est actuellement en discussion.

La consultation, à son sujet, s’achève ce vendredi.

Et un fait majeur est en train d’apparaître.

Il s’agit de l’hésitation des Églises.

Toutes avancent à tâtons sur cette évolution de la société.

Un genre de : ni pour, ni contre… bien au contraire !

La plus grande preuve de cette retenue est l’attentisme de la « Fédération des Églises protestantes de Suisse ».

Très partagée sur la question, elle a décidé de traiter ce point lors de son assemblée des délégués qui se tenait la semaine dernière.

Si la majorité affirme que « l’orientation sexuelle n’est pas un choix, mais un don de Dieu », l’Église protestante hésite encore à soutenir formellement le mariage homosexuel.

À l’issue des débats, elle a décidé… de ne rien décider.

« Nous avons mené une large discussion autour des questions de famille, mariage, partenariat et sexualité » explique Daniel Reuter, vice-président de la Fédération.

« Nous n’avons pas réussi à dégager une ligne commune. Nous avons donc demandé une prolongation de délai à la commission du Parlement. Nous ne prendrons position que le 4 juillet ».

De son côté, la « Conférence des évêques suisses » lance un message très alambiqué.

« La compétence de l’Église catholique réside principalement dans le mariage sacramental. La CES s’abstient de prendre position sur le mariage civil pour tous. Compte tenu des graves enjeux éthiques liés à cette question, elle prie les parlementaires de tenir compte de plusieurs arguments ».

La CES estime « que le débat n’est pas envisagé, comme il se doit, puisque les conséquences éthiques liées à la Procréation Médicalement Assistée sont de taille. Cette révision doit passer par une consultation du peuple et des Cantons ».

Elle encourage à trouver « une solution qui tienne compte des demandes justifiées des personnes LGBT pour reconnaître leur égalité vis-à-vis du droit de cité et des prestations sociales, et qui, dans le même temps, maintienne une différenciation bénéfique pour tout un chacun. En permettant, à la fois, la considération des diversités et le respect des droits de l’enfant ».

En bref, la Conférence des évêques ne veut pas d’une union équivalente à celle des hétérosexuels.

Mais, elle ne ferme pas la porte à une sorte d’entre-deux.

En comparaison, la position de la « Ligue suisse de femmes catholiques » a de quoi surprendre.

« Nous soutenons pleinement ce projet de loi. Pour deux raisons principales. Au nom du bien de l’enfant du couple homosexuel, très mal protégé par la législation actuelle, et au nom du principe de non-discrimination ».

Une vision progressiste que l’on retrouve également du côté du Parti démocrate-chrétien.

Après des discussions interminables, le parti devrait finalement soutenir le mariage homosexuel.

« On peut être catholique et être en faveur de ce projet. Un pas a déjà été fait avec le partenariat enregistré. Mais, ce dernier entraîne des discriminations, puisque le fait d’être enregistré comme tel revient à afficher que vous êtes homosexuel » explique une députée.

« Je viens d’une famille catholique et j’ai approfondi cette question. Je n’ai trouvé aucun argument à l’appui de la thèse selon laquelle une personne homosexuelle serait moins compétente qu’une personne hétérosexuelle pour élever des enfants » conclut’elle.

Le parlement se nourrira, sans doute, de toutes ces réflexions pour prendre sa décision.

24 juin > CANADA : Mobilisation en faveur des jeunes LGBT…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 58 min

canada

Ce sont environ 200 parents, élèves, enseignants et membres de la communauté LGBT, qui ont manifesté, la semaine dernière, devant l’assemblée législative de l’Alberta.

Ils voulaient faire entendre leur voix et tenter de sauver les « alliances gai-hétéro » dans les écoles.

Marta Szylko, l’une des organisatrice de la manifestation à Edmonton et membre de la communauté LGBT, s’est dit préoccupée par la décision du gouvernement de Jason Kenney de s’opposer au projet, qui vise à garantir aux élèves que leurs parents ne seront pas informés s’ils participent à une « alliance gai-hétéro ».

« Nous sommes préoccupés par les actions du gouvernement qui ne prend pas des mesures pour protéger les élèves, qui s’identifient comme des gens de la communauté LGBT. Cela nous inquiète vraiment. C’est pour cela que nous avons décidé de nous réunir et de faire cette manifestation ».

Selon Marta Szylko, ces élèves vivent parfois des situations difficiles.

