24 juin 2019

24 juin > ÉTATS-UNIS : « Pour la première fois, on a marché vers le policier ».

Classé dans : À savoir — fierementgay @ 9 h 02 min

Stonewall

« C’était la première fois que notre communauté emprisonnait des policiers, alors que, jusque-là, c’était toujours eux qui nous emprisonnaient ».

Mark Segal est un « ancien » de Stonewall.

Il se souvient de la première des six nuits d’émeutes, à New York, qui ont propulsé la cause homosexuelle et changé la vie de millions de personnes.

C’était il y a cinquante ans.

Dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 juin 1969.

Vers une heure du matin, de jeunes homosexuels, des lesbiennes, des drag-queens et des transsexuels décident de résister à une énième descente de police dans le bar gay, « The Stonewall Inn », au coeur de Greenwich Village.

Tous décident d’encercler les policiers venus les appréhender.

Mark Segal avait 18 ans.

Il était arrivé, quelques semaines plus tôt, de Philadelphie.

Aujourd’hui, il raconte « la folle passion et la joie pure de ces journées », même s’ils ignoraient tous la dimension historique qu’elles allaient prendre.

En cette fin des années 60, l’homosexualité est considérée comme une maladie.

Les relations homosexuelles sont hors-la-loi aux États-Unis.

Sauf dans l’Illinois.

Les homosexuels vivent cachés.

Ils risquent de perdre leur emploi ou leur logement, si leur orientation sexuelle est découverte.

Les agressions sont fréquentes, tout comme les interpellations policières.

À cette époque, le « Stonewall Inn », contrôlé par la mafia, n’a pas de licence de vente d’alcool, alors il vend des boissons alcoolisées diluées avec de l’eau.

Connu pour son immense jukebox et pour être le seul bar gay où l’on pouvait danser, c’est un refuge.

« C’était un endroit extraordinaire. Dans ce bar, on pouvait être soi-même. Bien que ce soit un taudis, bien qu’il soit contrôlé par la mafia, nous étions heureux d’avoir un endroit à nous » raconte Martin Boyce, 71 ans.

Au même moment, les mouvements pour les droits civiques, pour les droits des femmes, les manifestations contre la guerre du Vietnam et la révolution sexuelle, alimentent un climat général de rébellion propice au changement.

David Carter, historien, rappelle que « la Mattachine Society, une des premières organisations de défense des droits homosexuels, commençait à faire parler d’elle en obtenant, notamment, la légalisation des bars gays. Suscitant un nouvel espoir ».

Lorsque Martin Boyce arrive au « Stonewall Inn », cette nuit-là avec un ami, la police y est déjà.

Entre les clients chassés du bar par les policiers et ceux qui attendent dehors, il y a environ 200 personnes.

Il voit un fourgon de police.

« Un policier y a poussé violemment une folle. Elle l’a frappé à l’épaule avec son talon. Il est entré dans le fourgon et on a entendu des coups, des gémissements. Le policier a fermé la porte et il a fait ce qu’ils faisaient toujours. Il s’est tourné vers nous et il a dit : allez les pédés, fini le spectacle, partez ! Mais, pour la première fois, au lieu de s’exécuter, on a commencé à marcher vers lui ».

C’est alors que le policier lève sa matraque, comme s’il se préparait à frapper.

« Je ne sais pas ce qu’il a vu sur nos visages. Il s’est décomposé et a couru jusqu’au bar avec les autres policiers. On a formé un demi-cercle devant le bar. Au début, ça a commencé doucement. On lançait des pièces de monnaie, puis des canettes, des bouteilles, des pavés, des briques et des cocktails molotov. Certains ont arraché un parcmètre, essayé de forcer la porte du bar, songé y mettre le feu » explique Martin Boyce, comme si c’était hier.

Pour la première fois, il a senti « un consensus : nous étions prêts à lutter ».

Les affrontements durent toute la nuit.

Treize manifestants sont arrêtés, un policier est blessé.

« Ils ne nous ont pas eus. C’est nous qui les avons épuisés, car on connaissait le Village comme les Indiens connaissent la forêt » raconte encore Martin Boyce.

Le lendemain, un rassemblement est lancé, écrit à la craie sur les murs : « Tomorrow night Stonewall », soit « Demain soir Stonewall ».

La foule grossit et les manifestations deviennent de plus en plus plus violentes. 

« La bataille, pour le contrôle du coeur du ghetto gay, avait commencé » explique David Carter.

« Ces six nuits d’émeutes ont signé l’acte de naissance du mouvement moderne pour la reconnaissance des droits homosexuels, qui allait faire boule de neige et inspirer des milliers de gens dans le monde ».

« Cinquante ans plus tard, Stonewall est devenu un verbe, un terme d’action. Et il le restera toujours. Nous avons rendu ce bar célèbre et il nous a libérés. Une bonne affaire ! » conclut Martin Boyce.

24 juin > FOOTBALL : En fin de contrat, il préfère partir…

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dani alves

Hier, sur son compte Instagram, Dani Alves a annoncé son départ du Paris Saint-Germain.

Après deux années passées au sein du club de la Capitale, l’international brésilien a décidé de relever de nouveaux challenges.

Deux ans après son arrivée, Dani Alves a préféré ne pas renouveler son contrat qui arrivait à échéance à la fin de ce mois de juin.

Malgré de nombreux titres remportés avec Paris, le footballeur souhaite connaître autre chose.