« Je fais beaucoup de bénévolat. Ce que je peux dire, c’est qu’il y a un grand nombre de jeunes qui se fait mettre à la porte de chez eux, par leurs parents, à la minute où ils déclarent leur vraie identité. Ces enfants se retrouvent dans la rue, dans des situations risquées. Cela me brise le coeur de savoir que ces événements-là risquent de continuer ».

Marcin Makarewicz, transgenre, présent lors de la manifestation, se considère « non-binaire et s’identifie comme il/elle. Il est important pour moi de préserver cette protection établie pour ces jeunes. Je veux offrir mon soutien aux enfants qui se battent pour les alliances gai-hétéro et aussi pour mes frères, qui font partie de la communauté gay à Edmonton et en Alberta ».

Selon les manifestants, les jeunes se sentent plus en sécurité dans les alliances pour parler de leur identité, plutôt qu’avec leurs parents.

« Si mes parents étaient au courant du fait que j’allais dans ces endroits lorsque j’étais petit, ça aurait mal fini » ajoute Marcin Makarewicz.

« Les statistiques montrent que les gens de la communauté queer sont plus portés à se suicider. Et ça, à cause de l’exclusion et le fait qu’ils ne soient pas élevés dans des milieux où leur identité serait tolérée » selon les manifestants.

De nombreux membres de l’opposition étaient présents à la manifestation. 

24 juin > SOCIÉTÉ : « Homosexuel, banlieusard, noir, gros ».

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 11 h 44 min

societe

« J’essaie de créer un espace dans lequel les gens se sentent bien, malgré leurs oppressions ».

Kiddy Smile ne se contente pas de faire danser.

Le DJ aime aussi faire réfléchir.

Présent au festival, « Solidays », Kiddy Smile s’est fait connaître du grand public, il y a un an, lors de la Fête de la musique à l’Élysée.

Il y arborait un t-shirt affirmant : « fils d’immigré, noir et pédé ».

Cette année, il se décrit comme « homosexuel, banlieusard, noir, gros ».

Il veut s’inscrire dans le cumul des discriminations.

Lorsqu’on fait partie de plusieurs minorités.

« Je regardais La Haine et je ne me reconnaissais pas. Alors, que ça parle de jeunes de banlieue. Il n’y a pas qu’une seule façon de venir de banlieue, ni une seule façon d’être homosexuel » explique-t’il.

Kiddy Smile ne voit son histoire de jeune garçon sage de cité racontée nulle part.

« Mon quotidien, c’était d’avoir de très bonnes notes à l’école, de faire du sport. Je traînais avec mes potes, mais quand ils faisaient des trucs bizarres, je n’étais pas forcément avec eux ».

Très vite la volonté de quitter Rambouillet s’est imposée et, en se rapprochant de Paris, Pierre-Édouard, devenu Kiddy Smile, a vu ses chances de mener une carrière artistique se concrétiser.

En découvrant l’art et la culture, il consacre moins d’efforts à l’école pour se centrer sur la danse.

« Il y a des options qu’on ne vous propose pas en banlieue. Comme un parcours scolaire spécialisé dans la pratique de la danse. Plutôt qu’un bac technologique ! ».

Intéressé par la mode, puis la danse, c’est Beth Ditto, alors chanteuse du groupe Gossip, qui propulse Kiddy Smile sur le devant de la scène.

Au sens propre, en lui proposant de chanter sur la scène du festival, « Coachella », aux États-Unis, et au sens figuré, en lui faisant partager son réseau.

« L’homosexualité n’est jamais représentée en banlieue. Donc, les gens pensent que c’est un milieu homophobe » déplore Kiddy Smile.

C’est dans le voguing, danse née dans les années 1970, que Kiddy Smile trouve sa liberté d’expression.

« C’est un espace dans lequel les gens sont libérés et peuvent être eux-mêmes. Sans être jugés ».

Ce week-end, sur la scène de « Solidays », six danseurs et danseuses ont fait une démonstration de cette danse mêlant défilé de mode, mouvements de bras et déhanchés élégants.

Kiddy Smile prône la liberté d’être, le partage et le plaisir.

« J’essaie modestement de créer une bulle dans laquelle on peut s’échapper, s’évader, se laisser aller et être soi-même ».

Cet été, il se produira dans cinq villes, dont Saint-Nazaire et Strasbourg.

En Kiosque…

Classé dans : Regarder... Lire... Écouter — fierementgay @ 10 h 15 min

1- TECHNIKART

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2- THEATRAL

3- ESQUIRE

4- CERVEAU & PSYCHO

5- ROCK N FOLK

24 juin > SOCIÉTÉ : N’ayant pas été conviée, l’association s’insurge…

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 10 h 12 min

cof

Ce week-end, l’édition 2019 de « Solidays » s’est déroulée sans « Act Up Paris ».

L’association, qui lutte contre le Sida et qui installe son stand d’information sur le festival depuis de nombreuses années, était absente.

« Act Up Paris » aurait été écartée par la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse

Sur le site de l’assocation, Frédéric Navarro, responsable, explique l’éviction.

« Il se trouve que la région Île-de-France et sa présidente, Valérie Pécresse, suite à la campagne de dénonciation qu’on a faite, a attaqué Act Up en justice. Elle est même allée beaucoup plus loin. Cette année, elle a réussi à mettre la pression auprès des organisateurs de Solidays et à leur faire du chantage. Si les organisateurs voulaient l’argent de la région, il fallait que Act Up soit boycottée. Évidemment, ils ont fait le dos rond. C’est la première fois, en trente ans de lutte. Je trouve cela scandaleux qu’une association phare dans la lutte contre le Sida soit absente ».

Que s’est-il passé exactement ?

« La campagne de dénonciation », évoquée par Frédéric Navarro serait la base de tout.

Lors du festival 2018, « Act Up Paris » a décidé d’interpeller Valérie Pécresse sur sa décision d’exclure des tarifications réduites dans les transports les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État.

Une décision retoquée à la fois par le tribunal administratif, puis par la cour d’appel de Paris.

« Nous étions contre cette mesure, car elle diminuait la capacité des franciliens bénéficiaires de cette aide, parmi lesquels de nombreux sans-papiers, à se déplacer et à se soigner » explique Pierre Dauphin, secrétaire général de « Act Up Paris ».

« Pour les personnes atteintes du VIH, cela rendait les choses compliquées pour aller chercher leurs médicaments et se rendre régulièrement aux rendez-vous médicaux. L’année dernière, aux Solidays, nous avons donc décidé de nous coucher par terre et de montrer des affiches sur lesquelles était inscrit : Pécresse Délinquant ».

Ces affiches ayant été collées dans les rues de Paris, Valérie Pécresse avait porté plainte pour diffamation.

« Suite à cela, nous n’avons plus eu de nouvelles de Solidarité Sida, l’association qui gère Solidays, jusqu’au mois dernier. Act Up Paris a alors été reçue. On nous a dit que, sur le fond du dossier AME, ils étaient d’accord avec nous, mais qu’ils ne pouvaient pas s’allier sur notre action. Nous avons alors appris que nous étions exclus ».

S’agit-il d’un « chantage » de la part de la région ?

Pierre Dauphin se refuse à employer ce mot.

« Ce n’est pas le cas. J’y vois plutôt une situation qui arrive souvent aux associations. En l’occurrence, Solidarité Sida reçoit des financements réguliers de la région, qui sont difficiles à avoir ».

Du côté de la région, on se montre ferme.

« Le choix des associations, comme celui de la programmation, relève de la seule décision des organisateurs de Solidays. Nous avons juste demandé, cette année, à Solidays de se rapprocher du centre Hubertine Auclert, bras armé de la région pour l’égalité femmes-hommes, pour vérifier qu’il n’y ait pas de contenu sexiste qui porte atteinte à l’image de la femme. Quant à la campagne d’Act Up contre Valerie Pécresse, ils sont mis en examen pour diffamation et l’affaire est devant les tribunaux ».

L’entourage de la présidente de Région précise que, « sur le sujet des réductions de frais de transports pour les bénéficiaires de l’AME, Valérie Pécresse n’a jamais fui la discussion. Elle avait reçu une délégation d’Act Up dans son bureau, l’année dernière, bien avant Solidays. Des propositions leur avaient été faites, qu’ils ont refusées ».

De son côté, « Solidarité Sida » réfute toute allégation de pression ou de chantage.

L’association indique que « la décision de ne pas inviter Act Up, cette année, a été prise uniquement par nous. Quant aux raisons qui ont motivé cette décision, elles ont été communiquées, il y a plusieurs semaines, aux équipes d’Act Up ».

Au-delà du festival de ce week-end, « Act Up Paris » déplore que « cette histoire de conflits internes prenne le pas sur l’essentiel : à savoir la lutte contre le Sida, qui continue de tuer aujourd’hui encore ».

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