« Dans la vie, tout a un début, un milieu et une fin. Le moment est venu de mettre le point final ici. Aujourd’hui, je termine un autre cycle de ma vie, un cycle de victoire, d’apprentissage et d’expériences. Je voudrais remercier la famille du PSG pour l’opportunité de créer ensemble une page de l’histoire de ce club. Je tiens à remercier tous les membres du personnel pour leur affection, leur respect et leur complicité dès le premier jour. Vous rendez ce club un peu plus spécial. Un gros câlin à tous et j’espère que mes folies ne vous manqueront pas. Avec beaucoup d’affection » ecrit Dani Alves.

Âgé de 36 ans et après des passages au FC Séville, FC Barcelone, à la Juventus Turin et donc au Paris Saint-Germain, Dani Alves n’a pas précisé quelle pourrait être son éventuelle future destination.

24 juin > SOCIÉTÉ : Ajouter le droit de filiation à la PMA…

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agnes-buzyn

Dans un entretien accordé au « Journal du dimanche », la ministre de la Santé assure vouloir « lever le voile sur la filiation pour les enfants nés avec un donneur ».

Un mois avant la présentation du projet de loi de Bioéthique en conseil des ministres, Agnès Buzyn développe la vision de la filiation prévue par le texte.

« Il faut établir une filiation qui a la même portée et les mêmes effets que la filiation biologique ou adoptive, sans bouleverser le droit de la filiation actuel. Elle reposerait sur une reconnaissance de filiation avant la naissance du bébé ».

La ministre se dit favorable à « la création d’un nouveau type de filiation, qui concernera aussi les couples hétérosexuels, qui ont recours à un don ».

« Aujourd’hui, de nombreux enfants ne savent pas qu’ils sont nés grâce à un donneur. Ce n’est inscrit nulle part. C’est un secret de famille. Je suis donc favorable à l’idée de lever le voile sur l’origine de la filiation pour tous. C’est cohérent avec notre volonté d’ouvrir l’accès aux origines aux enfants nés d’un don ».

« Si l’anonymat, au moment du don, sera préservé, l’enfant pourra néanmoins avoir accès à son histoire et à l’identité de son donneur, quand il aura atteint ses 18 ans. Ça peut être un accès à des informations non identifiantes sur le donneur, comme connaître son identité si le donneur y a consenti, soit au moment du don, soit au moment où l’adulte en fait la demande » détaille Agnès Buzyn, qui promet que les personnes faisant cette démarche « seront accompagnées ». 

Agnès Buzyn indique également que la Procréation Médicalement Assistée sera remboursée pour tous et que la limitation d’âge pour le remboursement, 43 ans, restera inchangée.

Quant à l’autorisation, pour les femmes, de congeler leurs ovocytes, elle indique que « le gouvernement va le faire, de façon très encadrée, pour éviter une baisse de la natalité due notamment à l’allongement des études ».

Toujours dans cet entretien, la ministre indique que « les modalités de cet accès aux origines sont actuellement étudiées par le Conseil d’État ».

Interrogée sur la PMA post-mortem, Agnès Buzyn explique qu’elle ne fait pas partie du projet de loi sur la Bioéthique.

« Ça mérite débat, car le projet parental d’une femme célibataire ne peut pas se comparer au projet d’un couple frappé par le deuil ».

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24 juin > SANTÉ : Le président lance un appel pour la lutte contre le Sida…

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santé

Vendredi, Emmanuel Macron a lancé un appel à la mobilisation internationale dans la lutte contre le Sida.

Avec l’objectif de « sauver 16 millions de vies ».

« Le sida existe toujours, frappe toujours et continue d’avancer » a mis en garde le chef de l’État devant 2 000 personnes rassemblées dans la cour de l’Élysée, à l’occasion de la Fête de la musique.

Il a souhaité que la prochaine conférence du « Fonds de lutte contre le Sida », qui se réunira le 10 octobre à Lyon, puisse réunir plus de 13 milliards de dollars pour les trois prochaines années.

« Nous avons donc encore énormément à faire pour continuer à convaincre qu’on doive se protéger. Que ce n’est pas une histoire de la génération d’avant, mais des jeunes aujourd’hui. Partout dans le monde, le Sida, la tuberculose et le paludisme frappent encore des millons de personnes, avec une inégalité écrasante. Plus on est pauvre, plus on est touché. C’est simple : on est à un moment critique. Parce qu’on ne sait pas si on va avoir l’argent pour les trois prochaines années. J’ai besoin d’une chose : que vous nous rendiez la vie impossible, à nous les dirigeants. J’ai vu la jeunesse le faire avec le climat, avec beaucoup d’énergie, en nous rappelant que ce n’était pas assez ».

Le président de la République a rappelé que le Fonds avait réussi à sauver 27 millions de vies depuis sa création, en 2002.

« J’ai besoin de cette énergie. J’ai besoin de ces indignations, partout dans le monde. Il nous reste 110 jours pour faire en sorte que des millions de vies soient sauvées ». 

« Le chiffre des 14 milliards est le grand minimum pour éviter la reprise des épidémies. Si on veut en finir avec le VIH en 2030, comme l’a fixé l’ONU, c’est insuffisant. Le rôle du président est de mobiliser ses homologues pour lever le plus d’argent possible » a réagi Aurélien Beaucamp, président de l’association, « AIDES ».

Peu avant cette intervention, Emmanuel Macron avait remis la Légion d’honneur à Elton John, qu’il a qualifié d’ »icône ».

Étaient présents son époux, David Furnish et leurs deux enfants.

Luc Barruet, fondateur du festival, « Solidays », faisaint partie des invités.

« Cet engagement pour la musique et pour la lutte contre le Sida, c’est l’histoire de votre vie, cher Elton » a salué Émmanuel Macron.

De son côté, Elton John a déclaré avoir « une profonde histoire d’amour avec la France ».

Il a remercié le pays « pour son engagement dans la bataille contre le Sida, qu’il faut pousuivre.

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